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Le loup officiellement déclassé en France

Depuis qu’il a fait sa réapparition en France en 1992, le loup, espèce tant emblématique que polémique, est en progression. Recolonisant d’abord l’arc alpin, ce splendide canidé a récemment rejoint le Cantal et les Pyrénées et, pour 2009, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) estime à 180 le nombre de loups, répartis en 19 meutes sur le territoire national. D’après le ministère de l’écologie, les effectifs minimums observés ont augmenté de 20 % depuis l’hiver 2007. Devant la reconstitution des populations, le statut de ce grand prédateur a changé aux yeux des autorités. Espèce encore considérée comme très vulnérable en 1999, le loup vient d’être déclassé de la liste des espèces menacées d’extinction par arrêté ministériel du 27 mai 2009. Bien que bénéficiant toujours d’un statut de protection intégral, les dérogations pour les abattre seront désormais délivrées par les préfets de département.

Les modalités pour autoriser les tirs ont été publiées au journal officiel le 5 juin. Il en ressort une plus grande marge de manœuvre à l’échelle locale. Les préfets pourront autoriser les agents de l’ONCFS, mais également les éleveurs, à titre individuel, à supprimer des loups afin de prévenir des dommages sur les troupeaux, d’après le texte officiel, « dans la mesure où il n’existe pas d’autre solution satisfaisante » (protection des troupeaux et recours à l’effarouchement, N.D.L.R.). Le cadrage national fixe également à 8 le nombre maximum de loup dont la destruction pourra être autorisée pour cette année. Néanmoins ce plafond peut toujours être révisé, en fonction des dégâts occasionnés et sur avis du Conseil national de la protection de la nature.

France Nature Environnement juge les nouvelles dispositions de cet arrêté « inacceptables » et comme chez nos voisins américains, lorsque l’espèce fut déclassée pour les mêmes raisons, les associations de protection de la nature restent méfiantes. L’association Ferus déclarait par ailleurs en avril dernier que les discussions sur le cadre légal des abattages de loups étaient bien inutiles tant que les cas de braconnage se multipliaient. Des dérives sont toujours à craindre. En fonction des comportements de chacun, cette prochaine saison d’estive nous montrera si nous avons appris ou non à vivre avec le loup.

Elisabeth Leciak

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
léon
11 juin 2009 - 0 h 00 min

Quelqu’un me dit que les loups ont envahi Paris, soit par Issy soit par Yvry, tandis que les moutons et les bergers envahissent monts et collines, repoussés par la vague néo rurale et son cortège d’autoroutes, de TGV et d’engins mécaniques.

Si chacun respectait le territoire des autres…Mais autant parler de régime amaigrissant à une foule affamée!

L’humanité a un trou noir en bas du visage, qui engloutira le monde!


marseille42
11 juin 2009 - 0 h 00 min

Arrivée en force des Verts en France mais s’agit-il d’un environnement et d’une nature revus et corrigés par Le Nôtre? Marie-Antoinette jouant les bergères à Trianon, en quelque sorte. Place au bitumage, aux univers pavillonnaires dévoreurs d’espace et chassons ces hordes de loups, d’ours, d’animaux sauvages mais aussi de pauvres ou d’amoureux respectueux de la Nature et de ses équilibres. A moins que, craignant à juste titre que la comparaison lui soit défavorable, le chasseur humain veuille l’éviter.


lupus
11 juin 2009 - 0 h 00 min

C’est grâce aux jérémiades incessantes du lobby des éleveurs que l’on doit cette nouvelle réglementation. Bande de franchouillards, va ! en Italie et en Espagne ça ne se passe pas comme ça. Que l’on fasse passer l’idée de boycotter les produits dérivés du mouton (viande, laine, fromages,…) on verra bien si ces viandards détesteront vraiment les loups quand il y aura moins de soussous dans leurs popoches !


max
12 juin 2009 - 0 h 00 min

Je suis agriculteur de montagne exercant mon activite proche du cantal je vois d’un tres mauvais oeil l’intoduction du loup.En effet comment peut on au nom d’une pretendue ideologie de protection des especes mettre en peril une autre espece celle des paysans.Notre metier est tres difficile nous sommes les seuls a meme d’entretenir ces vastes montagnes qui si elles etaient a l’abandon deviendrais des friches ou meme le plus temerere n’oserait s’aventurait.Oui le loup s’attaque a nos troupeaux c’est prouve alors que fait’on on continue a le proteger les yeux ferme ou on fait preuve de courage politique en disant que des tirs sporadiques sur les loups les plus dangereux sera exerce?


karin02
14 juin 2009 - 0 h 00 min

Depuis toujours et pire encore depuis quelques décennies, l’homme s’octroie le droit de décider de ce qui est « bon et juste »…. pour lui. Comment peut on continuer de croire alors que nous allons droit vers la catastrophe, que avons tous les droits et que nous sommes les seuls maîtres à bord!!!.
L’homme envahit et détruit tout sur son passage : cultures et élevage intensifs a n’importe quel prix. Et même nos montagnes deviennent un territoire agricole!!! Le loup est chez lui la bas! Nous n’avons plus aucun grand prédateur pour réguler le gibier et les forets sont devenus le terrain de jeu de quelques humains armés de fusils qui ont remlacé lynx, ours et loups. Que ces fameux éleveurs de moutons commencent par surveiller leurs chiens qui, dans 70% des cas, sont eux même responsables de ces accidents (bagares, manque de nourriture : eh oui un patou doit manger tous les jours car il ne broute pas d’herbe). Et qu’on en finisse avec ces vieilles légendes qui font de ce superbe animal un tueur et un monstre. PARENTS, éduquez vos enfants et apprenez leur que le loup est un animal pacifique et intelligent, sociable et sans danger pour personne. Apprenez leur le respect de toute chose et expliquez leur l’utilité de chacun car c’est uniquement grace à cela que nous arriverons à changer le cours des choses.


