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Les coraux survivront-ils au cyclone Oli ?

Le 3 février 2010, le cyclone tropical Oli s’abattait à l’Ouest de la Polynésie française, s’acheminant au large des Iles Sous le Vent, dans l’Ouest de Tahiti. Les îles de Bora Bora, Raiatea-Tahaa, Huahine et Maupiti subirent alors une houle de 6 à 7 mètres et des vents de 170 km/h en rafales. Le soir des 3 et 4 février, c’est au tour de Tahiti et Moorea (Iles du Vent), puis de l’île de Tubuai (Iles Australes), d’essuyer le cyclone avec des vents moyens de 210 km/h. Comptant parmi les plus touchées, les îles Sous le Vent faisaient état, le 5 février, d’une dizaine de blessés, dont un dans un état grave, ainsi que 300 maisons détruites ou fortement endommagées.

Mais d’autres dégâts, moins visibles, sont à déplorer, comme en atteste le relevé des effets du cyclone sur les coraux mis en place dès le 7 février par le service d’observation « Corail » de l’INSU (1) du CNRS.



Le site de Vaipahu (Moorea Nord) par 6 mètres de profondeur, avant et après le passage du cyclone Oli.


Le verdict tombe : « Le récif corallien, déjà fragilisé par l’invasion d’une étoile de mer prédatrice du corail, est quasi détruit ». En effet, depuis 2006, les coraux doivent faire face à l’explosion démographique d’une étoile de mer friande de corail, répondant au nom d’Acanthaster. Cette prédatrice a notamment décimé les pentes externes de Moorea, dont les pourcentages de coraux vivants sur la côte Nord ont chuté d’environ 96 % à 12 mètres de profondeur. Toutefois, le maintien des squelettes des colonies mortes laissait espérer une possible reprise.

Mais, le passage d’Oli pourrait bien signer le coup de grâce de ces écosystèmes fragilisés. D’après un récent communiqué du CNRS, le cyclone a entraîné une réduction de 50 % des indices de rugosité de la pente externe de Moorea, à toutes les profondeurs jusqu’à 30 mètres. Aussi, un grand nombre de colonies en place, y compris celles victimes des Acanthaster, ont été arrachées par la houle et cassées. Variables en fonction de la profondeur, les dégâts les plus importants semblent apparaître entre 0 et 6 mètres, où le pourcentage de recouvrement en corail vivant est nul. Maillon essentiel, les coraux rythment la vie d’une grande partie de la faune marine. De fait, les peuplements associés de poissons, de mollusques et d’oursins ont également beaucoup souffert du passage du cyclone. Entre 6 mètres de profondeur et la surface, de nombreux coquillages sont ainsi en voie de décomposition.

Si des données plus précises quant à l’impact sur les populations de poissons sont actuellement en cours de collecte, il semble que la situation soit encore plus critique sur les îles de Raiatea-Tahaa et de Tubuai.

 

Pour l’heure, les scientifiques envisagent deux scénarios opposés ; soit les algues prennent le dessus sur le corail et entraînent la mort du récif, soit l’écosystème repart de zéro et reformera probablement des assemblages de coraux différents. Mais il pèse, toutefois, un certain pessimisme sur la deuxième hypothèse. En effet, les diverses sources de stress (blanchissement des coraux, cyclones, pollutions locales…) qui affectent le corail pourraient finir par avoir raison de lui et de sa capacité à se régénérer. Son extinction serait alors lourde de conséquences pour les populations de poissons et les activités qui en dépendent.
Cécile Cassier
Photos © Mohsen Kamal

1- L’Institut National des Sciences de l’Univers.

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