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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Les baleines à bosse sauvées de l’extinction ?
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Les baleines à bosse sauvées de l’extinction ?

La mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’IUCN (Union mondiale pour la conservation de la nature) a révélé une heureuse surprise. Il semblerait en effet que les efforts menés par la protection internationale pour préserver la baleine à bosse de l’extinction aient porté leurs fruits puisque celle-ci est passée du statut de « vulnérable » à celui de « préoccupation mineure ». Après avoir atteint un niveau très bas en 1970, sa population s’est progressivement reconstituée au cours des 40 dernières années, même s’il est peu probable qu’elle retrouve un jour ses effectifs de départ. Un succès toutefois nuancé par le sort de deux sous-espèces, la baleine à bosse d’Océanie et celle du Golfe Persique, toujours considérées comme étant « en danger ».

Pourtant, bien que les mesures de protection appliquées à la baleine à bosse aient été une réussite, la pression exercée par une pêche intensive n’en est pas moins présente. Et si elle reste latente pour cette espèce en particulier, elle représente en revanche une menace bien réelle pour d’autres cétacés.

Ainsi, malgré quelques signes de récupération, la baleine bleue de l’Antarctique est encore répertoriée comme « en danger critique d’extinction », stade le plus élevé de menace. Après avoir été à la « base de l’industrie baleinière internationale », le rorqual commun et le rorqual boréal connaissent un sort guère plus enviable. Décrit comme « en danger », leur état n’a pas connu d’amélioration substantielle au cours de ces dernières années. Alors que la plupart des pays ont cessé de les chasser depuis les années 1970, le Japon a, pour sa part, relancé la chasse au rorqual boréal en 2002 sous couvert d’études scientifiques. En 2006, il reprenait également la chasse au rorqual commun en Antarctique. Témoignant de la fragilité de la situation actuelle, le gouvernement nippon menace, par ailleurs, depuis 2006 de reprendre la pêche à la baleine à bosse. Une attitude qui reviendrait à renier le moratoire international sur la chasse des baleines, tout en violant le sanctuaire baleinier de l’Océan Austral instauré par la Commission baleinière internationale en 1994.

Aussi, si l’évolution se veut actuellement favorable pour la baleine à bosse et la baleine franche australe, elle aussi devenue « préoccupation mineure », près du quart des espèces de cétacés est encore considéré comme menacé par l’IUCN. Sur cette part, 10 % sont inclus dans les catégories « en danger » et « en danger critique d’extinction ».

L’avenir des petits cétacés est tout aussi incertain, certains comme le dauphin de l’Irrawaddy, le marsouin aptère et le dauphin de la Plata étant désormais qualifiés de « vulnérables ». Du fait de leur petite taille, ils sont massivement victimes de pêches accidentelles. En illustre le cochito ou « vaquita », une espèce de marsouin du Golfe de Californie au Mexique, présenté par l’IUCN comme « le probable prochain cétacé à disparaître ». L’institut base cette funeste prédiction sur les 15 % de sa population qui meurent chaque année dans des filets emmêlants. A l’heure actuelle, cette espèce en « danger critique d’extinction » ne compte plus que 150 individus vivant encore à l’état sauvage.

Outre les prises accidentelles, les cétacés sont confrontés à des difficultés croissantes incluant les collisions avec les bateaux, la détérioration de leur habitat naturel, le déclin des espèces proies et les perturbations sonores. L’IUCN note ainsi que les sonars militaires constituent une nuisance grave, notamment pour les baleines à bec qui plongent à de grandes profondeurs. Ils sont également suspectés d’être à l’origine des échouages de nombreux cétacés tel le dauphin à tête de melon, incidents dont la fréquence s’est accélérée depuis une trentaine d’années.

Cependant, même si un long chemin reste encore à parcourir pour venir en aide à l’ensemble des cétacés fragilisés, le répit accordé à la baleine à bosse est la preuve qu’aussi difficile que s’annonce le défi, il demeure accessible.

Cécile Cassier

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