taiga
14 juin 2009 - 0 h 00 min

on parle bien de 180 loups? c’est bien ça? 180! et déjà ils seraient en surnombre? Répétons-le au-delà de la lassitude, la terre ne nous appartient pas, elle n’est pas notre dû. Que les bergers et éleveurs qui subissent des dommages prouvés (qu’il ne s’agisse pas de chiens à l’abandon ou d’autres causes…) soient justement indemnisés et laissons vivre les loups. Leur enlever la protection revient à débrider à nouveau les pulsions anti-loups bien présentes encore dans les gènes de certains – « officiels » ou braconniers!! Les fusils ne vont pas tarder à aboyer dans les montagnes!Je ne donne pas cher de la peau de ces loups. Si nous observions leur comportement sociaux, nous aurions des leçons à prendre. Je partage tristement l’avis de « Leon », nous-l’humanité, nous sommes un trou noir béant dans l’univers


gardien de mouton
15 juin 2009 - 0 h 00 min

bonjour,
je garde des moutons et j’ai toujours beaucoup de mal quand des gens qui ne font pas mon travail m’expliquent ce qu’il faut que je fasse. Les personnes qui sont aux 35 heures et qui partent en RTT en montagne et qui me disent qu’il faudrait que je « dorme » avec mes moutons. Et ce n’est pas parce qu’on les élève pour la viande que l’on voit notre troupeau comme un tas de billets de banque.


marseille42
2 juillet 2009 - 0 h 00 min

180 loups pour 547 026 km2!!! Ca fait combien de cellules de loup au m2? Et pour combien de têtes de cheptel toutes espèces et races confondues? L’homme, citadin ou paysan, veut pouvoir jouer à l’apprenti sorcier en détruisant ou conservant ce qui l’amuse sur l’espace qu’il souhaite occuper. Elever des animaux pour la boucherie, c’est-à-dire pour les tuer (mais en barquette sous blister ça ne gêne que peu de gens de les dévorer) est contre-nature. Céréales, légumineuses et amandes diverses peuvent sans difficultés apporter les acides aminés indispensables. Sans oublier les sous-produits animaux (oeuf, lait, miel) qui peuvent être consommés de temps car pour qu’une femelle produise du lait, il faut qu’elle ait été gravide. Puis on tue les petits qui se retrouvent sur l’étal du boucher. L’enfnat a le lait de sa mère ou le soja ou le lait d’amande. L’adulte n’a pas besoin de lait, allergisant et dont le calcium n’est pas aussi assimilable que le lobbying laitier veut nous le faire croire. Alors, arrêtons l’élevage intensif et son massacre et laissons de vastes espaces pour que toutes les espèces, y compris prédatrices, puissent exister librement. Que les éleveurs se reconvertissent dans l’agriculture biologique, c’est l’avenir.


urgon
3 juillet 2009 - 0 h 00 min

Le loup, depuis sa colonisation (réintroduction, disent certains) de l’Arc Alpin, pose de graves problèmes à une profession (les éleveurs) qui est déjà en grande difficulté de par la pression foncière qui les repousse au fin fond des collines, la concurrence accrue au niveau international et les maladies exotiques en expansion qui causent des dépenses toujours plus élevées pour la prévention et la traçabilité. Pour mémoire, le revenu moyen d’un éleveur en région PACA est de 1300 € par mois, avec une durée de travail moyenne de 70h par semaine…
Ainsi, les éleveurs se trouvent face à un dilemme : agrandir leurs troupeaux pour faire des économies d’échelle et enfin ne plus vendre leurs agneaux à perte, mais alors ils se trouvent plus vulnérables par rapport au loup. Ou alors diminuer la taille de leurs troupeaux et diminuer la rentabilité de leur élevage. Sans compter la pression psychologique que provoquent ces attaques furtives, qui font généralement beaucoup de dégâts pour peu de viande consommée par le prédateur, et l’inefficacité relative des mesures de protection.
Bientôt, si le citoyen lambda ne se rend pas compte de cette situation, ce sont les éleveurs ovins qui seront en voie de disparition. Et le contribuable paiera des impôts supplémentaires pour l’entretien estival de leurs stations de ski (qui contribue fortement à diminuer les risques d’avalanche) par des machines autrement plus polluantes mais aussi pour prévenir l’embroussaillement des milieux naturels…


taiga
3 juillet 2009 - 0 h 00 min

Et bien, à lire Urgon, le loup est vraiment la cause de tous nos maux! Et revoila l’homme au centre de l’univers, tout lui appartient et doit se plier à ses exigences et à ses profits. Ce qui le gêne doit disparaître ou être encagé (ça peut rapporter des sous aussi, un animal en cage)
Heureusement, tout le monde ne partage pas ces opinions, il y a un nouveau courant de pensée qui nous amène très lentement à considérer la vie et la nature sous un autre angle que celui de l’exploitation.



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