Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Quand 20 millions de personnes sont oubliés
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  3. La voiture électrique : pas totalement ...
  4. La filière éolienne de plus en plus puissante ...
  5. Inondation et pesticides : qu’en est-il ?


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Quand 20 millions de personnes sont oubliés

Le 2ème sommet des chefs d’Etat des pays du bassin du Congo s’est achevé samedi 5 février avec l’adoption d’un plan d’action pour la conservation et la gestion durable des forêts d’Afrique centrale. A la clôture de la réunion, les chefs d’Etat ont signé le ‘traité relatif à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale’ qui installe concrètement la commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et met en place une série de mesures destinées à protéger le 2ème poumon vert de la planète. Une taxe sur la faune et les produits forestiers exportés a également été votée et devrait permettre de financer les différentes mesures évaluées pour les dix ans à venir à 1,3 milliard d’euros.

Depuis le premier sommet, en mars 1999, des millions d’hectares de nouvelles aires forestières ont été protégés pour tenter de sauvegarder des espèces menacées. Néanmoins, ces avancées sont considérées insuffisantes par les associations qui estiment que, dans les années à venir, les forêts d’Afrique Centrale seront contrôlées à 90 % par des intérêts étrangers (80 % pour l’exploitation et 10 % pour la protection), laissant seulement 10 % aux populations locales. Ainsi, pour Belmond Tchoumba, des Amis de la Terre Cameroun, ‘Le modèle actuel de gestion forestière contribue plutôt à l’accélération de la déforestation, à l’expropriation des populations de leurs terres ancestrales, à la destruction de leur moyen d’existence et aggrave ainsi la pauvreté déjà préoccupante dans les régions forestières d’Afrique Centrale’.

On estime qu’environ 1,5 million d’hectares (la moitié de la surface de la Belgique) disparaît chaque année dans le bassin du Congo, notamment en raison de méthodes d’exploitations forestières illégales et destructrices. Le braconnage de la faune et la commercialisation de la viande de brousse menacent également gravement ces forêts. A ce rythme, si l’abattage illégal d’arbres, l’exploitation non durable et les défrichages pour l’agriculture continuent, les deux tiers des forêts du bassin du Congo pourraient disparaître d’ici 50 ans.

Au lendemain de réunions sur la sauvegarde de la biodiversité, il est bon de rappeler que les forêts du bassin du Congo abritent plus de la moitié des espèces animales d’Afrique, dont la plupart des éléphants de forêts et tous les gorilles de plaine. Par ailleurs, le second bloc forestier tropical de la planète après l’Amazonie, fournit également un lieu de vie et de subsistance à près de 20 millions de personnes.

Si le bilan est mitigé, le salut pourrait venir d’un secteur privé poussé par une demande de bois écocertifié, qui petit à petit adopte des règles de conduites durables. Ainsi, 3 sociétés forestières (Pallisco, Decolvenaere et Transformation Reef Cameroon), qui exploitent plus d’un demi-million d’hectares de forêt au Cameroun, ont déjà adopté une démarche durable en obtenant la certification FSC (Conseil de bonne gestion forestière) qui garantit l’équilibre entre les fonctions économiques, écologiques et sociales.

Environ 1,5 million d’hectares de forêts est détruit chaque année dans le bassin du Congo, selon diverses sources.

Pascal Farcy

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 07 février 2005 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
31

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS