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Faire respecter le statut de protection du loup

Début septembre 2010, avec l’aval du président de la République, le préfet des Alpes-de-Haute-Provence autorisait le prélèvement d’un loup dans le massif du Parpaillon/Ubaye en raison d’une augmentation des dommages causés aux troupeaux. Cet exemple pourrait bien ouvrir la voie à d’autres décisions de cet acabit. En effet, un projet d’arrêté ministériel est actuellement à l’étude en vue de fixer les conditions d’autorisation de destruction du loup. Selon l’organisation One Voice, mobilisée pour contrer ce projet, cet arrêté devrait, à terme, octroyer le droit aux préfets d’autoriser des tirs sur les loups « lorsque toute autre méthode de prévention se révèle inadaptée ou insuffisante ». Concrètement, les discussions qui se tiennent actuellement autour de ce texte visent à fixer les conditions générales donnant lieu à ces autorisations exceptionnelles de destruction d’une espèce pourtant protégée, ainsi que les quotas maximum d’individus « abattables » chaque année.

Alors qu’il subsiste moins d’une centaine d’individus sur notre territoire, un tel arrêté, s’il venait à être voté, aurait des conséquences dramatiques pour l’espèce. Le texte stipulant notamment que les tirs de prélèvement viseront des individus au hasard, cette pratique, en l’absence de suivi scientifique, pourrait fortement déstructurer les meutes formées. Réapparu naturellement sur le territoire depuis 1992 après 60 ans d’absence, il est clair que le loup ne compte pas parmi les bienvenus en France. Pourtant, d’après One Voice, bien qu’on leur attribue bon nombre de dommages portés aux troupeaux, une seule attaque a été recensée en une année.

Loin de l’image de la bête sanguinaire qui alimenta les récits mythiques d’antan, le loup assume un rôle important dans la régulation des populations d’ongulés sauvages et sur leur état sanitaire. En outre, selon One Voice, la structure sociale complexe qui caractérise ce mammifère lui permet de maîtriser sa démographie. Ultime argument avancé en faveur de la défense du loup, sa présence influe positivement sur l’attrait touristique des régions qu’il occupe. Aussi, ouverte jusqu’au 11 avril prochain, une consultation publique (1) offre la possibilité à tout un chacun de faire entendre sa voix et de contester la mise en place de cet arrêté. Exemple parmi tant d’autres, ce débat relance la problématique de la cohabitation, option pourtant bien plus sensée que l’éradication pure et simple de tout vivant jugé gênant.

Cécile Cassier
1- Pour donner son opinion quant à cet arrêté, il est possible de rédiger un message et de le faire parvenir à l’adresse suivante : protocole.Loup@developpement-durable.gouv.fr

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 08 avril 2011 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
lupus
10 avril 2011 - 0 h 00 min

à trop écouter les bêlements des éleveurs, toujours débordés par le moindre problème, on en arrive à ces décrets stupides qui finalement ne satisferont personne.
Il serait bon de rappeler que la filière ovine n’est qu’une industrie et qu’en tant que telle sa seule préoccupation est la rentabilité. Éventuellement le loup est toléré si cela leur permet d’empocher des subventions.


gardien de mouton
12 avril 2011 - 0 h 00 min

bonsoir,
ça tombe bien je suis éleveur de moutons dans le 13 et ne vais pas en montagne 04,05,06,73,74,car j’ai peur du loup. Mais j’entends bien les autres qui en parle :comment se fait t-il qu’un berger salarié en ait vu six en plein jour alors qu’il avait des patous dans son troupeau. Et ceux qui ont presque les larmes (on est des hommes, on ne va pas pleurer quand même!!!) quand il vous parle de leurs attaques ( plusieurs fois sur une saison de 3-4 mois).Oui l’élevage est une activité économique pour l’éleveur mais la finalité est de nourrir l’Humanité pas de faire un massacre.Il y a du respect pour leur bêtes chez la plupart des éleveurs. J’espère que mon point de vue et claire et sera respecté comme une opinion.
Merci


