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Grive à ailes rousses, la coche ne fut pas manquée !

Soit complètement déboussolés, soit voyageurs intrépides, il n’empêche que certains oiseaux ne parcourent pas des distances incroyables sans passer inaperçus. Le week-end dernier, une grive à ailes rousses, perdue dans un jardin potager de Belgique, a été accueillie par des dizaines de photographes.

La Grive à ailes rousses (Turdus eunomus) est un oiseau qui niche en Sibérie et passe généralement l’hiver en Asie. Sa présence en Europe est quasi improbable, d’après l’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel) il n’y a jamais eu d’observation en France, et en Belgique sa dernière visite daterait de 1956. Proche cousine de la grive mauvis, cette espèce peut être facilement confondue, une légère nuance de couleur, des flancs rouge orangé marquent la subtile différence. Espèce peu spectaculaire donc, elle présente, cela dit, une grande valeur dans le monde de l’ornithologie. Considérée comme une espèce très rare en Europe, chaque observation doit être homologuée par un comité d’experts. Et l’homologation, c’est quand même la « super-coche », comme on dirait dans le jargon ornitho, une sorte de trophée suprême pour collectionneurs.



La grive à ailes rousses dans le village d’Erezée, en Belgique


Quand le jeune Noé, traînant dans les vergers d’Erezée, une petite bourgade du Luxembourg, a découvert cet oiseau, la nouvelle n’a pas tardé à se savoir. Un formidable réseau, ficelé de sites internet, de blog, de forum, de téléphonie mobile, comme, par exemple, le site RBA (Rare Bird Alert) qui va jusqu’à envoyer les informations aux abonnés directement par texto, a montré son efficacité. Le lendemain, des centaines d’ornithologues (250 personnes d’après Antoine Derouaux de l’association Aves Belgique), venus de Belgique, mais aussi des pays voisins, étaient sur place, objectifs, jumelles et longues vues braqués sur l’animal circonspect. Si l’oiseau ne semble pas avoir été dérangé par la foule des admirateurs, le village d’Erezée, habituellement tranquille, a connu, quant à lui, quelques petits soucis avec la circulation automobile…

La collectionnite aiguë de l’ornithologue nous vient du Royaume-Uni. Basée sur le principe de la « coche », c’est-à-dire cocher sur une liste le plus d’espèces possibles, ou mieux encore, accumuler les photographies, cette course à l’observation est un sport très pratiqué, et parfois coûteux. Une espèce de petit guillemot du Pacifique, avait attiré, en 2006, plus de 2 000 personnes sur les côtes du Devon et une chouette Harfang actuellement sur la côte belge s’est fait lister par un groupe d’ornithologues espagnols qui n’a déboursé le voyage que pour cette observation. On peut toujours s’interroger sur le plaisir qu’il y a à s’entasser comme des paparazzis autour d’un oiseau, nos rapports à la nature étant toujours très subjectifs, mais l’inquiétude quant au dérangement que provoque ce genre de rassemblement et l’impact qu’il peut avoir sur des animaux parfois très sensibles n’est peut-être pas anodin…
Elisabeth Leciak
Photo © Jules Fouarge

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commentaires sur cet article - Univers Nature

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Commentaires
pik16
8 janvier 2009 - 0 h 00 min

Même si tous ces « spotteurs » dérangent un peu les animaux je préfère un appareil photo à un fusil de chasseur. Souhaitons que ces photos fassent prendre conscience à beaucoup de personnes de la fragilité et de la beauté de notre nature


pijal
8 janvier 2009 - 0 h 00 min

Magnifique !… admirable !… et combien de tonnes de CO2 pour voir cet oiseau ?…. et le photographier uniquement dans le but de dire, moi, j’ai cet oiseau dans ma collection ?…
Pour des amoureux de la nature c’est pas très malin comme comportement !…
Mais de suite on s’empresse de faire le parallèle entre un appareil photo et … un fusil !..
Un ex-chasseur mais « VRAI » défenseur de la nature et de la faune.


musico
9 janvier 2009 - 0 h 00 min

Foutons la pais aux animaux et voila, c’est simple.
Les français ne sont pas prêts à se révolter contre ce qui nous tue peu à peu, mais supprimons-leur: la chasse, le Paris-Dakar, les 24h du Man, les déodorants chimiques en aérosol, le Kocacola, leur 4×4 … et ils se révolteront. A croire que leur nombril à chatouiller est plus important que l’humanité toute entière. Comme c’est triste au fond.


brice
14 janvier 2009 - 0 h 00 min

J’aimerai attirer l’attention sur une incohérence vraiment troublante dans l’attitude de certaines personnes se disant aimant la nature.
Je ne comprends pas comment l’on peut se dire, d’un côté, amoureux des oiseaux et d’un autre, n’avoire aucune conscience écologique.
En effet, certaines personnes sont prêtes à faire de longues distances juste pour observer un individu. Cela au détriment de l’environnement au sens large et de la tranquilité de cet individu.
Cela me parait grotesque.

Ne vous suffit il pas de savoir que l’espèce est présente pour obtenir un certain plaisir. D’autres personnes géographiquement proches du site peuvent faire un suivi, des photos… Avec internet, vous pouvez bénéficier de tout ces résultats.

De plus, le ridicule est dotant plus grand que bien souvent il s’agit, comme dans l’exemple de la cette pauvre grive à aile rousse, d’un individu herrant ou perdu dont la présence est anormale.

A bon entendeur, salut.

Brice



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