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Ours des Pyrénées : la population originelle condamnée à disparaître

Le 26 juillet 2010, Chantal Jouanno, alors secrétaire d’état à l’écologie, concluait 5 années de réflexion et de concertation par l’engagement de lâcher une ourse en Béarn au printemps 2011. Une décision très symbolique car la région représente le dernier site pyrénéen où des ours de souche pyrénéenne sont encore présents, mais sans espoir de se reproduire faute de femelle sur leur territoire.

Aujourd’hui, rendu au printemps 2011, la nouvelle locataire du ministère de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, vient d’annoncer qu’il n’y aurait pas de lâcher en Béarn, arguant des difficultés rencontrées actuellement par les éleveurs du fait de la sécheresse persistante …

Par cette argumentation, reprise dans le communiqué de presse du ministère, la ministre tend ainsi à cautionner le discours des anti-ours les plus tenaces, lesquels avancent des chiffres disproportionnés de prédation sur les troupeaux, quand les chiffres officiels n’attribuent aux ours que 1% des pertes déclarées en estives. Autrement dit, non seulement cette décision ne sauvera pas le pastoralisme, mais elle signe également la disparition à moyen terme de l’ours en Béarn, une région où le plantigrade à pourtant toujours été présent. Quand on sait que la stratégie nationale pour la biodiversité a été annoncée dans la même semaine et par la même ministre, on peut légitimement s’interroger de la sincérité gouvernementale en la matière !

Le refus d’introduction d’une ourse en Béarn appelle en outre plusieurs constats :

- le gouvernement marque une rupture avec la politique ursine menée depuis plus de 15 ans;

- alors que les deux dernières ourses de la zone ont été tuées par l’homme (Cannelle par un chasseur, Franska (1) dans un accident de la route), l’engagement pris l’an dernier de remplacer les ours tués par la faute de l’homme n’est pas tenu. On peut également rappeler, mais cette fois-ci au niveau local, la décision, de renforcer la population béarnaise par l’introduction de deux femelles, prise par l’ensemble des partenaires au sein de l’IPHB (2) alors même que l’ourse Cannelle était encore présente;

- le non alignement gouvernemental sur l’avis favorable émis en mai dernier, par le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), pour un renforcement de la population ursine en Béarn avec l’apport d’une femelle.

En conséquence, comme le note le Fonds d’Intervention Eco-Pastoral (FIEP), il n’est pas trop fort de parler d’un ‘reniement de la parole de l’Etat’ dans ce dossier. Un retournement de veste d’autant plus étonnant que le bilan des 15 années de retour de l’ours en Pyrénées centrales se révéle positif avec une parfaite adaptation des ours introduits, laquelle s’est traduit par plusieurs naissances. Côté élevage, le bilan apparaît également positif. Si le renforcement de la population d’ours a contraint les éleveurs à réassurer la protection de leurs troupeaux, il a également permis de mobiliser d’importants moyens pour moderniser les conditions de vie et de travail des bergers en montagne. Au final, les dégâts causés par les ours baissent alors que le nombre d’ours augmente et les pertes globales sont même plus réduites qu’avant 1996 !

Rappelons qu’outre les deux mâles du Béarn, la vingtaine d’ours que compte les Pyrénées ne constitue pas une population pérenne durablement, pour des problèmes de consanguinité importante. Ainsi, au-delà des ours des Pyrénées occidentales, le devenir de la population des Pyrénées centrales se posera immanquablement à plus ou moins long terme.

Alex Belvoit
1- A l’inverse de l’ourse Cannelle, qui était de souche pyrénéenne, Franska était issue des opérations de réintroduction.

2- Institution Patrimoniale du Haut Béarn.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
pavupapri
5 juin 2011 - 0 h 00 min

trés bon article . ce gouvernement est vraiment celui de toutes les lâchetés, du double discours, du renoncement . que reste t il du grenelle ? nous nous sommes faits avoir par des promesses non tenues ou détournées . en tant que militant de Nature et Progrès , paysan apiculteur , adhérent de la confédération paysanne, je regrette d’avoir participé à cette mascarade. ceci dit les vrais problèmes de l’ours et d’autres espèces menacées sont celui du corporatisme paysan, de l’industrialisation de l’agriculture, y compris du pastoralisme, du tourisme , des routes qui pénètrent dans les montagnes .


loiclang
6 juin 2011 - 0 h 00 min

Cette décision lâche et visant à flatter un certain électorat à un an d’échéances électorales importantes est écoeurante.
Mais nous pouvons tous réagir en écrivant au ministère de l’écologie pour faire part de notre indignation et montrer que les défenseurs de l’ours sont très majoritaires ! Alors à vos plumes !


conapol
8 juin 2011 - 0 h 00 min

Je voudrais du plus profond de moi qu’il y ait encore sur Terre place pour les animaux sauvages. Mais il faudrait qu’ils puissent y vivre une existence conforme à leurs modes de vie et à leurs besoins, sans avoir à subir les dangers inhérents au voisinage des pléthoriques populations humaines qui ne comprendront jamais que la terre n’est pas à elles mais à l’ensemble du monde vivant.
Alors, vouloir à tout prix réintroduire des ours qui seront en permanence en danger d’être fusillés, écrasés, empoisonnés…,cela ne me paraît pas nécessairement une bonne idée.


Alpes B
9 juin 2011 - 0 h 00 min

j’approuve à 10000% la décision de la ministre de l’écologie.
N’oubliez pas, il y a des gens qui crèvent de faim en France !! Assez de gaspillage d’argent, le lacher d’une ourse est loin d’être une priorité essentielle !! sauf pour faire venir des touristes de toutes parts et donc pressuriser un peu plus la nature.
Le travail de la terre en montagne est très dur et très éprouvant. Et les agriculteurs ont bien assez de contraintes sans en rajouter une supplémentaire INUTILE pour lequel, de surcroît, on est obligé de payer des impôts. Apprécieriez-vous que l’on vienne gouverner chez vous, dans vos foyers ??
Pour une fois que le bon sens des agriculteurs est écouté, il était temps !
Si vraiment vous aimais la nature, vous devriez aussi respecter les moutons, ce sont d’adorables animaux !! et les voir en vie à moitié mangé par les loups ou les ours, cela vous arrache l’âme.
sans compter le traumastisme qu’engendre une attaque d’ours ou de loup pour le troupeau !! et l’argument des aides pécuniaires pour les agriculteurs (qui en général aiment leur troupeau) ne tient pas, l’argent n’efface pas le mal, n’efface pas la douleur créée.
Par respect pour les moutons de mon enfance,
Par respect pour la terre qui m’a nourrit,

Une citadine


sophie des noisettes
9 juin 2011 - 0 h 00 min

Le Grenelle rétrécit comme une peau de chagrin et mon vote n’ ira pas à ces lâches.
Mais que vaudront les autres gros gabarits inévitables au second tour?…



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