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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Les espadons révélateurs du mal-être de la Méditerranée
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Les espadons révélateurs du mal-être de la Méditerranée

L’espadon, le poisson épée, n’est pas seulement une prise de choix des pêcheurs sportifs argentés, la qualité de sa chair et sa valeur en font une cible privilégiée par les pêcheurs professionnels marocains. En outre, se situant au sommet de la pyramide alimentaire, l’espadon constitue un excellent indicateur du taux de contamination chimique de la Méditerranée.

Aujourd’hui, ces 2 caractéristiques font le malheur des espadons méditerranéens qui, à l’instar de nombreuses autres espèces moins emblématiques, se retrouvent dans une situation plus que préoccupante.


En effet, alors que, depuis 1997, les filets dérivants sont interdits dans toute la Méditerranée, plusieurs flottes de pêche continuent de les utiliser en toute tranquillité. Pour le thon, si les Français et les Italiens sont les principaux fraudeurs, en matière d’espadons les marocains sont les ‘champions’ avec près de 150 bateaux dotés de moyens de pêche modernes et de filets dérivants, certains atteignant 12 km de long, pour ‘ratisser’ la mer d’Alboran et le détroit de Gibraltar. Basés principalement dans les ports d’Afrique du Nord de Nador, Alhucemas et Tanger, ces bateaux de pêche prélèvent des espadons d’une taille très inférieure aux 125 cm légaux, immatures sexuellement. La taille moyenne des espadons capturés dans la Méditerranée est ainsi passée de 48 kg pour les spécimens capturés dans les années quatre-vingt à une moyenne de 10 kg en 1997, ce qui coïncide avec la prolifération des filets dérivants dans cette mer.

L’association Oceana qui a pu filmer une demi-douzaine de ces bateaux de pêche avec des filets de plus de 10 km de long, rappelle que de tels murs marins provoquent une énorme quantité de captures accidentelles : poissons lunes, raies, requins et autres cétacés. En 2003, un rapport du WWF, sur ce sujet, avance ainsi que les bateaux de pêche marocains à filets dérivants capturent accidentellement chaque année environ 15 000 dauphins et 100 000 requins.

Ce n’est un secret pour personne, mer quasi fermée aux côtes surpeuplées, la Méditerranée est particulièrement polluée et les nombreuses substances chimiques déjà détectées dans des dauphins, baleines, oiseaux marins et poissons le prouvent… Aujourd’hui, une nouvelle étude (1) apporte une preuve supplémentaire en détectant des retardateurs de flammes bromés, utilisés dans la fabrication d’ordinateurs, de télévisions et de tapis, dans l’organisme de la quasi-totalité d’espadons prélevés sur les côtes italiennes. La présence de ces produits dans l’organisme peut entraîner des altérations des fonctions neurologiques, comportementales et reproductives, contribuant ainsi à précipiter le déclin de l’espèce.

Cette découverte illustre une fois encore l’urgence à adopter la nouvelle réglementation européenne sur les produits chimiques actuellement à l’étude (REACH), laquelle pourrait contribuer à identifier et déclasser les substances les plus dangereuses.

1- L’étude Chemical Contamination in the Mediterranean : the case of swordfish (Contamination chimique en Méditerranée : l’exemple de l’espadon) a été réalisée par le WWF en collaboration avec le Département des Sciences de l’environnement de l’Université de Sienne, en Italie.

Télécharger l’étude en anglais

Alex Belvoit

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 28 août 2006 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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