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Le Syndrome du Nez Blanc décime les populations de chauves-souris

Désignée sous l’appellation « Syndrome du Nez Blanc » (SNB), une nouvelle menace pèse désormais sur les populations de chauves-souris. Déjà éprouvées par la disparition de leur habitat due à la déforestation ou à l’urbanisation, la chasse et les mauvais préjugés, celles-ci sont désormais confrontées à un champignon virulent, découvert en 2006 dans une grotte située à New York, aux Etats-Unis. Ayant déjà fait des millions de victimes chez de nombreuses espèces de chauves-souris, il doit son nom à l’apparition d’un anneau blanc autour de la bouche ou du museau des chauves-souris.

Progressant très rapidement, cette maladie a déjà touché neuf espèces américaines de chauves-souris (1) et ne semble pas vouloir s’arrêter en si bon chemin. En effet, après avoir provoqué la mort de plus d’un million d’individus en seulement 4 ans, son aire géographique continue à s’étendre de plus de 200 km par an. En 2010, elle a finalement gagné le Canada ainsi que de nouveaux Etats tels que l’Oklahoma. Depuis 2006, la mortalité liée à ce champignon perdure dans de nombreux secteurs protégés, et se propage à d’autres espèces. Exemple malheureux mais éloquent, dans le comté d’Albany, dans l’Etat de New York, une cavité protégée a vu ses effectifs chuter de 16 134 individus en 2005 à 1 443 individus en 2008, accusant une baisse de près de 90 %.

En Europe, si des cas d’animaux porteurs du champignon furent rapportés, les populations européennes ne semblent pas succomber aux autres symptômes accompagnant le SNB et observés chez les populations américaines de chauves-souris.


Zones d’hibernation des chauves-souris (en gris) et régions touchées par le Syndrome du Nez Blanc


A l’heure actuelle, on dispose de peu de connaissances sur ce syndrome bien que le champignon Geomyces destructans ait été identifié comme l’agent causal du SNB. Outre la prolifération de champignons blancs sur la tête, les oreilles et les ailes des animaux touchés, ce dernier se traduit par une dégradation de l’état des chauves-souris par déshydratation et émaciation. Mais il perturbe surtout leurs comportements, leur faisant quitter leur hibernation pendant la journée en hiver et au début du printemps. Epuisées, elles brûlent leurs réserves de graisse et meurent d’inanition, de pneumonies, de fortes fièvres ou d’autres infections.

En novembre 2010, une publication scientifique a avancé une nouvelle hypothèse quant au mode de fonctionnement du Geomyces destructans. Celui-ci déclencherait une déshydratation massive chez les individus touchés, obligeant les assoiffés à de fréquents réveils pendant la période d’hibernation. Tout le métabolisme s’en trouverait alors affecté : atteintes circulatoires et respiratoires, dérégulation thermique et réduction des capacités de vol.

Du fait du nombre de données limitées sur cette maladie, peu de mesures ont pu être engagées. Suspectant que le passage des spéléologues et des chiroptérologues (2) de favoriser la propagation du champignon nocif, certains Etats ont interdit l’accès à certaines cavernes et grottes par mesure de précaution.

Cécile Cassier

1- Les espèces concernées sont : Myotis lucifugus, Myotis grisescens, Myotis velifer, Myotis austroriparius, Myotis septentrionalis, Myotis leibii, Myotis sodalis, Eptesicus fuscus, Perimyotis subflavus.

2- Spécialiste des chauves-souris.

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