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Forte régression des moineaux dans les villes

On parle souvent des espèces animales exotiques en voie d’extinction et on en oublie celles que l’on côtoie au quotidien. Le moineau, grand adepte des milieux urbains, connaît pourtant un déclin important dans l’ensemble de l’Europe. On estime ainsi qu’en Grande-Bretagne les effectifs ont diminué de 62% entre 1970 et 1999. La Finlande a enregistré une baisse équivalente, estimée à 60% en 25 ans. A une échelle plus restreinte, le nombre d’individus ayant élu domicile à Hambourg a chuté de 50% en 30 ans, un chiffre à relativiser face à la dégringolade qui sévit à Prague où 60% des moineaux ont disparu en seulement 20 ans.

Les hypothèses avancées pour expliquer cette régression sont nombreuses. D’une part, les bâtiments modernes de par leur conception et un entretien régulier offrent moins de sites de nidification. Par ailleurs, l’éloignement des banlieues conduit le moineau à déserter le centre-ville pour des milieux plus hospitaliers, à la frontière entre campagne et ville. Mais des facteurs plus graves sont en jeu tels que la densité du trafic routier et la raréfaction de la nourriture, le nombre d’insectes faiblissant d’année en année, tout du moins en milieu urbain. Enfin, le moineau se voit contraint de cohabiter avec le pigeon, lequel, non fort d’intensifier la concurrence alimentaire, est également vecteur de maladies létales.


Bien que le moineau parisien fasse figure de privilégié du fait de la faiblesse de son déclin, la LPO et le CORIF ont lancé une action conjointe en 2003 visant à dresser un état des lieux des populations de l’oiseau évoluant au sein de la capitale française. A raison de deux vagues d’observations annuelles de dix jours, des bénévoles ont réalisé des relevés sur les mêmes sites et au cours des mêmes périodes saisonnières. Consignées dans des fiches récapitulatives, les données recueillies ont ensuite été confiées au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN) pour analyse.

Les premières conclusions attestent d’une représentativité inégale, tributaire des spécificités environnementales relatives à chacun des quartiers de la capitale. Ainsi, la densité de la végétation, l’époque de construction des bâtiments et les flux de circulation à la fois automobile et piétonne ont eu une incidence directe sur la taille des effectifs parisiens.

Les résultats des travaux menés par le MNHN seront communiqués dans leur intégralité lors du Festival de l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux, organisé le 24 mai prochain en hommage à la Fête de la Nature. Ils permettront de définir des mesures de protection efficaces pour ménager le volatile citadin. Pour l’heure, le CORIF et la LPO ont d’ores et déjà prévu de reconduire l’enquête sur les cinq prochaines années à venir.

Cécile Cassier

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 21 mai 2008 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
mutsi
21 mai 2008 - 0 h 00 min

Bonjour ! Je confirme la diminution de ces petits oiseaux si familiers. En effet, à 15 km de Genève, où la banlieue n’est plus qu’à 1 km à vol d’oiseau, je confirme qu’il y a encore 30 ans, nombre de moineaux fréquentaient notre jardin. Rien a changé dans ce jardin mais nous sommes entourés de champs cultivés et de deux routes à circulation intense, donc, … cherchez l’erreur, comme on dit ! Hélas ! Mais par bonheur, nous avons encore des papillons !m


etpuisquoiencore
21 mai 2008 - 0 h 00 min

J’avais remarqué ce phénomène lorsque j’habitais Dieppe, pourtant pas une bien grande ville! Concurrence: goélands, étourneaux… Mais depuis un an j’habite à quelques kms seulement, et mon jardin est ‘envahi’ de moineaux! Invasion sympathique, sauf pour ceux que je soupçonne de squatter ma toiture. En revanche, je me demande s’ils ne dissuadent pas les autres, j’ai repéré une ou deux mésanges, mais pas de rouge-gorge, pour le moment.


Lilibeth
22 mai 2008 - 0 h 00 min

J’observe depuis plusieurs années en région parisienne l’invasion des corvidés, pies et corneilles, et quelques geais. Pour avoir vu une corneille manger littéralement un moineau vivant (avec les autres de la « volée » qui essayaient de le défendre) je pense que ces prédateurs ne sont pas pour rien dans leur raréfaction. On ne voyait jamais de corneilles noires dans la ville, et rarement des pies. Ces oiseaux sont très gros et très carnassiers (ils détruisent également les couvées des autres oiseaux). Je ne sais pas à quoi est due leur prolifération en ville.
Par ailleurs, les jardins « de curé » en banlieue sont remplacés par des immeubles ou par des jardins « béton gazon thuya » par les nouveaux propriétaires. Ceci est très défavorable (les oiseaux, c’est comme les feuilles, « ça fait sale »).


terminator
25 mai 2008 - 0 h 00 min

Bonjour, voyageant pas mal entre Nord Pas de Calais, région centre et Aubrac, je valide évidemment le constat sur la diminution des moineaux domestiques (et friquet). Mais il y a un oubli et une erreur, me semble-t-il , dns votre analyse.
L’erreur, c’est de dire qu’il y a moins d’insectes en ville qu’à la campagne. Dans les zones de grande culture, il n’y a plus d’insectes ! La biodiversité a tendance à s’améliorer en zone urbaine et pas du tout en campagne.
L’oubli ce sont les chats. Leur prolifération cause d’incroyables prédations chez les passereaux et les moineaux. J’avais des verdiers, des rouges-gorges et des pouillots qui venaient régulièrement dans mon jardin à Lille, c’est fini depuis que mes voisins ont changé, les nouveaux ayant apporté quatre chats avec eux.Il est temps de poser la question à l’échelle du pays : les animaux domestiques représentent une empreinte écologique considérable par leur alimentation industrielle(les croquettes ont exigé énormément de cultures céréalières pour nourir les animaux qui vont les nourrir à leur tour) et par leur prédation directe.


AHL
26 mai 2008 - 0 h 00 min

Bonjour,
j’ai lu une info d’un scientifique anglais qui ayant remarqué la raréfaction des moineaux en ville en a cherché la raison. Il a trouvé qu’ils étaient nombreux à mourrir de cancer des voies respiratoires dus aux catalyseurs des pots d’échappement .


nauthomm
29 mai 2008 - 0 h 00 min

Il est clair qu’on est plus souvent envahit à Lille de pigeons qui saccagent les trottoirs de leur fiente et leur risque de transmission de maladie mais ils persistent quelques moineaux qui piaillent le matin au réveil du côté de chez moi…



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