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Pesticides : une hausse mais rien de grave pour les politiques

Agriculture Ecophyto 2018

Issu du Grenelle de l’environnement, le plan Ecophyto 2018 fixait une division par deux de l’usage des pesticides en France, en l’espace d’une dizaine d’années. Si on savait ce plan particulièrement ambitieux, on le savait aussi non-contraignant, essentiellement basé sur la formation, recherche et volontariat des agriculteurs. Six ans après sa mise en œuvre, le constat est à l’échec…

Les chiffres de la campagne agricole 2013 viennent d’être rendus publics et ils sont particulièrement mauvais avec + 9,2 % de hausse de traitements pesticides par rapport à l’année 2012. La météo explique en partie ce fort mauvais résultat, le printemps très humide ayant favorisé la prolifération de champignons, limaces et autres herbes indésirables pour les agriculteurs. A ce titre, la moyenne sur les 5 premières est nettement plus révélatrice, en nivelant l’influence météorologique, mais ici encore la tendance est nettement à la hausse avec + 5 % en moyenne entre 2009 et 2013… Autrement dit, l’usage des pesticides a augmenté alors que le plan Ecophyto 2018 visait à le diviser de moitié.

Malgré ce constat indéniable, pour le député de Meurthe-et-Moselle, Dominique Potier, responsable de la mission parlementaire mise en place au printemps 2014 afin de faire des propositions pour une nouvelle version du plan de réduction des pesticides, l’heure est à l’optimisme. En effet, selon lui, « La révolution culturelle est en marche » et doit s’appuyer sur un effort « considérable » de recherche et d’innovation. Quatre domaines d’actions sont prioritaires selon Dominique Potier, en commençant la diversité des cultures et leurs rotations au fil des campagnes agricoles, puis le choix de variétés plus résistantes, le développement du biocontrôle (insectes, plantes, algues) sur au moins 15 % des surfaces traitées et, pour finir, le soutien à la modernisation l’équipement (source d’un potentiel de réduction pouvant atteindre 30 %).

A l’inverse, l’association Générations futures, en pointe sur le dossier des pesticides, considère que l’échec d’Ecophyto 2018 démontre que la profession agricole, dans sa globalité, ne joue pas le jeu. Aussi, pour François Veillerette, porte-parole de l’association, « Il faut fixer des objectifs de réduction progressifs, obligatoires dans le temps » et récompenser les professionnels qui «… prendront quelques risques et atteindront ces objectifs ». Simultanément, les agriculteurs qui ne jouent pas le jeu devraient être soumis «… à des redevances importantes si l’on veut que les comportements changent ».

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 31 décembre 2014 à 05:53

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
fred
2 janvier 2015 - 16 h 50 min

Bonjour,
Il est dommage de traiter ce sujet sans donner les sources (beaucoup plus complètes et nuancées)
rapport de dominique pottier :http://www.dominiquepotier.com/UserFiles/File/rapport-dpotier-pesticides-et-agro-ecologie-basse-def.pdf

site gouvernemental :http://agriculture.gouv.fr/Produits-phytosanitaires-resultats-2013

le journal de l’environement :http://www.journaldelenvironnement.net/article/ecophyto-de-l-echec-au-rebond,53818

http://www.generations-futures.fr/

par ailleurs j’aimerai bien comprendre votre titre !
quel homme politique considère que cette hausse n’est pas grave ?
(ce n’est pas ce qui ressort de la lecture du rapport de dominique pottier)
fred


justin
3 janvier 2015 - 15 h 29 min

peut-être l’alternative aux pesticides est elle consommatrice de temps, une journée d’agriculteur n’a que 24h, les 15% de temps supplémentaires ne sont même pas accessibles?. ou alors il faut diminuer les rendements?. Je ne crois pas qu’il s’agisse de la seule bonne volonté des professionnels. Le rapporteur parle d’effort considérable. En quoi est ce considérable? diminution de revenu? plus d’heures de travail? plus d’engins? Qui utilise les pesticides? les céréaliers, les vignerons? ce sont eux qui ne jouent pas le jeu? le rapporteur n’est pas très explicite. Mais si c’est une question de révolution culturelle, il reste une bonne chance.


