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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Menaces sur les amphibiens : l’indéniable et le grotesque
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Menaces sur les amphibiens : l’indéniable et le grotesque

Destruction des habitats, changement climatique, commerce, surexploitation, nombreux sont les facteurs qui mènent au déclin global des amphibiens. Si de nouvelles espèces sont découvertes régulièrement, comme le montrent les récentes annonces faites pour la Colombie (9 nouvelles espèces) ou encore l’Inde (12 espèces), il n’en reste pas moins que les amphibiens représentent un groupe extrêmement fragile. L’UICN tirait déjà la sonnette d’alarme en révélant, en octobre dernier à Barcelone, que 366 espèces d’amphibiens avaient été ajoutées à la liste rouge des espèces menacées. D’après cette liste, 32 % des grenouilles et autres salamandres sont en danger ou éteintes.

La destruction des habitats, un risque majeur

Les risques sont aujourd’hui mieux identifiés grâce à deux études scientifiques, publiées à un an d’intervalle, auxquelles a participé David Bickford de l’Université de Singapour.

La première, éditée par la revue PlosOne, analyse le poids respectif de plusieurs facteurs de déclin pour 2 583 espèces, soit 45 % du total des espèces connues. D’après ces travaux, les espèces à faible amplitude géographique, c’est-à-dire dont l’habitat ne dépasse pas les 5 000 km², sont les plus menacées.

La réduction des espaces vitaux semble ainsi être la cause première des extinctions, avant le changement climatique ou la pollution. Les recherches le démontrent pour les 2 454 espèces qui ont décliné entre 1980 et 2004. A l’évidence, quand l’habitat se réduit et se fragmente, une population isolée est de plus en plus sensible à des événements aléatoires, comme une variation des températures ou un brusque changement dans les précipitations, ou encore une épidémie. D’après les scientifiques, pour éviter une extinction de masse, les mesures de conservation devraient cibler tout particulièrement les populations d’amphibiens de taille réduite et lutter contre la fragmentation des habitats. Mais, si la conservation doit se faire sur le terrain, une seconde étude révèle qu’une autre menace, celle-là, totalement grotesque, pèse sur les populations d’amphibiens.

Des millions de grenouilles dans le commerce

Le magazine NewScientist publiait, dans son numéro de janvier, les résultats d’une étude à paraître dans la revue Conservation Biology, sur le commerce des amphibiens. De 180 millions à près d’un milliard de grenouilles sont capturées dans la nature pour satisfaire l’appétit des consommateurs. Un trafic de viande qui est donc loin d’être anecdotique, et monte en flèche depuis ces 20 dernières années. En France, nous sommes également loin de la coutume saisonnière de la pêche à la grenouille verte car ce sont entre 2 500 et 4 000 tonnes de grenouilles qui y sont importées chaque année. L’Indonésie est le plus gros fournisseur, avec 5 000 tonnes annuelles envoyées sur les marchés extérieurs.

Si la France et les Etats-Unis sont les plus gros consommateurs, les cuisses de grenouille sont aussi un mets très apprécié de la gastronomie asiatique. Les chiffres sont édifiants, et dans ces stocks de cuisses surgelés qui circulent d’un bout de la planète à l’autre, aucune traçabilité ne garantit qu’il s’agisse d’espèces menacées ou non. Plus de contrôles dans « l’industrie de la cuisse de grenouille » s’avèrent impératifs ou, alors, franchement moins de snobisme alimentaire.

Elisabeth Leciak

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
thylacine
8 février 2009 - 0 h 00 min

Je pense que, si les amphibiens sont très sensibles aux différentes substances toxiques que nous épandons dans la nature (pesticides ou pollutions « involontaires »), c’est parce qu’ils ne les absorbent pas seulement par leur tube digestif ou leur poumons (comme les mammifères ou les oiseaux), mais par toute la surface de leur peau, qui est humide et perméable… Ils ont, d’autre part, besoin de milieux terrestres pour vivre et s’abriter l’hiver, et de milieux aquatiques pour se reproduire; les perturbations des uns comme des autres retentissent donc sur leurs chances de survie et de reproduction… La population humaine croissant sans cesse, et de façon rapide, et son impact sur les milieux encore plus vite, comment les amphibiens ne seraient-ils pas en recul?
Maintenant si en plus nous exerçons une prédation sur eux pour notre alimentation, nous accélérons évidemment le processus pour ces espèces « comestibles ».
Mais en fait cela pose à mon sens le problème global de notre prédation sur les espèces sauvages en général (et notamment les poissons, crustacés, mollusques marins). Puisque, d’une part nous restraignons sans arrêt leur espace vital, et que d’autre part nous rendons le peu d’espace qui leur reste de plus en plus hostile par nos pollutions (volontaires ou involontaires), ne serait-il pas judicieux, au moins, de cesser toute pression de prédation (chasse, pêche) sur les espèces sauvages. Conclusion: ne mangeons que des animaux d’élevage. Mais cet élevage exige de l’espace et des ressources, qui sont donc enlevés aux espèces sauvages, et on revient à la case départ. Il faut donc (2e conclusion) plutôt manger du végétal que de l’animal, puisque, à ressource égale, on nourrira plus d’hommes avec des végétaux qu’avec des animaux. Mais à supposer que toute l’humanité devienne végétarienne (?), si elle continue de croître, ne revenons encore une fois à la case départ. 3e conclusion: limitons notre population! Tant que nous ne regarderons pas cette réalité en face, tous les discours sur la préservation des espèces sauvages ne seront qu’hypocrisie… ou au moins politique de l’autruche.



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