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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » Le Canada va abattre 325 000 phoques
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Le Canada va abattre 325 000 phoques

Au Canada, la chasse annuelle aux bébés phoques du Groënland vient de reprendre avec un quota de 325 000 animaux à abattre. Cette chasse a lieu depuis 1996, chaque année au printemps. Durant cette période l’ensemble des phoques du Groënland, qui vivent au nord-ouest de l’océan Atlantique, migre sur la côte Est de Terre-Neuve pour s’accoupler, mettre bas et allaiter leurs jeunes (les blanchons). Allaités pendant une douzaine de jours, les jeunes sont ensuite sevrés brusquement et commencent à muer, perdant ainsi leur fourrure blanche. C’est seulement à cette période que les chasseurs peuvent intervenir, la législation leur interdisant de tuer des animaux non-sevrés.

Avec la disparition de sa blancheur immaculée, la fourrure des jeunes phoques perd de sa valeur, aussi pour les chasseurs une course contre la montre s’engage et tous les moyens sont bons pour engranger un maximum de peau de blanchons. Bateaux et motoneiges sont alors utilisés pour accéder à une zone de chasse étendue, les concentrations de phoques ayant été, au préalable, repérées par hélicoptère sur les étendues glacées.

Cette chasse est l’une des rares qui se déroulent quasiment dès la naissance, ainsi l’an dernier, selon l’administration canadienne, 329 829 phoques ont été tués, dont 98 % de moins de 3 mois. Néanmoins, au-delà du nombre d’animaux tués, c’est principalement la brutalité et l’inutilité de cette chasse qui sont dénoncées. En effet, les phoques sont essentiellement tués pour leur fourrure (industrie de la mode), les carcasses étant abandonnées sur la glace.

Ainsi, ce qui représente le plus grand massacre de mammifères marins du monde vaut au Canada des critiques plus importantes chaque année. Cette année, l’Italie a instauré un système de permis strict et a fixé un embargo provisoire sur l’importation de produits dérivés de phoque. Le Mexique a voté une loi destinée à interdire l’importation de produits dérivés de phoque. La Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas examinent pour leur part une législation identique à celle des Etats-Unis, lesquels interdisent les importations de produits dérivés de phoque.

Bien que le phoque du Groënland soit considéré comme une espèce abondante (plus de 5 millions d’individus), de plus en plus de voix s’élèvent pour rappeler que la glace de l’Arctique fond et que de nombreux animaux du grand Nord pourraient disparaître dans les 20 années à venir. Parmi les victimes les plus médiatiques, des animaux comme les ours polaires et certains types de phoques, dont celui du Groënland, pourraient faire partie des premières victimes.

Par ailleurs le réchauffement climatique fait augmenter le taux de mortalité des jeunes phoques, les mères trouvant plus difficilement une glace suffisamment solide pour porter leur progéniture durant ses 2 premières semaines de vie… un paramètre qui n’est pas pris en compte dans le quota annuel d’abattage.

Il est vrai que l’enjeu économique n’est pas neutre, avec un apport de 30 millions de dollars par an à Terre-Neuve-et-Labrador et un marché en expansion, des pays comme la Russie, l’Ukraine et la Pologne, à côté des traditionnels consommateurs que sont la Norvège, le Danemark et la Chine, permettant aux chasseurs canadiens d’envisager l’avenir sereinement.

Alex Belvoit
photos © IFAW

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 25 mars 2006 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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