
Recevez chaque semaine l'ACTUALITE d'Univers Nature par email |
180 289 abonnés des Actualités depuis 1999 un STOP PUB numérique offert 5 journalistes |
> Voir tous les chiffres clés
- Comment trouver une mutuelle adaptée à la ...
- Apprendre l’anglais en ligne
- Couper l’eau pendant le savonnage !
- Chaudière à basse température ...
- L’hiver, faut-il hiberner ou préparer le ...
Follow @twitterapi

Au cours des deux derniers mois, cinq éléphants ont été retrouvés abattus dans le Parc national de Tsavo, au Kenya. Leurs défenses coupées à la hache, marque du braconnage pour livoire, sont, pour les autorités et les associations de défense de la nature, le signe dune recrudescence de ce trafic illégal. En effet, Jonathan Kirui, directeur adjoint au parc, témoigne que « depuis la vente exceptionnelle divoire des pays dAfrique australe qui a eu lieu lan dernier à destination de la Chine et du Japon, nous avons remarqué une augmentation sans précédent des actes de braconnage sur les éléphants dans le parc de Tsavo ». Dans la même lignée, les rapports des services de la faune sauvage kenyans révèlent une augmentation de 60 % du braconnage dans le pays entre 2007 et 2008.
En 1989, léléphant dAfrique a été inscrit en Annexe I de la CITES (1), interdisant tout commerce international des éléphants et de leurs produits dérivés, notamment livoire. Cette disposition a été révisée en 1997 et certaines populations ont été déclassées en Annexe II, ce qui permet des échanges commerciaux avec autorisation spéciale de la CITES. Depuis, des ventes aux enchères exceptionnelles ont été autorisées, et notamment, la dernière en date, en novembre 2008, mettait sur le marché plus de cent tonnes divoire et a rapporté plus de 12 millions deuros. Pour les associations écologistes, ce type dautorisation ne peut que stimuler la demande et créer des failles permettant de blanchir livoire illicite sur des marchés légaux. Selon J. Kirui, au Kenya, « le kilo divoire se vend aux trafiquants locaux à 29, 50 minimum par les intermédiaires et cela pourrait inciter les populations locales, jusque-là non impliquées dans le commerce illicite, à y prendre part ». Par comparaison, sur le marché noir international, le kilo divoire se vend à plus de 600 euros.
Peter Pueschel, directeur de programme faune sauvage à lIFAW (2) estime à 20 000 le nombre déléphants tués chaque année pour leurs défenses. Il constate quactuellement le braconnage a atteint un niveau qui dépasse de loin tout ce qui a été enregistré depuis lembargo de 1989 sur le commerce de livoire. « La situation est terrible et doit être enrayée avant toute nouvelle escalade » déclarera James Isiche, directeur du bureau régional dAfrique orientale dIFAW.
>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

le 25 février 2009 à 12:00
3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
-
Les derniers articles de l'auteur :
- Isolant : quand le carton détrône le papier …
- Les chemins ruraux sauvés par les sénateurs
- Energie solaire : la révolution Rawlemon




