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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Le hérisson devient un objet d’étude pour la ville de Nantes
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Le hérisson devient un objet d’étude pour la ville de Nantes

En collaboration avec l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes, la ville de Nantes va consacrer début novembre une étude au… hérisson ! La municipalité a, en effet, décidé de s’intéresser au sort de ce petit mammifère, lequel s’avère être un très bon indicateur de la biodiversité en ville. Décrite comme une « espèce parapluie » du cadre urbain, la présence du hérisson garantit celle de nombreuses autres espèces.

A l’origine de ce projet, une étude paysagère, débutée en 2008, a mis en exergue l’existence de corridors écologiques sur le territoire nantais (1) pour la faune vivant en milieu urbain. Afin de préserver ces corridors, la ville a décidé d’en étudier les mécanismes en se basant sur l’exemple concret du hérisson d’Europe. En suivant les pérégrinations de ce petit mammifère, enseignants et étudiants entendent donc valider « la réelle connectivité » de ces corridors.

Le repérage des hérissons débutera début novembre jusqu’à la période d’hibernation et reprendra au printemps 2010. Conduite de novembre 2009 à septembre 2010, l’étude englobera ainsi la période pré-hibernation, post-hibernation et la période de reproduction du hérisson. La remise d’un rapport est prévue pour le mois de septembre 2010.

L’équipe scientifique n’arpentera pas, toutefois, les rues de Nantes au hasard. Pressentis pour accueillir une population importante de hérissons, le choix s’est porté sur les quartiers Dervallières-Durantière et Saint-Joseph de Porterie en vertu de leurs atouts environnementaux et de la présence de cours d’eau tels que l’Erdre et la Chézine. Ces deux zones permettent, en outre, d’avoir deux terrains d’expérimentation, l’un présentant une urbanisation ancienne, l’autre une urbanisation récente et plus morcelée, destinée à évoluer dans les années à venir.

Si la perspective de scientifiques vaquant dans des quartiers nantais peut faire sourire, cette enquête de terrain affiche clairement une vocation scientifique. Afin de déterminer les milieux qui leur sont favorables, les hérissons repérés seront marqués et suivis, permettant ainsi d’observer leurs déplacements et leurs habitudes alimentaires. Les individus retrouvés morts subiront des analyses toxicologiques, notamment pour déterminer la cause de leur décès (intoxication, maladie, route…).

Dernière particularité de cette entreprise scientifique, la contribution bénévole des habitants à l’étude est la bienvenue. Ainsi, si des promeneurs remarquent des hérissons, vivants ou morts, ils sont invités à contacter le Centre Vétérinaire de la Faune Sauvage et des Ecosystèmes de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes (2).

Cécile Cassier
1- Passage qui crée une continuité entre deux espaces naturels fragmentés.

2- Le numéro mis à disposition des participants bénévoles est le : 02 40 68 77 76.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
thylacine
1 novembre 2009 - 0 h 00 min

Ne rions pas car:
1) Paradoxalement le Hérisson, mammifère banal et connu de tous s’il en est, n’est l’objet d’aucun suivi en France, et on manque cruellement d’infos sur ses populations, sa distribution, son écologie, etc…
2) Les milieux urbains et péri-urbains représentent un enjeu importante dans la conservation de la biodiversité: on y observe plutôt un maintien, voire une augmentation de la diversité (apparition de formes nouvelles en association mutualiste avec l’Homme…); la « campagne » en revanche est en constante « dégradation », à cause (entre autres!) de la pollution, des grands aménagements (routes, TGV, loisirs…) de l’agriculture intensive, et de l’intensification de la production de bois…


Josemite
1 novembre 2009 - 0 h 00 min

Où une fois de plus on s’aperçoit que l’on a besoin de plus petit que soi-même. Et que vive la Nature.


opaque
1 novembre 2009 - 0 h 00 min

la présence trentenaire d’un hérisson dans mon vieux jardin entouré de vieux murs est inversement proportionnelle à l’abscence de toute vie sauvage autour de celui ci.
c’est le paradoxe du hérisson, animal casanier.
Pour laisser vivre un hérisson dans son jardin, il faut d’abord arreter de le jardiner : les feuilles mortes ne s’y ramassent pas à la pelle, les vieux murs ne se cimentent pas, les arbres laissent tomber leurs branches mortes tous seuls comme des grands,les herbes folles et les plantent sauvages y poussent sans contrainte, les plates bandes et le gazon y sont proscrites. le hérisson sort la nuit:lampadaires interdits alentours.le herisson est un signe de bonne santé mentale de votre jardin: un espace naturel n’a en effet rien à voir avec un espace vert.
avec un peu de chance, le hérisson partagera son sommeil journalier avec moult passereaux, un écureuil, des abeilles sauvages,quelques rats,des insectes en tous genres et le chat, qui ne mange pas du hérisson, contrairement aux chiens, qui sont un peu cons.ne manque plus que le retour des hirondelles, depuis longtemps disparues des rues pavillionaires, faute de logis adequats…

Heureusement pour lui, le hérisson ne voit pas plus loin que le bout de son nez:il ne voit pas cette banlieue amère qui remplace les paysages alentours du temps jadis: on disait que vivre dans le sud, c’était pourtant bien… on aurait pu y vivre pour un million d’années. mais non, en dehors de mon jardin à hérisson, il ne reste plus que des lambeaux de nature en pot.les aménageurs locaux en ont décidé ainsi: la sainte croissance urbaine a fait le reste.mon jardin trop petit est une réserve d’indien pour un hérisson en voie de disparition.


florax31
2 novembre 2009 - 0 h 00 min

Le témoignage d’opaque n’est pas juste, dans mon jardin entretenu, engazoné, feuilles mortes ramassées, taillis et arbres taillés, largement éclairé par les lampadaires des rues qui le jouxtent, un, voire deux hérissons y ont leurs habitudes ; un écureuil aussi, un pic vert et de nombreux oiseaux leur rendent visite. Les seul dangers pour le chasseur de limaces sont justement les produits anti-limaces et la piscine …


opaque
4 novembre 2009 - 0 h 00 min

dont acte, Florax! j’ai un peu volontairement forcé le trait sur les besoins de nature vierge pour les hérissons. ceci dit votre jardin est certainement très agréable à vivre, je ne prétends pas que seuls les vieux jardins à l’abandon le soient.par contre je doute que vos herissons et vous même appréciez le bain nocturne d’éclairage municipal que vous semblez évoquer entre les lignes:votre maire ne serait probablement pas heureux de connaitre L’ANCPEN, qui lutte contre l’éclairage abusif de nos villes dortoirs(taper ANCPEN sur le web),mais l’obscur objet du désir se promenant la nuit, entre les maires irresponsables et les hérissons, il n’y a que ce genre d’associations qui puisse rétablir un dialogue constructif,voir une résistance civile qui fait encore défaut face aux raisonnements obtus de nos élus…



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