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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Pour que le loup ne soit plus une espèce protégée !
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Pour que le loup ne soit plus une espèce protégée !

loups et troupeaux

En mars dernier plusieurs membres d’Europe Ecologie les Vert PACA, dont des élus locaux, ont proposé une motion loup et pastoralisme pour le moins surprenante – elle demandait que le loup n’ait plus le statut d’espèce strictement protégée.

La motion signée par douze adhérents « réaffirme son engagement sans faille, en faveur du pastoralisme présent depuis des millénaires » tout en rappelant que les grands prédateurs « ne sont qu’un indicateur parmi d’autres de la biodiversité ». Par exemple, la motion note, presque ironiquement, que « 80% de la biomasse globale est présente dans le sol, dans la couche d’humus, sous forme microbiologique ». La démonstration continue avec le constat « de l’échec de la politique actuelle de cohabitation forcée avec le loup ». Selon eux, les problèmes viennent du statut du loup comme espèce strictement protégée, la motion demande donc que « l’espèce canis lupus soit sortie du statut d’espèce strictement protégée » car ce n’est « pas aux éleveurs de s’adapter à la prédation, mais au loup de s’adapter à la présence du pastoralisme ». Le ton se veut aussi alarmant, en déclarant que si « la menace principale pèse aujourd’hui sur le pastoralisme, demain il en ira sans doute de la sécurité des personnes ».
Cette motion, rejetée au conseil politique régional du 20 mars à l’unanimité, montre les liens parfois étroits entre EELV et la Confédération paysanne, qui prône une position radicale face au loup. La question du statut du loup est importante dans le contexte actuel, où le prédateur est toujours vu comme un animal nuisible et ce même au ministère de l’environnement (http://www.univers-nature.com/actualite/segolene-royal-va-t-en-guerre-face-au-loup-67450.html).

Il est important de rappeler que les deux textes existants qui protègent le loup (la convention de Berne et la directive habitat faune et flore) permettent une flexibilité avec des quotas de loup pouvant être abattus. Quotas que la France utilise depuis 2004. De plus, si les populations de loups ont triplé en 10 ans, il n’empêche qu’elles restent fragiles. Farid Benhammou, professeur de géographie en classes préparatoires et chercheur associé au laboratoire Ruralités de l’Université de Poitiers, prend l’exemple des Etats-Unis, où depuis que les états fédérés peuvent gérer les populations, souvent avec une approche radicale, la population des grands prédateurs régresse très sérieusement. D’un autre côté les éleveurs sont en droit de vouloir des solutions. Le bilan est lourd : 8 5001 brebis ont été victimes d’attaques pour la période juillet 2014-juillet 2015.

Néanmoins, il est important de ne pas prendre le loup en bouc émissaire d’une profession qui souffre d’autres maux. Les mesures de protection au loup sont, en France, subventionnées ; plus de 15 millions d’euros en 2015 ont été dédiés à la protection des troupeaux et l’indemnisation des éleveurs. Cependant, comme les éleveurs le disent, ces mesures sont insuffisantes, elles devraient en effet être accompagnée d’une attitude différente. Par exemple, dans les Abruzzes, en Italie, le loup n’a jamais complètement disparu. Le nombre d’attaques bien moindre est dû à plusieurs facteurs. Le prédateur fait partie intégrante de l’environnement des éleveurs : les troupeaux sont très gardés, avec traite et souvent des enclos en dur comme explique Farid Benhammou. De plus, les Abruzzes regorgent de proies pour le loup, cerfs, chevreuils et aussi sangliers qui constituent jusqu’à 95% des proies du prédateur. D’un prédateur vu comme problématique en France et en Italie du Nord, les Abruzzes commencent à développer l’aspect économique lié à sa présence avec l’écotourisme.

En comparaison, l’Italie du nord et la France subissent une relation avec le loup difficile, la tradition de la cohabitation a été perdue lors de l’extinction de ce dernier au 19ème siècle. A la place d’une approche radicale et en plus des aides de l’Etat, il est désormais temps de comprendre le loup comme part entière de l’environnement français, de réapprendre à vivre avec et à respecter son environnement.

