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La collecte de matériaux perturbe le fleuve Niger et ses usages

Selon des chercheurs de l’IRD (1) et leurs partenaires, le lit en amont du Niger se creuse d’année en année en raison du prélèvement excessif de sable et de gravier pour répondre à l’extension urbaine, en particulier de Bamako, et pour les grands aménagements alentours (barrages, etc.). De fait, la population de la capitale malienne a plus que décuplé en 50 ans, passant de 130 000 habitants en 1960, à 1 million en 1998, puis à 1 800 000 en 2009. Pour suivre cette croissance, on recense plus de 60 sites d’extraction et de stockage principaux actuellement en activité, le long du Niger, sur 150 km à proximité de Bamako. Selon le Syndicat National des Transporteurs Routiers Urbains et Interurbains du Mali, la filière emploie au moins 15 000 personnes, dont la plupart sont des « pêcheurs de sable ». Ces derniers extraient les matériaux à la main, souvent en apnée et à des profondeurs pouvant atteindre trois mètres.

Selon les différentes enquêtes menées (comptage de camions, importations de ciment…), entre 15 et 20 millions de m3 de matériaux auraient été extraits du fleuve de 2000 à 2006, entre Kangaba et Koulikoro, en amont et en aval de l’agglomération de Bamako.

Outre l’impact écologique, ces prélèvements affectent le secteur agricole, rognant sur des terres arables. Ils mettent également en péril des ouvrages d’art comme les ponts et les digues. Par ailleurs, le creusement du lit entraîne, à débit égal, un abaissement de la ligne d’eau du fleuve. A terme, cela implique une moindre fréquence des débordements dans les plaines alluviales et ses conséquences agricoles, une diminution de la recharge des nappes phréatiques et un accès plus difficile à l’eau de pompage lors des étiages (2). Enfin, les collectes de sable et de gravier perturbent les peuplements de poissons, et influent ainsi sur la productivité de la pêche.

Ces impacts sur les ressources piscicoles et agricoles sont d’autant plus inquiétants lorsqu’ils touchent un pays comme le Mali, aux faibles ressources économiques. En outre, comme l’a souligné l’IRD, si la ressource en sable est « d’exploitation économiquement aisée », elle n’en est pas moins épuisable. Pour l’heure, la poursuite de l’expansion urbaine et la construction prochaine de nouveaux aménagements sur le Niger supérieur, à l’instar du barrage de Fomi en Guinée, laissent craindre une accélération du phénomène.

Cécile Cassier
1- Institut de recherche pour le développement.

2- Période de l’année où le débit d’un cours d’eau atteint son point le plus bas.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 28 juin 2011 à 12:00

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