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Aux bois dormants… les réserves cachées de la forêt tropicale

Dans la forêt tropicale au Panama, une équipe de botanistes américains a découvert que les graines de plusieurs espèces végétales peuvent survivre plus de trente ans dans le sol avant de germer.

Les chercheurs de l’Université de l’Illinois ont étudié trois espèces, Croton billbergianus (Euphorbiaceae), Trema micrantha (Celtidaceae) et Zanthoxylum ekmannii (Rutaceae). Pour ces espèces pionnières, capables de coloniser un milieu récemment perturbé, par exemple après une coupe forestière, un incendie ou un glissement de terrain, les études démographiques montraient pourtant que la persistance des graines était réduite à quelques années seulement.

Premiers arbres à s’installer sur un site, les « pionniers » croissent puis laissent progressivement la place à d’autres essences, initiant ainsi une reconquête dont les groupes végétaux marquent les étapes vers la reconstitution de la forêt. Au cours de cette succession, les arbres pionniers disparaissent, ne laissant à la prédation des insectes, ou à la pourriture, que leurs graines à même le sol. Les scientifiques doutaient dès lors que ces semences puissent se conserver longtemps. Mais les résultats obtenus au Panama dépassent de plus de dix ans les précédentes estimations.

Datation au radiocarbone

Pour les obtenir, les chercheurs ont utilisé une technique de datation au radiocarbone. Connue des archéologues, cette méthode est ici adaptée. Tous les organismes présentent, de leur vivant, la même radioactivité que le gaz carbonique de l’atmosphère. Quand par exemple un arbre meurt, les échanges gazeux cessent et le radiocarbone n’est plus renouvelé dans ses tissus. Ainsi sa radioactivité décroît lentement, selon une courbe régulière de désintégration du radiocarbone. La mesure du carbone 14, un isotope radioactif du carbone, de sarcophages ou de pièces archéologiques en bois, permet ainsi de connaître la date à laquelle l’arbre avec lequel ces objets ont été fabriqués a été coupé. Selon le même principe, les scientifiques disposent d’un marqueur radioactif daté pour travailler sur le temps court. Il fut généré par les essais atmosphériques d’engins nucléaires à la fin des années cinquante. Frénétiques à l’époque de la guerre froide, les essais nucléaires ont produit un très fort signal, visible dans les échantillons contemporains. A partir de 1963, avec l’entrée en vigueur d’un traité international interdisant tous essais nucléaires dans l’air, le taux de radiocarbone de l’atmosphère a commencé à diminuer. Cette courbe de concentration décroissante, qui s’observe aussi dans les tissus organiques, est utilisée pour la datation. L’âge d’une graine peut alors être précisément déterminé.

Une « banque du sol » pour la diversité génétique

Les résultats obtenus en forêt panaméenne, publiés dans la revue The American Naturalist, viennent confirmer que les semences contenues dans le sol représentent un important réservoir de diversité, en dormance. Mais les chercheurs montrent surtout que ce stock vivant, en attente de conditions favorables pour germer, comprend également des espèces pionnières. D’après les scientifiques, la « banque du sol » pourrait bien être aussi importante que les dispersions longue distance pour maintenir la diversité génétique dans les habitats fragmentés.

Elisabeth Leciak

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 29 avril 2009 à 12:00

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