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Lueur d’espoir face au brunissement des marronniers

Avec la mondialisation des échanges, le XXe siècle a vu les espèces parasites et autres maladies augmenter leur zone d’influence beaucoup plus facilement. Outre l’homme et les animaux, le monde végétal paye un lourd tribut à ce phénomène. C’est notamment le cas avec le Ceratocystis ulmi, un champignon minuscule responsable de la graphiose des ormes. Apparue au début du siècle passé, cette maladie ne semble s’attaquer qu’à des sujets de taille adulte. Elle a ainsi conduit à la quasi totale disparition des ormes de taille adulte en Europe, seuls quelques rares spécimens résistant étonnamment à ce fléau, aucun remède satisfaisant n’étant connu à ce jour.


Feuille de marronnier attaquée. En médaillon, la teigne, ou mineuse du marronnier (Cameraria ohridella)


Plus récemment, il est difficile de ne pas citer le Paysandisia archon, un papillon ravageur des palmiers. Arrivé en Europe dans les années quatre-vingt-dix, suite à l’importation de palmiers en provenance d’Argentine, il fait des ravages, et aucune solution véritablement satisfaisante n’a encore été trouvée pour y remédier. Enfin, depuis quelques années, les marronniers d’Europe occidentale sont également la cible de prédateurs jusqu’alors inconnus.

Ci-contre – Expansion de la mineuse du marronnier en Grande-Bretagne (le point rouge symbolise la zone d’infection d’origine).

Le papillon Cameraria ohridella, plus communément appelé la mineuse des marronniers, a fait son apparition en s’illustrant par le brunissement des feuilles des marronniers. Ce phénomène est causé par les chenilles de Cameraria ohridella qui dévorent l’intérieur des feuilles, causant de fait leur brunissement et chute précoces. L’origine de ce fléau, qui se développe presque exclusivement sur le marronnier d’Inde, Aesculus hippocastanum, une espèce originaire des Balkans, était jusqu’à il y a peu encore inconnue. Mais la découverte de son origine, au Sud des Balkans (Albanie, Macédoine, Grèce), par une équipe de chercheurs de l’INRA (1) pourrait permettre de lui trouver des ennemis naturels pour tenter de contrôler sa progression très rapide (voir carte ci-contre de l’évolution de la mineuse du marronnier en Angleterre).

Pour le moment, le seul moyen de ‘limiter les dégâts’ tient en un ramassage complet des feuilles de marronniers au sol (avec les chrysalides en hibernation) pour les détruire en les brûlant.


Pascal Farcy
Photo © INRA

1- Institut National de la Recherche Agronomique

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Commentaires
thylacine
6 mai 2010 - 0 h 00 min

Il n’y a pas de « problème ». C’est l’Homme qui a un problème dans sa tête, un de plus: il trouve que « ses » marronniers, si décoratifs jusque là, sont bien moches maintenant qu’ils sont parasités par ce petit papillon. Mais le fait qu’une espèce soit parasitée par une autre, n’est pas un « problème »: c’est juste une interaction écologique.
En fait les arbres ne meurent pas! Un jour, des individus résistants apparaîtront et seront rapidement sélectionnés par la sélection naturelle(comme c’est le cas dans la graphiose de l’Orme); ou bien un destructeur du papillon (un parasite par exemple) se multipliera, occupera la niche disponible, et limitera la population du papillon parasite du marronnier. Cela s’appelle la vie, l’évolution, et des gens étudient ces phénomènes: on les appelle des écologistes.
On peut faire le lien avec l’article sur le paludisme: la Vie est dynamique, aucune situation n’est figée, les mutations et la sélection naturelle « solutionnent  » tous les « problèmes » depuis plus de 3 milliards d’années.
Mais l’Homme est pressé! Le problème de l’Homme et qu’il veut TOUT contrôler, maîtriser, il veut avoir des résultats rapides.
Or les vrais secrets de la Vie sur Terre sont sa diversité et sa complexité, et aussi le temps!

Le stupide et prétentieux animal humain croit pouvoir prendre la direction des opérations! Il ne fera que simplifier le système, le rendre triste et schématique, et sans doute à se le faire péter à la figure… Mais c’est juste mon opinion…


Valérie
6 mai 2010 - 0 h 00 min

Importer un ennemi naturel de la mineuse du marronnier…. et cet ennemi naturel, ne va t il pas être l’ennemi d’autres espèces d’ici? On a vu le problème avec l’importation de coccinelle asiatique…


madd
9 mai 2010 - 0 h 00 min

Il nous semble avoir réglé le problème, tout au moins en grande partie, avec la mise en place de pièges à phéromones. L’an dernier, nous sommes intervenus avant la deuxième vague et maintenu l’arbre en raisonnablement bon état. Cette année, nous nous y sommes pris plus tôt et les feuilles sont encore totalement intactes. A suivre….



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