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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Un papillon « tueur » de palmiers dans le Sud de la France
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Un papillon « tueur » de palmiers dans le Sud de la France

Palmes perforées ou atrophiées, trous dans les troncs, dessèchement progressif, dans le Sud de la France, certains palmiers font triste mine. Devenus les hôtes d’un papillon néotropical (1), ils finissent par dépérir et l’insecte Paysandisia archon commence de son côté à beaucoup faire parler de lui. Originaire de l’Uruguay et détecté en France vers le milieu des années quatre-vingt-dix, ce papillon aurait pu devenir fameux pour son envergure, qui peut atteindre 11 cm, ou encore pour la vive couleur orangée de ses ailes postérieures. Mais c’est plutôt l’appétit de ses chenilles qui l’a rendu célèbre au-delà de son aire de répartition. Hantise des jardiniers et des pépiniéristes, les larves de Paysandisia archon dévorent toutes les espèces de palmiers ornementaux, Livistonia, Phoenix, Washingtonia ou encore Chamaerops humilis (le palmier nain).

Inscrit dès 2002 à la liste des organismes nuisibles, ce papillon fut introduit accidentellement avec les importations de palmiers en provenance d’Amérique du Sud, colonisa d’abord le département du Var, puis l’Hérault et enfin la région Midi-Pyrénées. Il est actuellement présent dans tous les départements côtiers de Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Languedoc-Roussillon et s’étend vers le Sud-Ouest.


 Quels moyens de lutte ?

Chaque été, les adultes de Paysandisia archon cherchent de nouveaux sites pour pondre. A l’éclosion, les jeunes chenilles vont coloniser le cœur du palmier et s’y développer durant une année, entraînant pourriture et déformation du végétal. Infestés, certains arbres peuvent mourir au bout de deux à quatre ans. A l’heure actuelle, les moyens de lutte contre ce papillon, un peu trop gourmand, sont au stade expérimental. La lutte chimique semble peu adaptée, et en tout cas ne se présente pas comme une solution durable. Ainsi, la recherche s’oriente plutôt vers la lutte physique ou biologique. Une méthode a déjà été mise au point à l’Inra et présente de bons résultats, bloquant matériellement le développement de l’insecte. En déposant une glu, contenant uniquement des composés naturels, sur la zone du stipe (tronc) où se déroule le cycle du papillon, la colonisation peut être empêchée (2). Si cette substance devrait être bientôt disponible sur le marché, les travaux scientifiques se poursuivent, ne négligeant aucune piste. Ainsi, le Cirad (3) et la Région Languedoc-Roussillon financent-ils une thèse de recherche sur le sujet notamment pour découvrir les ennemis naturels du papillon et mieux connaître la biologie de cette espèce et les interactions plantes-insectes. Un système de piégeage pourrait donc être envisagé. Si des phéromones (messagers chimiques) finissent par être identifiées par les scientifiques, il sera possible de disposer des pièges pour attirer puis éliminer les insectes sans nuire à l’environnement.

En attendant, la seule solution pour éviter que Paysandisia archon ne se propage reste la lutte chimique, avec des produits dont les étiquettes indiquent trop souvent qu’ils peuvent avoir des effets néfastes à long terme pour l’environnement. Sinon, il est toujours possible d’essayer de l’éliminer individu par individu, en capturant les adultes qui volent autour des palmiers ou en détruisant les larves. Au pire, et en cas de contamination trop importante, il est vivement conseillé de sacrifier le palmier et de le brûler. 

Elisabeth Leciak
Photo © Laurence Ollivier / Cirad

1- Les espèces dites néotropicales se rencontrent en Amérique centrale, Antilles, Amérique du Sud et archipel des Galapagos.

2- Une glu salvatrice contre le ravageur de palmiers.

3- Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
opaque
12 mai 2009 - 0 h 00 min

Enfin une bonne nouvelle dans ce monde de brutes: les maires de France et du languedoc en particulier vont enfin cesser de planter des palmiers partout, de saloper nos espaces verts avec de la déco végétale de pacotille pour se croire à miami beach.
la poésie de la chose, c’est que la chasse au papillon va redevenir à la mode; nostagie, quand tu nous tiens…


ARMITANO
17 juillet 2014 - 13 h 09 min

OPAQUE toi tu porte bien ton nom


Prévost
23 février 2016 - 17 h 21 min

Bonjour,

J’ai fait traiter en octobre 2015, par un pro. 2 phoenix qui étaient “habités” par des larves de papillons du palmiers. 2 injections de nématodes (Steinernema carpocapsae),ont étaient réalisées. A peu 15 jours/3 semaines entre chaque. Cout total 250 €.
Vers le 15 février 2016, j’ai constaté la présence de palmes qui étaient perforées. Ma question est de savoir si d’après vous les perforations dans les palmes sont une nouvelle attaque de papillons, mais en février je doute !!! Ou peut-être est-ce des perforations plus anciennes que je n’avais pas vu ? Quand au tarif de 250 € pour 2 pulvérisations, d’après-vous est-ce un tarif correct ?

Merci

M. Prévost – 33 Bordeaux


C.ALBA
2 août 2016 - 10 h 21 min

Savez-vous où sont les papillons la nuit. Est-ce qu’ils rentrent dans le palmier. Quelle est leur durée de vie.


CASANOVA
25 octobre 2016 - 2 h 35 min

JE RÉSIDE DANS LE GARD ,LA RÉGION OU CE PAPILLON A CRÉER UN DÉSASTRE DANS LES JARDINS.MES 2 PALMIERS ONT ETES ATTAQUES IL NE M’EN RESTE QU’UN . MON TRAITEMENT : DE L’HUILE DE FRITURE VERSE DANS LA BASE DES PALMES ET DU GRÉSIL A PEINE DILUE D’EAU . LE TRONC RECOUVERT DE FILM D’HIVERNAGE POUR EVITER UNE NOUVELLE ATTAQUE DE PONTE. IL A 6 ANS MAINTENANT ET CHAQUE ÉTÉ IL REFAIT 5 A 6 PALMES NOUVELLES .



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