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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Les espèces invasives coûtent cher à l’Europe
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Les espèces invasives coûtent cher à l’Europe

Publiée dans la revue « Frontiers in Ecology and the Environment », une étude européenne, réalisée en collaboration avec l’INRA (1), s’est intéressée aux répercutions écologiques et économiques des espèces invasives sur les écosystèmes environnants. Ces travaux de recherche se sont appuyés sur les données collectées dans le cadre du projet européen DAISIE (2), lancé en 2005, dressant l’inventaire des espèces exotiques introduites sur le continent européen depuis la découverte de l’Amérique en 1492.

D’après l’enquête, sur les 10 000 espèces vivantes recensées comme introduites, 1 094 (11 %) ont un impact écologique et 1 347 (13 %) un impact économique. Pour évaluer l’influence des espèces invasives sur le fonctionnement des milieux, les chercheurs ont retenu quatre types de services rendus par les écosystèmes : les services d’auto-entretien (sols…), de régulation (épuration de l’eau, pollinisation…), d’approvisionnement (fourniture d’aliments…) et d’ordre culturel (loisirs…). Or, la présence, voire la dominance, d’espèces non autochtones influe sur ces fonctions et entraîne des changements pouvant s’avérer irréversibles, à l’instar de ceux dus à la pollution et aux changements climatiques.

En tête du palmarès des espèces perturbant le plus grand nombre de services rendus par les écosystèmes figurent l’oie du Canada, la moule zébrée, le cerf Sika, l’omble de fontaine, le ragondin et l’écrevisse de Louisiane.

Du strict de point de vue de l’impact économique, les espèces invasives occasionnant chaque année les coûts les plus importants sont l’algue toxique Chrysochromulina polylepis sévissant en Norvège (8,2 millions d’euros/an), la jacinthe d’eau en Espagne (3,4 millions d’euros/an) et le ragondin en Italie (2,8 millions d’euros/an). Les critères pris en compte par ce classement incluent les conséquences néfastes de leur prolifération ainsi que les coûts pour la maîtrise de leur propagation et la sensibilisation des citoyens.

Toutefois, les vertébrés terrestres semblent présenter le plus fort impact tant écologique qu’économique comme en atteste l’exemple du ragondin ou du rat musqué à l’origine de dégâts dans plus de 50 régions européennes. Avec des effets ciblés plus particulièrement sur les cultures et les forêts, les invertébrés terrestres invasifs ne sont pas en reste. De fait, les pertes annuelles dans les récoltes dues aux arthropodes (3) s’élèveraient à 2,8 milliards d’euros pour le seul territoire du Royaume-Uni.

D’après Alain Roques, chercheur INRA à Orléans, « Les introductions d’invertébrés exotiques ont connu une croissance exponentielle ces dernières années. Elles ont la particularité d’être non intentionnelles et associées le plus souvent à l’importation de plantes originaires d’Asie ».

Destinée à évoluer en fonction de l’état des connaissances disponibles sur les enjeux environnementaux et économiques liés aux espèces invasives, cette nouvelle étude entend améliorer l’anticipation et la prévention des risques qu’implique l’arrivée sur le continent européen d’espèces exotiques potentiellement nuisibles. Des risques qui, selon Alain Roques, se seraient accrus suite au récent affaiblissement des contrôles douaniers entre les pays de l’Union européenne.

Cécile Cassier

1- Institut National de la Recherche Agronomique

2- Delivering Alien Invasive Species Inventories for Europe

3- Les arthropodes intègrent notamment les crevettes, les crabes, les araignées, les acariens…

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
marseille42
9 août 2009 - 0 h 00 min

D’accord avec cette étude. Mais si les espèces invasives se sont multipliées avec l’accélération des moyens de transport et des échanges qui en ont résulté (sans oublier les espèces amenées en fraude comme animaux de compagnie puis relâchées dans la nature), le problème est loin d’être nouveau. Volontairement ou non, des espèces européennes introduites par les navigateurs ou les éleveurs dans les terres septentrionales ou quelques îles ont déclenché de véritables catastrophes. Ne pas oublier aussi que près de 60% des légumes et fruits que nous consommons aujourd’hui dans le monde entier, et plus particulièrement en Europe, proviennent du continent américain au détriment des espèces autochtones.


