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Disparition des abeilles : une conjugaison de facteurs nuisibles

Publié le 10 mars, un nouveau rapport du PNUE (1) a rassemblé et analysé les dernières données scientifiques sur l’effondrement des colonies d’abeilles. Ont ainsi été identifiés plus d’une douzaine de facteurs pouvant être à l’origine du déclin des colonies d’abeilles observé dans de nombreuses régions du globe. Parmi ces menaces, est évoquée la migration de nouveaux types de champignons pathogènes virulents, potentiellement mortels pour les abeilles et les autres principaux insectes pollinisateurs. L’augmentation des déplacements internationaux liés à la mondialisation a favorisé ce phénomène. La possible disparition, au cours des prochaines décennies, de quelques 20 000 espèces de plantes à fleurs, dont de nombreuses espèces d’abeilles dépendent pour se nourrir, est une autre cause.

Sans surprise, l’utilisation excessive de produits chimiques dans l’agriculture est toxique pour les abeilles, d’autant plus lorsque plusieurs produits se combinent pour créer un « effet cocktail » dévastateur. A cette situation peu encourageante, les changements climatiques constituent un handicap supplémentaire, notamment en modifiant les périodes de floraison des plantes ou en déplaçant les saisons des pluies. En outre, ils pourraient également affecter la qualité et la quantité de production du nectar sur les plantes. Déjà, en janvier dernier, un rapport américain s’intéressait au syndrome d’effondrement des colonies des abeilles, dont l’apparition a entraîné des pertes de plus de 30 % par an pour le secteur apicole. Or, dépendants de notre environnement, nous le sommes aussi des services rendus par ces pollinisateurs. Selon le PNUE, sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90 % de la production alimentaire dans le monde, plus de 70 sont pollinisées par les abeilles

Cécile Cassier
1- Programme des Nations Unies pour l’environnement.

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Commentaires
thylacine
24 mars 2011 - 0 h 00 min

Qu’on cesse de dire que « les plantes sont pollinisées par les abeilles »! L’abeille domestique, Apis mellifica, est UN des nombreux insectes fréquentant les fleurs et assurant le transport du pollen. Il y en a des centaines, des milliers d’autres… que très peu de scientifiques étudient…
Les insecticides épandus en masse dans la nature, par les agriculteurs, les forestiers (par hélicoptères), et par les particuliers dans leur jardin ou leur maison, menacent TOUS les insectes! Ils ont aussi évidemment des effets (peu étudiés) sur les autres êtres vivants (nous, humains, entre autres, mais aussi les micro-organismes des sols par exemple…). Enfin ces produits persistent plus ou moins dans la nature sous des formes chimiques modifiées, mal connues, et dont les effets (cumulatifs?) sont peu étudiés…
Tout cela est déprimant!
Et des « spécialistes » n’hésitent pas à nous dire que la terre « pourrait nourrir » encore bien plus d’hommes. Moyennant bien sûr l’intensification de cette folle fuite en avant.
Au secours, pendez-les…


Tavott 04
24 mars 2011 - 0 h 00 min

Exact thylacine cependant personne ne parle de la disparition des fourmilières des bois le long des zônes de cultures, autoroutes, ligne TGV etc.ces fourmis sont aussi utiles que les insectes volants.



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