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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Nature » L’Europe donne le feu vert à un anticoagulant toxique pour la faune
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L’Europe donne le feu vert à un anticoagulant toxique pour la faune

Substance anticoagulante toxique utilisée dans la lutte contre certains rongeurs, responsables de dégâts dans les cultures agricoles, le Difénacoum vient d’être inscrit à l’annexe 1 de la Directive européenne (91/414/CEE) relative à la mise sur le marché des produits phytosanitaires. Suscitant une vague d’indignation auprès des associations environnementales, cette évolution de la réglementation européenne autorise désormais l’utilisation de ce produit au sein des pays européens et ce à compter du 1er juillet 2010. Elle fait écho à la possibilité d’une éventuelle autorisation du Brodifacoum, autre substance anticoagulante jugée ‘ encore plus toxique ’ par la LPO (1), envisagée en février 2009. Dans le cas où cette autorisation serait validée, le Brodifacoum viendrait alors allonger la liste des produits phytosanitaires figurant à l’annexe 1 de la dite Directive.

Si le rôle initial de ces produits est de provoquer des hémorragies mortelles chez les rongeurs, ils n’en subsistent pas moins dans l’organisme de leurs victimes, se répercutant dès lors à l’ensemble de la chaîne alimentaire. Des études ont ainsi prouvé l’impact de ces substances phytosanitaires sur la faune sauvage, et notamment les rapaces nécrophages (vautours, milans…) intoxiqués suite à l’ingestion de proies contaminées. Or, la plupart de ces espèces est d’ores et déjà menacée d’extinction, à l’image du vautour percnoptère dont les effectifs ont chuté de 50 % en l’espace de quarante ans.

Mais là où il y a incohérence dans les faits, c’est que la Bromadiolone, anticoagulant de pouvoir équivalent largement utilisé pour lutter contre les campagnols terrestres, a, quant à elle, été retirée de la liste des substances autorisées à l’échelle européenne. De même, les produits à base de bromadiolone ne seront plus autorisés à l’extérieur à partir de 2011. La raison de cette éviction tient à l’hécatombe qu’a générée le recours à cette substance chez les milans royaux dans les années 1980, les rapaces ayant été préservés in extremis grâce à des plans de conservation.

En appelant aux expériences passées, France Nature Environnement (FNE) et la LPO interpellent le gouvernement français afin que celui-ci s’oppose à l’utilisation d’anticoagulants tels que le Difénacoum et le Brodifacoum en usage extérieur sur le territoire. Elles invitent à la suppression progressive de ces substances et à leur substitution par des méthodes alternatives non chimiques, déjà expérimentées dans la lutte contre le ragondin et le rat musqué. La principale solution envisagée est le piégeage, les modèles utilisés variant au gré des espèces ciblées. Certains pièges peuvent, par ailleurs, s’avérer extrêmement efficaces, à l’instar du piège Topcat qui ne nécessite pas d’appât et s’installe directement sur les galeries. Toutefois, il est vrai que cette méthode nécessite du temps et de l’entretien.

Cécile Cassier
1- La Ligue pour la Protection des Oiseaux.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 17 septembre 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
Babou
19 septembre 2009 - 0 h 00 min

Ah ces fameux technocrates de Bruxelles… Ils n’arrêtent pas de donner raison à leurs détracteurs : ils seraient incohérents.
On a effectivement l’impression d’une énorme pieuvre avec plein de tentacules gauches (à défaut de mains du même nom), la 1ère ne sachant pas ce que fait la seconde et ainsi de suite/
Plus sérieusement, ces politiques, braves au demeurant quand on les considère individuellement, se retrouvent acteurs d’une énorme machine qui apparemment est au service des économies de marché et non des individus européens et ils se trouvent impuissants.
Il y a longtemps que l’économique a pris le pouvoir sur le politique… et toute incohérence est à mettre au compte du rouleau compresseur économique qui ne tient compte pas plus de la faune que du devenir de la planète.


lupus
19 septembre 2009 - 0 h 00 min

Et si l’on laissait un peu tranquilles les prédateurs naturels au lieu de les abattre et les classer comme espèces nuisibles (fouines, martres, loups, etc…) sûrs qu’il n’y aurait plus besoin de ces poisons. (De plus les rongeurs ont le droit de vivre aussi, n’en déplaise aux économistes !)


michele77500
19 septembre 2009 - 0 h 00 min

Laissez-les vivre, tous ces petits « nuisibles » car à force de vouloir tout manipuler, l’homme creuse sa propre tombe ! Et le premier nuisible de la planète, nous savons tous qui il est. Alors laissez donc quelques grains aux rongeurs et aux oiseaux, et ne nous empoisonnez pas !


cuicui
20 septembre 2009 - 0 h 00 min

Une fois de plus il est démontré que l’EUROPE dirigée par les lobbys n’est que le paravent derrière lequel se perpetuent tous les coups bas des politiciens , et ce dans tous les domaines.


Soase
20 septembre 2009 - 0 h 00 min

ben du temps, il y en a et de la main d’oeuvre aussi pour entretenir ! il n’y a qu’à reconvertir les gens de novartis, baxter et autres labos empoisonnants dans des travaux d’utilité publique ;


Linotte
21 septembre 2009 - 0 h 00 min

C’est marrant comme, venant de lire l’article sur les forêts malgaches, j’ai l’impression de le lire une deuxième fois en lisant avec celui-ci…
Ainsi fonctionne le monde, pourrait-on dire ?
Et l’Europe avec, pourquoi serait-elle différente des autres continents, tant qu’il y a l’Homme dessus…


philou
21 septembre 2009 - 0 h 00 min

Par ici, la recrudescence des rongeurs qui fait que les agriculteurs ont recours au piégeage est due au classement en « nuisible » du renard, principal prédateur. 1800 renards tués en 2008 dans les hautes pyrénées … et par chez vous???
Pour tout renseignement, contactez l’association de protection de la nature la plus proche de chez vous.


Martin
21 septembre 2009 - 0 h 00 min

Permettre d’utiliser du Brodifacoum au lieu de la Bromadialone, équivaut à interdire les allumettes et permettre l’utilisation de lance-flammes.

Les politiciens qui permettront cela, devraient être tenus d’en porter la pleine responsabilité durant leur vie entière. Ils réfléchiraient peut-être (un peu) avant de décider.

Aujourd’hui, personne ne peut encore prétendre ne pas savoir l’écotoxicité des anticoagulants, peu importe qu’ils soient de première, seconde ou troisième génération. Ceux qui ne sont pas renseignés à ce sujet, ne devraient pas se dire « politiciens », responsable du bien de notre société et de notre environnement.

Mais il faut croire que les lobby de l’industrie chimique font du bon travail … et savent bien … ne pas dire ce qu’ils savent depuis longtemps !

Martin



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