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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Petite méprise sur les méduses invasives de la Mer Baltique
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Petite méprise sur les méduses invasives de la Mer Baltique

Dès 2006, la commission Helsinki (1) informait l’opinion publique d’une nouvelle menace pesant sur la Mer Baltique : l’invasion par la vorace Mnemiopsis, une pseudo-méduse d’origine américaine. Mais, ce jeudi, des chercheurs du département d’écologie de l’université de Stockholm ont informé la presse d’une erreur dans la détermination de l’espèce. L’animal en question serait en réalité une Mertensia, d’après les analyses génétiques récentes. Mertensia n’est pas non plus une vraie méduse, mais une autre espèce du groupe des Ctenophora, parfois joliment appelé « groseille de mer ».

Gageons que la Mer Baltique, qui est un écosystème considéré comme relativement jeune, et donc très sensible à tout changement environnemental, l’a échappé belle. Mnemiopsis, l’invasive, est un prédateur remarquable dont les effets sont dévastateurs. Voyageant dans l’eau de ballast des pétroliers, cette fausse méduse débarquait en Mer Noire dès les années 1980, puis, continuant sa propagation en Europe, elle fut découverte en Mer Caspienne en 1999. Avec une forte capacité de reproduction, dévorant le zooplancton, son impact sur les systèmes dans lesquels elle s’introduit est grand. Entre 2000 et 2001, une diminution de 50% des prises de kilka, une sorte de petit hareng de la Mer Caspienne, avait notamment été enregistrée.

Les deux espèces, Mnemiopsis et Mertensia, ont des apparences similaires, ce qui mena très probablement les experts à les confondre. Transparentes, avec des rangées de cils locomoteurs iridescents, elles mesurent de 3 à 12 cm. Contrairement aux méduses, ces Cténophores ne possèdent pas de cellules urticantes, elles sont totalement inoffensives pour l’homme. Et, une chance, Mertensia semble également totalement inoffensive pour l’écosystème marin de la Baltique dans la mesure où il s’agit d’une espèce extrêmement répandue en Arctique. D’après les scientifiques elle devait se trouver là depuis un moment, et ne s’est fait remarqué que par une petite poussée démographique.

Elisabeth Leciak
1- HELCOM est l’organisme en charge de l’application de la Convention Helsinki sur la protection de l’environnement en Mer Baltique

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 13 février 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
pic83
14 février 2009 - 0 h 00 min

Comment les Mnemiopsis sont elles arrivées en Caspienne ? Pas dans les balasts …? A partir de la mer Noire? Si oui, par où?


thylacine
15 février 2009 - 0 h 00 min

Je m’interroge sur les personnes, sans doute des « experts », qui ont confondu des méduses (donc des Cnidaires) avec des Cténaires, ou Cténophores: ce sont carrément des EMBRANCHEMENTS différents!!! La ressemblance est seulement superficielle. Et un expert digne de ce nom y regarde à deux fois avant d’alerter la presse…

Soyons vigilants à ne pas accuser les animaux de tous les maux. Si des changements importants surviennent actuellement et de façon brutale dans les écosystèmes, ils sont les conséquences de NOS activités. NOUS modifions, de façon intense et violente, les écosystèmes, du fait de notre technologie en développement explosif (elle est faite pour ça, d’ailleurs), et du fait de notre démographie galopante (la conséquence de « l’efficacité » de la technologie). Et NOUS entraînons en cascade des tas de modifications dans les interactions entres les autres espèces vivantes. Ce n’est que le début, soyons-en bien conscients…

Dernier point, un « prédateur » est un rouage comme un autre des systèmes biologiques. Ce n’est pas parce qu’ils sont prédateurs que ces animaux modifient l’écosystème! L’introduction accidentelle d’une espèce proie, ou d’une bactérie, pourrait avoir des conséquences aussi importantes…
En écologie, un nouveau prédateur introduit dans un écosystème, se nourrit bien sûr de proies qu’il est capable de capturer, et devient « invasif » s’il se trouve que la disponibilité en proies est élevée pour lui. Mais s’il explose, il fera en même temps disparaître ses proies, et, sciant la branche sur laquelle il se trouve, verra ses populations diminuer. Cette espèce nouvellement arrivée entrera aussi en compétition avec d’autres espèces prédatrices, trouvera des parasites (responsables de « maladies »), et, après une période de réajustement, on arrivera à une nouvelle situation, inédite. L’écosystème aura changé. La vie crée constamment du « neuf », à l’échelon des espèce comme à l’échelon des écosystèmes. C’est une création! C’est nous qui voyons ça comme une destruction! La « nouvelle » situation ne demandera à son tour qu’à changer…
Cela n’a donc pas de sens de dire qu’une espèce est inoffensive ou dévastatrice pour un écosystème. Ou du moins ce sont des termes à connotation positive ou négative beaucoup trop marquée. Il y a juste des changements de grande ou de petite ampleur, des modifications lentes ou rapides, et, bien sûr, des changements qui arrangent l’Homme (ouf, ça ne pique pas…) et d’autres qui ne l’arrangent pas (moins de kilka pour les pêcheries de la Caspienne).


Elisabeth
16 février 2009 - 0 h 00 min

Réponse à pic83 : Mnemiopsis est arrivée jusqu’en Mer Noire par la Méditerranée, d’où elle a pu rejoindre la Caspienne par le canal Volga-Don. Par ailleurs, de nombreux tankers croisent en Mer Caspienne, l’hypothèse des eaux de ballast est des plus probables.

A thylacine : Mnemiopsis appartient, tout comme Mertensia, au groupe des Cténophores. Aucune de ces deux espèces n’est classée comme méduse, on parlera pour vulgariser de pseudo-méduses. Donc, certes, il y a eu confusion de la part des experts, mais à leur décharge, ils connaissent pour le moins leur systématique. Les test génétiques, qui reposent sur les fichiers barcodes ADN et qui permettent de « verrouiller » les identifications, ne sont pas encore complètement de routine dans tous les laboratoires. Cela dit, ce qui est mis en évidence ici est un sérieux manque de coordination et de collaboration entre les réseaux d’experts, la recherche scientifique qui se fait dans les instituts et les universités, et le public (associations, média et politique). Une meilleure coordination serait à espérer avant de lancer de telles alertes…


logikécolo
16 février 2009 - 0 h 00 min

Réponse à cette phrase : « En écologie, un nouveau prédateur introduit dans un écosystème, se nourrit bien sûr de proies qu’il est capable de capturer, et devient « invasif » s’il se trouve que la disponibilité en proies est élevée pour lui. Mais s’il explose, il fera en même temps disparaître ses proies, et, sciant la branche sur laquelle il se trouve, verra ses populations diminuer »
Cela était peut être voulu, mais je reconnais là complètement notre attitude d’Humain sur la planète.
C’est nous et ce n’est pas de l’humour!!!!!



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