1 : Chiffre du ministère de l’environnement, qui peut aussi comprendre les victimes par morsures de grands canidés, dérochements, avortements, etc. qui ne sont pas forcément liés au loup, mais souvent classées « loup » si l’éleveur en fait la demande.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Marine (voir la biographie)
le 08 mai 2016 à 11:30

62 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2015
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Commentaires
benoist
10 mai 2016 - 7 h 52 min

bonjour, prendre connaissances de ces reportages (longs mais instructifs)des différents épisodes suivants.
Les lourdes conséquences du retour du loup (version 1) Chevrerie du Brab


benoist
10 mai 2016 - 7 h 58 min

Les lourdes conséquences du retour du loup (version 1) Chevrerie du Brabant
Bruno Leconte non tronquée


raymond
11 mai 2016 - 12 h 36 min

Dans la vidéo que propose Benoist on propose 2 solutions soit l’élevage pelei air inté(jour et nuit) soit le hors sol L’éleveur oublie volontairement la 3 eme solution qui est de faire paturer les animaux pas très loin de la ferme accompagné de chiens ou berger et de rentrer les animaux le soir. Les parcelles éloignées son conservé pour la production de fourrage.


christine
12 mai 2016 - 8 h 31 min

l’écologie est la science des équilibres entre les êtres vivants et leur milieu : le loup , les moutons et les hommes en font partie
la protection du loup crée un déséquilibre puisque cela rend le loup sans aucun prédateur.
Donc sortir de cette protection (voulue à l’origine par des gens bien à l’abri qui n’ont pas à en protéger les animaux qu’ils élèvent et qui les font vivre) est un juste retour à l’équilibre naturel
Ce que dit Raymond est impossible en montagne


entourloupe
13 mai 2016 - 0 h 41 min

Pour répondre à Raymond, les troupeaux ne pâturent généralement pas les prés de fauche, mais bien plus souvent ce que l’on appel les parcours situés sur des landes et des forêts. Effectivement elles sont souvent bien plus éloignées de la ferme que les prés et ne sont valorisables que par des troupeaux de brebis ou de chèvres. Ce type de pâturage est plébiscité par l’ensemble des acteurs de la protection de l’environnement (Parcs, ENS, Natura 2000…) car très favorable à la biodiversité par son action de maintien des milieux ouverts et limitant l’embroussaillement (paysage, biodiversité, tourisme, feu …).
De plus, quand on a petit troupeau, il est impossible de pouvoir se payer un berger. Quand au chien de protection, je ne vous parle pas des problèmes liés à sa présence (tourisme, chasseurs, locaux…consommation de croquettes issues de l’industrie de l’alimentation canine).
Quoi que l’on dise, il n’y a pas de solution miracle. D’autant plus que le loup s’est croisé avec le chien, ce qui modifie son comportement. Que la pression de chasse limite fortement la présence de gibier qui devrait principalement faire partie de son alimentation, que les milieux ont été fortement anthropisés, que les chiens de protections ne sont pas tolérés par les personnes non-éleveur ou non-berger (et même parfois par eux, car cela occasionne de sérieuses perturbations pour le troupeau) …
Je suis éleveur d’un petit troupeau de brebis. J’accepte la présence du loup. Mais le jour ou mon troupeau sera attaqué et complètement perturbé par une attaque de loup. Je pleurerai, et peut être que j’arrêterai. A bon entendeur, salutations


ouragan
13 mai 2016 - 10 h 09 min

A ceux qui pensent que l’être humain est nuisible, qu’ils donnent l’exemple en modifiant leur modes de vie. Nous éleveurs et bergers avons choisi ce métier pour vivre de et avec la nature, dans le respect, la proximité, la traçabilité afin de proposer des produits de qualité.
Le loup aboutira inévitablement à la disparition des élevages traditionnels.
Que ceux qui ne subiront jamais l’ombre d’une contrainte physique, morale, financière ou psychologique redeviennent humble et acceptent l’autonomisation des éleveurs à travers le partage des connaissances et le respect de leur consentement préalable, libre et éclairé.
En France, 84% des zones riches en biodiversité sont des zones d’élevages traditionnel a l’herbe.