antoine
3 janvier 2015 - 15 h 49 min

Et si on parlait santé ; le nombre de cancers liés à l’utilisation de ces produits chez les agriculteurs et leur famille n’est jamais mis en avant, c’est bien dommage, car lequel d’entre eux n’aurait pas comme premier souci la santé des siens.
« ….l’Association pour la Recherche sur le Cancer a mis sur pied en 2002 en concertation avec la FNATH, association des accidentés de la vie, le pôle ARECA Epidémiologie des cancers professionnels. Selon les premiers résultats, le risque d’être atteint d’une tumeur cérébrale est 2,6 fois plus grand pour les personnes les plus exposées aux pesticides (et même de 3,2 fois plus pour les gliomes) ainsi que pour celles qui traitent leurs plantes d’intérieur avec des produits phytosanitaires. »…. »L’Association pour la Recherche sur le Cancer soutient actuellement deux recherches essentielles sur la nocivité des pesticides : Une étude sur l’impact des pesticides dans la survenue des tumeurs cérébrales dont la fréquence est 30% supérieure chez les agriculteurs : La mise au point d’outils fiables de mesure de l’exposition aux pesticides dans les grandes cultures et la viticulture (80% des cultures en France). »…. »actuellement il y a 2.800 décès annuels par cancer cérébral en France soit 3% des décès par cancer entre 35 en 64 ans. Des tumeurs avec un pronostic défavorable : moins de 50% de survivants à 5 ans. Une élévation du risque de 30% chez les agriculteurs. L’absence d’étude en France et un faible nombre au niveau international sur les facteurs de risque environnementaux et professionnels suspectés : expositions aux pesticides, champs électromagnétiques, solvants, huiles, résines… »… »La plausibilité que les pesticides favorisent le développement de tumeurs cérébrales est suffisamment forte pour que des actions soient entreprises », pour le Pr G. Il apparaît important de diminuer le niveau d’exposition des agriculteurs et des particuliers avec le port de masques et de gants, la modification des méthodes d’épandage, le non-mélange des produits entre-eux. »
Celà ne concerne pas que les agriculteurs directement en contact avec ces produits, mais aussi les autres personnes qui vivent à proximité des exploitations étudiées.
je ne peux pas encombrer plus ce forum, mais voici un lien de plus sur ce sujet :http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20141028.OBS3419/pesticides-eleveurs-fruitiers-legumiers-a-chacun-son-cancer.html


zam et hof
3 janvier 2015 - 17 h 14 min

en effet j’ai connu un agriculteur, jeune grand et fort, qui est mort d’un cancer, comme par hasard …


cookies = stalinisme
3 janvier 2015 - 17 h 15 min

l’usage des pesticides a augmenté alors que le plan Ecophyto 2018 visait à le diviser de moitié.


guyD
3 janvier 2015 - 20 h 52 min

Ce Kafka… quel homme inspiré !
En écrivant la métamorphose il avait bien vu que l’homme était devenu un insecte. Partant de là l’usage des pesticides est devenu une priorité quoi de plus normal d’augmenter les doses si l’on veut du résultat.


yvette
3 janvier 2015 - 23 h 44 min

« pour le Pr G. Il apparaît important de diminuer le niveau d’exposition des agriculteurs et des particuliers avec le port de masques et de gants, la modification des méthodes d’épandage, le non-mélange des produits entre-eux. »

Quelle hypocrisie! Continuer les pesticides et se protéger! C’est ce que dit aussi la MSA ! Pourquoi personne n’ose-t-il dire qu’on arrête ces produits ! Les bios le font bien et ça marche pour toutes les cultures !


Gromit
4 janvier 2015 - 1 h 48 min

Une p’tite info en passant :
les vignes occupent 3% des terres agricoles en France et utilisent 20% des pesticides…


Daniel METHOT
4 janvier 2015 - 21 h 18 min

Aucun espoir envisageable tant que la FNSEA sera sous la coupe de l’agrochimie et qu’elle fera la pluie et le beau temps au ministère de l’agriculture.


dany
4 janvier 2015 - 23 h 53 min

Plus on attend, plus les résistances se mettent en place avec pour conséquences l’obligation de traiter encore à plus forte dose…
il est temps d’arrêter tout ça, produire un peu moins puisque dans nos pays dit « développés » près de 40 % de nourriture est au final mis aux déchets. donc pourquoi produite tant ?
En même temps permettre aux agriculteurs du Sud de se développer, naturellement. les poisons de monsanto & Cie contribuent largement à la désertification par la detruction de l’humus et de la terre arable.
Stp aux pesticides, Stop aux OGM, stop à la dépendance aux multinationales de l’agrochimie !!!!


fred
7 janvier 2015 - 0 h 38 min

Bonsoir,
j’aimerai vraiment que l’auteur de cet article nous explique le titre et nous donne des noms
pour quel homme politique la hausse des consommations de produits phytosanitaires n’est pas grave ?
fred


antoine
7 janvier 2015 - 12 h 51 min

Je crois que c’est de l’humour, noir, enfin j’espère !

