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Alerte aux macrodéchets marins : la Méditerranée en première ligne

Etudiés depuis le début des années 1980, les macrodéchets incluent toutes les substances, matières et objets d’origine humaine, introduits de manière volontaire ou non dans le milieu marin. Si le phénomène n’est pas nouveau, il s’est largement intensifié au cours des dernières années, en raison de multiples facteurs dont l’utilisation croissante de matériaux jetables et persistants, l’expansion démographique mondiale sur le littoral et les bords des fleuves et le développement des transports maritimes et des activités de pêche.

Emboîtant le pas aux études de l’Ifremer débutées en 1992, de nombreuses campagnes ont été menées, notamment de chalutage, afin de localiser et quantifier ces débris. On a ainsi recensé 2 milliards de déchets pour l’ensemble de la Méditerranée et 50 millions dans le Golfe de Gascogne.

 

En tête des nombreux méfaits liés à ces macrodéchets persistants, la biodiversité marine paie un lourd tribu. En effet, outre qu’ils dégradent les paysages et leurs usages d’agrément, ces rejets sont responsables d’un nombre de mortalités d’animaux marins non négligeable, transformés en pièges physiques ou en leurres. De plus, certaines matières, à l’instar du plastique capable de se dégrader en microplastique, sont ingérées par le plancton et intègrent donc la chaîne alimentaire.

Au-delà de ces préoccupations environnementales, les macrodéchets nuisent à la sécurité de la navigation maritime. Ils s’accompagnent également d’un coût économique conséquent, tant pour les gestionnaires de la pêche qui doivent gérer les pollutions au large, que pour les collectivités qui assument le nettoyage du littoral et les pêcheurs, contraints de réparer les dégâts causés à leurs navires et de colmater les filets endommagés.

 

Les principales sources à l’origine des déchets qui échouent sur les côtes françaises sont les fleuves, les agglomérations urbaines situées sur le littoral, les aires touristiques et les navires de commerce et de pêche principalement. Répartis dans trois « compartiments », sur les plages, à la surface de la mer et au fond des océans, les déchets sont principalement constitués d’emballages. Sans surprise, c’est la matière plastique qui domine.

Mais qu’il s’agisse de déchets flottants, de dépôts sur les plages ou sur les fonds marins, les côtes méditerranéennes sont les plus touchées, victimes de sources polluantes à la fois terrestres et maritimes. Des analyses ont ainsi constaté une « abondance des débris de verre sous les lignes de ferries assurant la liaison entre la Corse et le continent, ainsi que sur le littoral de la Côte d’Azur ».

 

Consciente de la gravité du problème des macrodéchets marins, l’attention des élus, nationaux comme régionaux, est de plus en plus sensible à ce phénomène récurent. Piloté par l’ONG Robin des Bois, un groupe de travail du Grenelle de l’Environnement dédié aux déchets en milieu aquatique a ainsi réalisé un rapport destiné à servir de base au Grenelle de la Mer. Aux efforts scientifiques et aux travaux des pouvoirs publics, s’ajoute en outre la participation des pêcheurs, premiers concernés par cette forme de pollution invasive. Encouragés via des « contrats bleus » à récupérer ce qu’ils trouvent, ils ont également l’obligation de ramener au port l’intégralité des déchets qu’ils produisent, qu’ils soient ménagers ou issus de leur activité (cordages…). En 2008, plus de 600 tonnes de déchets auraient été récupérées et ramenées dans les ports de Cornouailles, dont 265 tonnes de filets et cordages.

Cécile Cassier

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