Le Lama
9 août 2009 - 0 h 00 min

Cet article nous cite bien des espèces invasives : En tête du palmarès des espèces perturbant le plus grand nombre de services rendus par les écosystèmes figurent l’oie du Canada, la moule zébrée, le cerf Sika, l’omble de fontaine, le ragondin et l’écrevisse de Louisiane. » N’oublie-t-il pas l’espèce la plus invasive de toute : l’Homos-Sapiens ? Prenons le cas de la fourmi d’Argentine, elle aussi oubliée de cet article, est-ce de sa faute si elle est devenue la plus grande colonie de fourmis d’Europe ? Ne l’a t’ont pas ramené nous même d’argentine après un véritable génocide continental, où nous avons éradiqué une espèce humaine du genre indien homos-Sapien, ou sauvage vivant en harmonie avec son milieu ? La biodiversité a le culot de prendre l’avion! c’est un scandale, je le croyait réservé à l’Homo-économicus! Trêve de plaisanterie, comment ose-t-on parler d’un problème économique la où ce joue drame tellement plus important celui de la disparition de la biodiversité en générale, à cause justement de notre politique économique à courte vue ? Pour toutes personne sensé le problème n’est pas « les espèces invasives, mais bel et bien notre économie aveugle! En parlant d’espèces invasives, de cette manière nous participons blanchir une économie sale, et néfaste à l’ensemble du vivant dont nous ne sommes qu’un des élément, bien incapable de se passer des autres, ni même , cet article le prouve, de les maîtriser!


clem
13 août 2009 - 0 h 00 min

L’étude oublie -ou l’article ne les mentionne pas- toute les espèces végétales… que dire de l’acacia, espèce américaine, qui envahit nos forets ? Ou bien du Miconia en Polynésie ? je suis en désaccord avec Le Lama qui écrit : »comment ose-t-on parler d’un problème économique la où ce joue drame tellement plus important celui de la disparition de la biodiversité en générale, à cause justement de notre politique économique à courte vue ? » Il ne faut pas se mettre des oeillères, le problème de la biodiversité a de multiples facettes, et globalement les espèces d’un continent ne sont pas adaptées pour enrichir ou maintenir la biodiversité d’un autre.


thylacine
31 août 2009 - 0 h 00 min

Le « problème » des espèces « invasives » ne date pas d’hier, en effet! Il est aussi ancien que la vie, puisque c’est un des mécanismes fondamentaux de l’évolution… Depuis 3 milliards et demi d’années, les espèces plus compétitives se répandent, chaque fois que c’est possible, au détriment des moins compétitives et entraînent des changements dans le fonctionnement des écosystèmes. C’est NORMAL… comme disaient Areski et Fontaine… Les espèces se dispersent par contact entre écosystèmes auparavant séparés (changements climatiques, variation du niveau des mers, dérive des continents…), ou par transport: atmosphérique, aquatique, ou par des ANIMAUX MOBILES (on appelle cela la Zoochorie). L’Homme pratique la Zoochorie à une échelle intensive, de plus en plus… Il est amusant de constater que, si le transport des animaux fait l’objet d’une (apparence de) réglementation, il est en revanche possible, dans la moindre jardinerie, d’acheter à peu près n’importe quel organisme végétal sans le moindre contrôle… Il y a même une course à l’exotisme et à la rareté à laquelle s’adonnent naïvement des « amoureux de la Nature ». Trafic d’êtres vivants à outrance… Quant à contrôler ce que nous véhiculons sous nos semelles, sur nos bagnoles, ou collé à nos vêtements, notre peau, nos cheveux, ou dans notre tube digestif… Illusoire!
Se déplacer, c’est donc transporter!
Maintenant, il est évident que, dans un certain nombre de cas, les conséquences de ces « réajustement » écosystémiques sont telles que l’Homme est contrarié dans sa mise en coupe réglée de la planète (prolifération démographique oblige) et pleurniche: dans sa mégalomanie narcissique, il appelle cela, pompeusement, « coût économique des espèces invasives »…
Il n’y a là rien que de très habituel dans les processus évolutifs de la vie. Ce qui est inédit, en revanche, c’est la vitesse à laquelle cela se produit.
Seule piètre consolation pour l’espèce humaine: elle aura réussi à accomplir, à elle seule et en quelques siècles, ce qui jusqu’à présent demandait des centaines de milliers d’années pour se produire…
L’effondrement de la diversité EST en route. Rien, probablement, ne viendra l’arrêter avant longtemps, et sûrement pas les activités « économiques » de l’Homme… Cessons de jouer les autruches!
A bon entendeur…



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