Il parait que dans les campagnes françaises on met au point des chaudières à blé (vous avez bien lu : à blé, celui avec lequel on fait du pain), au prétexte que c’est moins cher que le fuel …..

En Mayenne on se vante d’être à l’avant garde en faisant de la méthanisation à partir de déchets de maïs….Pourquoi pas : il faut bien trouver une solution puisque nous sommes trop gourmands en carburant, chauffage compris ?

Mais à condition qu’on ne se mette pas à cultiver les terres pour produire du carburant avec de la nourriture.
On a vu les catastrophes que celà a donné en Amérique latine


fred
7 janvier 2015 - 16 h 18 min

@antoine
Pour ce qui est de bruler du blé, c’est simplement que les cours des céréales sont trop bas….
Concernant la methanisation, les pistes explorées en France reposent principalement sur les cultures intercalaires et sur les cocultures. Dans ce cas les avantages sont multiples
1) pas de concurence entre les cultures vivrières et les autres
2) les cultures intercalaires permettent de diminuer l’utilisation d’engrais et de traitement phytosanitaires
3) Quand les cultures intercalaires sont methanisées , les boues de methanisation sont aussi utilisées comme engrai
4) pour finir, la methanisation compense efficacement les inconvénients du solaire et de l’eolien
le methane est facilement stockable
On peut utiliser directement le réseau et les stockages de gaz naturel
Les moyens de production d’energie, chaudières ou centrales sont déja existant et ne demandent aucune modification

ps: cela fait longtemps que les céréales sont utilisées pour d’autre choses que l’alimentation. L’amidon industriel (hors alimentaire) consomme déja 4% de la production de célréales (en france)
fred


Gérard MAUGET
7 janvier 2015 - 21 h 49 min

je n’hurlerai pas avec les loups.
je considère que cet article est particulièrement partial et ne peu entrainer que les réactions simplistes (et faciles) que j’ai pu lire, écrites par des non professionnels de l’agriculture.
j’aimerai plutôt comprendre pourquoi les objectifs du grenelle n’ont pu être tenus , quels sont les freins et quels autres objectifs pourraient être définis en privilégiant le développement de notre industrie agricole.


fred
7 janvier 2015 - 22 h 54 min

Gérard MAUGET
8 janvier 2015 - 9 h 26 min

merci pour ce document dont j’ai lu le résumé.
il en ressort que , si le but de réduction des pesticides poursuivi est raisonnable, le plan d’action était mauvais, parcellisé, peu cohérent et non incitatif ce qui explique qu’il n’a pas eu d’effet;
Effectivement, ce n’est pas bien grave dés lors que chacun a pris conscience des défauts initiaux et de la nécessité de remettre à niveau un plan d’action.
En particulier, l’amélioration de l’environnement doit aller de pair avec le progrès et le développement de notre industrie agricole et plus généralement agro-alimentaire; le véritable enjeux est là.


Jicé60
8 janvier 2015 - 9 h 29 min

Il est stérile de tirer à boulets rouges sur les mauvais chimico-producteurs, en les opposant bons aux bio-paysans. c’est toute une culture (sans jeu de mot) qui doit être réformée. Depuis les établissements d’enseignement agricole _ qui comme nos facs de médecine avec la pharmacie _ inculquent l’idée fallacieuse que sans chimie pas de salut. Sans oublier que beaucoup une fois dans la mauvaise voie, n’ont plus le choix, économiquement un retour à la raison leur est impossible. Les subventions à la reconversion sont difficiles à obtenir ( des dossiers imbuvables à se goinfrer, pour des personnes non-formées à cet exercice ) et très chichement distribuées.


udish
11 janvier 2015 - 8 h 15 min

Il faut promouvoir et aider la production bio en France . Pour cela, il nous faut contrôler et taxer tous les pseudo produits bio produits à bas coût en chine ou ailleurs et qui font mettre la clef sous la porte à nos agriculteurs . Nous ne jouons pas dans la même cour avec les mêmes armes . Personnellement, je ne suis pas bien riche mais choisi toujours d’acheter français quand le choix m’est donné. Mieux vaut la qualité que la quantité .


COHU
11 janvier 2015 - 11 h 38 min

Pour les abeilles cela peut-être grave.
Je vais continuer à manger bio (non-chimique). Il me semble que le mouvement anti mal bouffe avance.
N’est-ce pas une bonne opportunité pour l’agriculture bio ne se renforcer, de s’agrandir



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