Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Habitat » L’ambroisie, cauchemar des personnes allergiques
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






L’ambroisie, cauchemar des personnes allergiques

Surnommée « herbe à poux » au Québec où on l’accuse d’être à l’origine de bon nombre de nuisances, l’ambroisie intègre ce que l’on appelle communément les « mauvaises herbes ». Mais si sa fâcheuse habitude de s’installer là où on ne l’attend pas était le seul reproche à lui adresser, il n’y aurait pas lieu d’en parler.

Espèce à part, l’ambroisie se distingue par le fort pouvoir allergisant de son pollen, devenu la hantise des personnes sensibles. Si l’on s’en réfère aux dires du Ministère de la Santé, « quelques grains de pollen par mètre cube d’air » suffisent à déclencher des symptômes caractéristiques. Il s’agit le plus souvent de rhinite allergique, laquelle se traduit par un écoulement nasal, l’apparition de conjonctivites et de gênes respiratoires de gravité variable. En France, on estime que 6 à 12 % de la population exposée est allergique à l’ambroisie, ce chiffre variant selon la zone ciblée.

Incommodante, cette plante l’est d’autant plus qu’elle est extrêmement envahissante. Largement implantée en région Rhône-Alpes, elle a depuis investi les départements voisins des vallées de la Saône et du Rhône. Si les plaines et les collines de basse altitude lui sont propices, cela ne l’empêche pas de se fixer jusqu’à plus de 800 mètres d’altitude.

Elle colonise des types de terrains variés. Il n’est pas rare de l’apercevoir sur les bas côtés des routes, sur les ronds-points ainsi que sur les bordures enherbées (1) des champs. Elle affectionne également les aires incultes jalonnant les zones commerciales, de même que les sites laissés en friche en attente de construction. Enfin, elle s’immisce aisément au sein des cultures agricoles, se répandant dans la plus grande discrétion avant d’être découverte lors de la récolte. Il est alors trop tard pour tenter de limiter la propagation de la plante, la coupe des moissonneuses favorisant la multiplication des tiges.

Une contamination à laquelle chacun contribue. A notre insu, nous aidons cette plante à se disséminer en la transportant à l’état de graines sous la semelle de nos chaussures et sous les pneus des voitures particulières et des véhicules d’entretien. Une fois déposées, ces graines profitent du climat actuel, alternant périodes chaudes et pluvieuses, pour se développer rapidement.

Noircissant encore un peu plus le tableau, les moyens de lutte contre l’ambroisie sont restreints. Si la floraison a déjà eu lieu, le recours à l’arrachage ou au fauchage s’impose.

Mais la meilleure option consiste à intervenir avant la floraison, laquelle commence à la mi-août. Pour plus de sûreté, il est recommandé de détruire l’ambroisie dès les mois de juin-juillet afin de limiter au maximum la reproduction de la plante et d’éviter la production de son redouté pollen.

Conscients que seule une action conjointe et organisée pourra endiguer ce phénomène, le Ministère de la Santé, la DRASS Rhône-Alpes et la DDASS de l’Isère ont prévu de se rencontrer le 21 novembre prochain afin d’arrêter un plan de lutte efficace.

Cécile Cassier

photo © AZUR MULTIMEDIA-POLLEN/Jacques THOMAS

Pour plus d’informations : http://www.ambroisie.info

1- Les bordures enherbées consistent en des bandes de terre abandonnées à la végétation sauvage qui, situées au bord des champs, limitent les ruissellements et détournent les insectes des cultures.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 25 juillet 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
patou
25 juillet 2008 - 0 h 00 min

S’il y a recrudescence d’allergies c’est en partie à cause d’une mauvaise alimentation déséquilibrée et pleine de produits chimiques.Les conditions de vie se sont dégradées et le stress a augmenté depuis le début du 20 eme siècle .Si l’ambroisie se développe si bien c’est peut-être parceque les hommes ont crée les conditions climatiques pour cela .Donc à réfléchir..


joëlle
28 juillet 2008 - 0 h 00 min

Je suis entièrement d’accord avec Patou. Cette plante existe depuis très longtemps et si elle posait réellement un problème, l’homme l’aurait déjà combattue depuis longtemps.
Bref, on fait porter le chapeau à une plante pour ne pas remettre nos propres dérives en compte.


Brunojoue
28 juillet 2008 - 0 h 00 min

Après une étude de terrain en 2007, Poitou-Charentes Nature a confirmé l’arrivée et l’extension de l’ambroisie en Poitou-Charentes, dans plusieurs secteurs.
Une plaquette d’information à destination du grand public, des médecins, pharmaciens, vient d’être éditée.

Plus d’informations sur cette action :
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/Mise-en-place-d-un-reseau-de-suivi.html


lea
31 juillet 2008 - 0 h 00 min

Si on partait de l’origine, des causes, après avoir fait le constat ?
En effet, dans l’excellent ouvrage de Gérard Ducerf, « l’encyclopédie des plantes bioindicatrices alimentaires et médicinales », on peut lire à la page »Ambrosia artemisiifolia ( l’ambroisie), dans le paragraphe qui décrit les caractères indicateurs de sa présence:

- Perte d’humus, déstructuration des argiles par les intrants chimiques provoquant la disparition du CAH et la réduction des sols en poussière.
- Stérilisation des sols par bouleversement des couches anaérobies du aux labours trop profonds et aux travaux routiers et urbains.

Je rajoute,, que comme en ce qui concerne les inondations et leurs conséquences ces catastrophes ne sont pas si naturelles que ça, mais la conséquence de nombreux facteurs issus de l’activité humaine, du manque de prévention, si ce n’est parfois de mauvaise volonté, avec des vues à trop court terme.
Merci pour vos infos et la possibilité que vous offrez de s’exprimer.


lea
31 juillet 2008 - 0 h 00 min

Pardon pour l’oubli, je reprends la phrase dans laquelle est utilisée cette abréviation CAH, qui signifie » Complexe argilo humique »:

Perte d’humus, déstructuration des argiles par les intrants chimiques provoquant la disparition du CAH et la réduction des sols en poussière.


Anibé
3 août 2008 - 0 h 00 min

merci @ joelle, patou, léa, pour avoir recadré ce problème…
Il n’est que de suivre le lien vers le site « officiel » pour avoir froid dans le dos:
( http://www.ambroisie.info )
« Eliminez cette nuisance » !!! QUI est la « nuisance », dans ce genre de problème? Trop facile de désigner des boucs émissaires, quand on a semé le désordre et la mort chimique dans la Nature.
Nos bons amis les producteurs de biocides avaient déjà désigné l’innocent pissenlit comme ennemi public n°1 du jardinier… on peut s’attendre à tout. A quand la chasse aux écolos? :o /



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
414

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS