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Un plan pour sauvegarder l’emblématique papillon Monarque

Bien que le papillon monarque (Danaus plexippus) ne soit pas considéré en danger de disparition, sa migration qui le voit traverser le continent Nord-américain en fait une espèce emblématique sur laquelle le Canada, les Etats-Unis et le Mexique veillent.

Considérée unique dans le monde des insectes, sa migration le voit en effet quitter le Canada d’août à octobre, en groupes de millions d’individus, pour aller hiberner au Mexique, avant d’entamer sa remontée vers le Nord au printemps (1), où plusieurs générations de papillons monarques nés en chemin arrivent progressivement.

Cette migration, dite multigénérationnelle, sur plusieurs milliers de kilomètres deux fois par an, le rend particulièrement dépendant du bon état des habitats qui se trouvent sur son trajet. Dans ce cadre, seule une coopération entre les 3 Etats Nord-américains peut permettre au monarque d’affronter les multiples problèmes qui jalonnent son périple.

Si le déboisement et l’érosion du sol des forêts du Michoacán, l’Etat mexicain où le monarque a l’habitude d’hiverner, sont en bonne position, c’est surtout l’agriculture intensive et ses pratiques qui sont les plus préjudiciables à ce papillon migrateur. Néanmoins, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, selon les chercheurs, ce ne sont pas les épandages massifs d’insecticides qui ont l’impact le plus important sur les populations de monarques mais les désherbants. Ces derniers sont en effet à l’origine d’une diminution sensible de l’asclépiade, or sans ce buisson pas de papillon monarque, cette plante étant l’unique hôte (2) de sa chenille… Au-delà de ces 2 pesticides, le maïs OGM Bt (3) pose également un problème lorsque son pollen se dépose, sous l’effet du vent, sur les feuilles de l’asclépiade. Dès 1999, des études américaines avaient mis en avant, pour la chenille du monarque, le risque que représente la consommation de feuilles d’asclépiades saupoudrées de pollen de maïs Bt. Depuis, le risque a été confirmé par de multiples recherches, et il est aujourd’hui admis que les chenilles ont jusqu’à 7 fois plus de risques de mourir en ingérant ce type de cocktail qu’en consommant des feuilles ‘non-polluées’.



Les couleurs arborées par la chenille et le papillon sont un indicateur de leur côté non-comestible pour les oiseaux.


Face à cela, le Plan qui vient d’être adopté par les 3 Etats s’inscrit dans la continuité des mesures actuelles de conservation. Il vise à prévenir toute diminution de la résistance naturelle des populations du monarque, à lui garantir des habitats adaptés et sains tout au long de la voie migratoire, et des conditions propices à son bon hivernage. A ce titre, près de 60 mesures différentes ont été arrêtées, dont :

- la réduction, voire l’arrêt du déboisement dans les habitats d’hivernage du centre-Sud du Mexique et de Californie ;

- la lutte contre les menaces de perte ou de dégradation des habitats le long des voies migratoires du monarque ;

- la lutte contre la perte ou la fragmentation des aires de reproduction ;

- l’initiation à des pratiques durables des personnes qui habitent à l’intérieur ou proximité des habitats essentiels du monarque.
Alex Belvoit

1- Ce trajet représente près de 4 000 km aller. Uniquement diurne, champion du vol plané et de l’économie d’énergie, le monarque parcourt cette distance à un rythme variant entre 80 et 120 km/jour et jusqu’à 1 km d’altitude. La nuit, les haltes se font normalement dans des sites historiques pour l’espèce. A l’inverse des mâles qui ne survivent pas à l’accouplement, certaines femelles arrivent à accomplir un cycle migratoire complet et à procréer plusieurs fois.

2- Outre le gîte et le couvert, plante toxique, l’asclépiade rend le monarque indigeste pour les oiseaux.

3- Le maïs OGM Bt est du type insecticide, il est particulièrement utilisé en Amérique du Nord pour limiter l’impact de la pyrale, un insecte ravageur de cette plante.

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