Si le loup a son importance dans les zones désertiques de pays a fable densité humaine, il n’a plus d’autre rôle a jouer dans les zones d’élevage de pays a fortes densité humaine que celui de déculpabiliser les « écologistes de salon » prêts a sacrifier la minorité qui a choisi de fuir les exactions de nos sociétés.
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.com/2016/01/loup-pour-en-finir-avec-les.html


ouragan
13 mai 2016 - 10 h 13 min

« Chiffre du ministère de l’environnement, qui peut aussi comprendre les victimes par morsures de grands canidés, dérochements, avortements, etc. qui ne sont pas forcément liés au loup, mais souvent classées « loup » si l’éleveur en fait la demande. »
C’est une honte, l’auteur fait passer son idéologie au mépris de toute déontologie.
Les études de terrains faite par le CERPAM et l’IDELLE, montrent que pour 2 animaux constatés, 1 est porté disparu et ne figure pas dans les données.
De plus les experts ne sont pas aussi conciliants que le laisse croire cette déclaration de l’auteur.

Plus qu le loup, ce sont ces fondamentalistes qui posent problème par leur ignorance et leur parti pris.
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.com/2015/06/loup-une-autre-vision-du-predateur.html


ouragan
13 mai 2016 - 10 h 47 min

« il est important de ne pas prendre le loup en bouc émissaire d’une profession qui souffre d’autres maux »
Mais le loup lui ne s’en prend que a la branche qui a su tirer son épingle du jeu:
« L’agneau de Sisteron se porte bien. L’heure est donc à la réflexion pour les coopératives qui devront trouver des solutions pour remonter l’offre d’agneaux, ce qui revient à trouver de nouveaux éleveurs. » cf coop Sisteron.

Idem en Lozère pour la fromagerie le Fédou, mais également pour l’IGP agneau de Lozère ELOVEL qui subit 25% à 30% de pertes de production, au même titre que l’ensemble des agneaux labellisés ou des productions fromagères dans les régions impactées par le loup.

Le loup est désormais en Aveyron et impacte les producteurs du Roquefort; fleuron des produits à « haute valeur ajoutée » dans l’image de la France!
Il menace les A.O.C. dont le cahier des charges exige une obligation de pâturage, comme en Italie et en Espagne.

Comment des médias osent ils publier de tels articles ou l’idéologie prime devant toutes les reprouves scientifiques et réelles?


ouragan
13 mai 2016 - 10 h 53 min

« il est désormais temps de comprendre le loup comme part entière de l’environnement français, de réapprendre à vivre avec et à respecter son environnement. »
mais dites le clairement ne prenez pas les chemins détournés:

Voici ce que disent, dans le cadre de l’ « Initiative pour la conservation des grands carnivores en Europe » (septembre 1997), le WWF( fond mondial pour le sauvage), LCIE,(Institut pour les grands carnivores en Europe), l’UICN,(Union Internationale Conservation de la Nature) :
« Dans les zones ou évolueront les grands prédateurs, il faut de fortes restrictions à l’élevage… »
« Dans les territoires inadaptés à sa présence: Secteurs du centre et de l’ouest de la France, particulièrement axés sur l’élevage intensif où sa présence sera inappropriée. /…/ renforcement du prélèvement rendant le loup inapte à son installation /…/.! »

Tout le reste n’est que de la prose fondamentaliste destiné à stigmatiser les populations rurales pour faire passer une idéologie. Une idéologie au service de ceux que vous etes sensé combattre:
LOUP, COMPRENDRE POURQUOI IL EST IMPORTANT QUE LES ÉLEVEURS DISPARAISSENT
OU « LA FACE CACHÉE DES DÉFENSEURS DE LA NATURE « tome II
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2016/01/loup-comprendre-pourquoi-il-est.html


ouragan
13 mai 2016 - 12 h 33 min

@ Raymond
« L’éleveur oublie volontairement la 3 eme solution qui est de faire paturer les animaux pas très loin de la ferme accompagné de chiens ou berger et de rentrer les animaux le soir. Les parcelles éloignées son conservé pour la production de fourrage. »