thylacine
14 avril 2011 - 0 h 00 min

Les comportements humains face à la compétition animale sont variés, et vont d’un extrême à l’autre, sans aucune logique rationnelle; en fait ces comportement sont d’ordre affectif! 3 exemples (mais on peut en évoquer autant qu’on veut):
1/ il ne vient à l’idée de (presque) personne de demander l’éradication des oiseaux qui viennent piquer des graines dans les jardins; chacun se protège comme il peut
2/ pour les loups, on trouve intolérable qu’ils viennent manger des moutons, et on voudrait les éliminer; on est pourtant exactement dans le même cas de figure
3/ chacun trouve « normal » de détruire par tous les moyens les pucerons ou autres « ravageurs » qui sévissent (c’est à dire se nourrissent, comme tout le monde!), ne serait-ce que sur des fleurs d’agrément, qui n’ont pourtant rien de vital pour nous
3 poids, 3 mesures, purement subjectives. Nos « civilisations » sont tout sauf rationnelles!


nicolekretchmann
15 avril 2011 - 0 h 00 min

Où se trouvent les loups ? Dans les abattoirs où sont massacrés par millions les moutons amenés là par les éleveurs, dans les assiettes des mangeurs de chair animale… ?
Le loup, à l’inverse des hommes ne tuent que pour manger.
Le loup met les hommes en face d’eux-mêmes et de leur conscience. Et ça fait bougrement mal. Il est tellement plus simple de tuer celui qui dérange, n’est-ce pas que de regarder en face ses propres erreurs et ne plus les refaire ?
« Tu veux changer le monde ? Change TON monde ! » Gandhi.
Tu veux la Paix ? Vis dans la Paix !
Pour mémoire : « Abattoir » vient de « Massacre »…


philou
17 avril 2011 - 0 h 00 min

merci pour la contribution du 13 ! et bien dans les pyrénées, plusieurs personnes dans les vallées souhaiteraient le retour du loup (dont bcp de chasseurs) pour à nouveau réguler un équilibre prédateurs-prédatés inexistant, qui a pour conséquence une surpopulation de cervidés régulés artificiellement (mot volontairement employé) par les chasseurs.
Le loup est aux frontières 66-09 mais passera t’il l’ariège? Un seul patou ne suffit pas, il en faut 2 qui aient un collier avec pointes pour cet animal rusé n’attaquant jamais seul et au cou… les bergers sont inquiets, mais beaucoup de locaux reconnaissent qu’un équilibre serait à retrouver, et qu’il n’est pas dans la suprématie unique de l’homme sur la montagne comme cela se voit depuis 50 ans. Ce serait dramatique pour notre volonté intérieure de contrôle et de domination des espaces naturels, déja bcp trop développée et qui étouffe tout le pays. Ouvrons les yeux, respectons la vie et ses équilibres, faisons nous humbles et acceptons de faire partie du reste, même de ce qui est contraignant ! Je sais, il y a le coté économique, mais à nous de faire preuve de sagesse et de ne pas sacrifier l’intelligence du coeur à celle plus pragmatique des calculs financiers. C’est peut être dur à entendre mais ça va plus loin qu’un intérêt personnel faisant appel au portefeuille, et c’est justement l’un des grands déséquilibres de notre époque.


gardien de mouton
18 avril 2011 - 0 h 00 min

Salut,
Je trouve assez surprenant que l’on accepte que dans des villes on stérilise les pigeons, on emploi des fauconniers pour chasser les étourneaux,on ordonne des battues administrative pour les sangliers en zone péri-urbaine mais par contre que l’on régule le loup ou l’ours à ça non.
Je sais je suis bassement matérialiste mais moi aussi j’ai rien contre le fait de bosser 35 h, d’être à l’abri les jours ou il fait mauvais et de faire vivre ma petite entreprise. Moi aussi j’ai dit: le loup j’ai rien contre!!! jusqu’aux jours ou j’ai eu 5-6 attaques sur 4 mois d’estive et que le proprio des bêtes avait la larme à l’oeil après chaque attaque. C’est très dur de se mettre à la place des autres c’est pour ça que j’essai d’être le plus clair et le plus précis possible. Je sais que la vie sauvage à aussi sa place et pas que les bêtes d’élevage.
Merci



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