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La France crée une réserve naturelle en Antarctique

La ministre de l’écologie, Nelly Olin, vient d’annoncer la prochaine création d’une réserve naturelle sur les terres australes et antarctiques françaises (les TAAF), situées au pole Sud. Une fois mise en place (probablement le 23 novembre), cette réserve englobera plus de 600 000 hectares terrestres et maritimes, répartis entre les archipels des Kerguelen et de Croze, les îles d’Amsterdam et de Saint-Paul, ainsi que la Terre Adélie, la fraction française de l’Antarctique.

Mal connues, ces terres australes et antarctiques disposent pourtant d’un patrimoine biologique inestimable. C’est d’ailleurs dans le cadre de la Stratégie nationale de la biodiversité que cette réserve voit le jour.

Dès le début des années 90, un moratoire de 50 ans déclarait l’Antarctique comme ‘Terre de paix et de science’ dédiée aux scientifiques et chercheurs. Néanmoins les trois groupes d’îles françaises, ne bénéficiant pas de ce statut, leur mise en réserve officialise un peu plus ce désir de préserver la région antarctique et renforce la surveillance contre l’introduction (volontaire ou accidentelle) d’animaux et de végétaux sur ces terres. Le statut de réserve naturelle (on en compte actuellement 154) constitue en effet le degré le plus élevé de protection de la nature.

Pourquoi tant de précautions ?

Parce que l’Antarctique est la seule grande région froide du globe qui soit de nos jours dans un état voisin de son état d’origine (ce qui est loin d’être le cas de l’Arctique par exemple). Les îles subantarctiques françaises sont, du fait de leur éloignement des centres d’activités humaines, de véritables sanctuaires pour la faune et la flore, et présentent de nombreux milieux terrestres encore vierges. Ces terres abritent la plus importante diversité d’invertébrés et de plantes des îles subantarctiques. Les vertébrés ne sont pas en restent, on y trouve par exemple la plus riche communauté nicheuse d’oiseaux marins au monde et des dizaines d’espèces endémiques de plantes et d’insectes. Ce patrimoine biologique, encore presque intact, est au niveau mondial d’une importance considérable.

Mais si cette richesse est inestimable, elle pêche par sa fragilité. Compte tenu de l’absence naturelle de grands herbivores et de carnivores, la faune et la flore terrestres n’ont développé aucun mécanisme de défense contre la colonisation par de nouvelles espèces, soit prédatrices, soit compétitrices. Ce sont donc des espèces particulièrement fragiles. Les introductions animales et végétales, ainsi que les activités humaines, sont les principales nuisances qu’ont à craindre les Terres australes françaises, leurs conséquences sont énormes et souvent irréversibles.

Si l’on considère les autres îles océaniques du monde, il s’est avéré que l’arrivée de l’homme a fait disparaître directement ou indirectement la moitié des espèces animales endémiques à ces lieux. Un danger potentiel que la création de cette réserve naturelle pour les terres australes et antarctiques françaises tente d’écarter.

Cécile Fargue

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