Raymond le grand spécialiste du pastoralisme n’oublie pas lui de stigmatiser l’éleveur en précisant « volontairement » et il sait que cet éleveur (qu’il connaît bien?) oublie volontairement puisque les écologistes eux oublient systématiquement la réalité?. Donc si moi je le fais les autres le font aussi?
Les terres éloignées de la fermes en montagnes sont celles non travaillables et qui permettent le pâturage.
Et pour que des parcelles soient conservées pour la production fourragère, c’est Raymond ou l’éleveur qui sait lesquelles sont adaptées?. Et l’éleveur a t’il assez de terres a coté de la ferme?
mais comme toujours, faire passer les éleveurs et bergers pour des incompétents incapables de trouver des solutions aussi simples, cela paye pour les écologistes, car la finalité c’est la disparition de la vie rurale sur l’autel du loup et surtout de pouvoir bien montrer comment ils nous aidés avec leur solutions miracle. le tout bien relayé par les médias « écolos »
http://leloupdanslehautdiois.blogspot.com/2014/11/loup-lincroyable-aveuglement-ecologiste.html


ouragan
13 mai 2016 - 22 h 17 min

« De plus, les Abruzzes regorgent de proies pour le loup, cerfs, chevreuils et aussi sangliers qui constituent jusqu’à 95% des proies du prédateur »
On en arrive à un tel point que les territoires où les troupeaux subissent le plus de
pertes, dans le Mercantour et dans les Préalpes de Grasse notamment, sont aussi
parmi les plus giboyeux de France. Là même où abondent les cerfs, les mouflons, les
chamois, les chevreuils, qui ont encouragé les loups à s’installer, là sont aussi les plus
grosses pertes pour les éleveurs.


ouragan
13 mai 2016 - 22 h 20 min

« D’un prédateur vu comme problématique en France et en Italie du Nord, les Abruzzes commencent à développer l’aspect économique lié à sa présence avec l’écotourisme. »

Autrement dit si vous avez du mal a boucler vos fin de mois, vous pouvez toujours vous prostituer et tant psi si les millions de touristes piétinent tout et dérange la faune sauvage, parce que l’auteur il a n’a pas grand chose a foutre de la faune sauvage pourvu que ça rapporte!


gérard Mauget
21 mai 2016 - 19 h 07 min

les habitants des montagnes qui nous ont précédés travaillaient en harmonie avec la nature tout en tentant de la maîtriser si bien qu’ils ont construit quantité d’ouvrages hydrauliques pour se prémunir des inondations et utiliser l’eau intelligemment. Ils étaient forcément bien sots d’avoir accompli tout ce travail lequel est aujourd’hui à l’abandon au bénéfice des rivières sauvages prônées par les écologistes.
Il en est de même du loup. Nos proches ancêtres s’en sont débarrassés ! qu’ils étaient donc bien sots. Par bonheur, nous avons aujourd’hui des écologistes…souhaitons que nos descendant s’en débarrassent !


PoloTab
21 mai 2016 - 19 h 57 min

Bonjour,
je suis un citoyen de base pas plus bête ni plus intelligent que la moyenne mais qui essaie de garder un sens pratique. Je ne suis par ailleurs pas militant écolo. Mon avis est que le loup NE DOIT PAS ETRE EXTERMINE, bien sûr ! Mais si on se met à la place du gardien de mouton, il faut bien qu’l puisse se défendre, bon sang !!!.
Et si on permettait aux èleveurs de se défendre SUR LEUR ZONE DE TRAVAIL en les autorisant à abattre le loup (un loup par an maximum ? ; sous certaines conditions par exemple badgage de loup abattu et appel illico des services ad hoc ?)
PB


rené
22 mai 2016 - 22 h 54 min

bien compliquée que cette histoire de loups.



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