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Les fourmis font du collectif en cuisine

Une colonie de fourmis est comme un « super-organisme », les individus se répartissant les tâches au bénéfice du groupe, chacun assurant des fonctions spécialisées pour permettre le fonctionnement de l’ensemble. Cette relation entre le tout et ses parties semble aller très loin, et, question alimentation, une colonie de fourmis fonctionnerait comme un « estomac collectif ». C’est ce que viennent de démontrer deux chercheurs, dont Audrey Dussutour du Centre de recherche sur la cognition animale (CNRS/Université Paul Sabatier), en menant des expériences sur le comportement alimentaire des fourmis (1).

Chez ces insectes sociaux, seuls les « fourrageurs », 10 % de la colonie, vont chercher la nourriture pour tous les autres membres du nid. Mais, entre une ouvrière et une larve, les besoins nutritionnels sont différents. Or, ces exigences particulières sont prises en compte par les fourmis qui, pour ainsi dire, sont responsables des courses. Quand des larves sont présentes au nid, les fourrageurs vont préférer des aliments riches en protéines pour favoriser leur croissance. A l’inverse, lorsqu’il n’y a pas de larves, ils choisiront des aliments riches en sucre. Ainsi, les fourmis nourrices sont très « à l’écoute de la vie de la colonie », selon l’expression choisie par Audrey Dussutour.



Fourmis rhytidoponera sp. qui se nourrit d’eau sucrée


Autre point avec les protéines : à forte dose, elles semblent toxiques pour les fourmis. Aussi, quand ils s’alimentent, ces hyménoptères font du tri et rejettent sous forme de boulettes les protéines pour n’assimiler que les sucres, dans la mesure du possible. Les chercheurs ont constaté qu’une colonie se nourrissant d’aliments riches en protéines présentait une mortalité qui pouvait atteindre 75 %, comparativement au 5 % de mortalité observé avec de la nourriture moins protéinée. Mais les biologistes ont remarqué également que la mortalité était moins importante dans les colonies avec larves. C’est là que le super-estomac fait sa grande démonstration. Apparemment, les larves disposent d’enzymes qui leur permettent de digérer les protéines, contrairement aux adultes. Elles les « cassent » en acides animés et régurgitent une nourriture qui sera alors assimilable par tous.

En somme, chez les fourmis, des adultes collectent et choisissent la nourriture en fonction des besoins du groupe et non de leur propre besoin, puis les larves assurent une partie de la digestion pour les autres. La colonie s’alimente grâce aux compétences partagées de chacun des membres. Un petit repas en famille ?

Elisabeth Leciak
Photo © Gabriel Miller

1- A. Dussutour, S. J. Simpson, Communal nutrition in ants, Current Biology (2009)

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 06 mai 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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