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5 nouveaux ours pour les Pyrénées

C’est finalement avec un an de retard que la population d’ours des Pyrénées va être renforcée. Initialement, en janvier 2005, Serge Lepeltier, le prédécesseur de Nelly Olin, l’actuelle ministre de l’écologie, avait annoncé la réintroduction d’ours dans les Pyrénées, à l’automne 2005, avec l’objectif de parvenir à un doublement de la population d’ici à 3 ans. Aujourd’hui, sa remplaçante a annoncé un plan de soutien global à l’ours brun, avec 5 réintroductions qui pourraient se faire entre la mi-avril et début juillet 2006.

Si cette réintroduction ravie les associations de protection de la nature, tout en inquiétant les éleveurs, reconnaissons qu’à l’heure actuelle, d’un point de vue biologique, la population d’ours des Pyrénées n’est pas viable, avec entre 14 et 18 individus sur l’ensemble de la chaîne.

Répartie en 3 noyaux : 4 mâles (dans la partie occidentale, le Béarn, refuge des derniers spécimens de souche pyrénéenne), 8 à 11 individus (dans la partie centrale, issus d’une précédente réintroduction) et 2 individus ayant migré du centre vers la partie orientale, la population actuelle soufre d’une consanguinité importante et d’un manque de femelles. Ainsi, un apport est impératif si l’on souhaite préserver la présence de l’espèce sur le territoire pyrénéen, ce qui semble être le souhait d’une large majorité de Français et de Pyrénéens, selon les sondages.

Néanmoins, la ministre a fait remarquer que ce renforcement ne correspond qu’à la compensation des pertes que la population ursine a connue au cours des dernières années, suite à 3 accidents de chasse (2 femelles — Cannelle en 2004, Melba en 1997 / 1 mâle – Claude en 1994) et à la mort naturelle de Papillon, le vétéran de la population, au printemps 2005.

A l’image de la première réintroduction en France qui avait eu lieu en 1996 et 1997, avec 3 ours, il est permis de penser que ces nouveaux lâchers auront un effet favorable sur la dynamique de la population ursine, même si le chiffre de 5 individus est trop faible pour assurer une présence durable de l’ours dans les Pyrénées. Comme précédemment, les 5 ours proviendront de Slovénie, pour un coût de réintroduction évalué à 380 000 euros. Ils seront relâchés équipés de dispositifs télémétriques, à durée de fonctionnement limitée, ce qui permettra leur suivi dans un premier temps.

Les réintroductions auront lieu dans les communes volontaires de Arbas, Burgalays et Luchon en Haute-Garonne, ainsi que de Bagnères de Bigorre dans les Hautes-Pyrénées. Ce volontariat va au-delà des communes, puisque la communauté de communes de Saint Béat, à laquelle appartient Burgalays, et celle de la Haute-Bigorre, à laquelle appartient Bagnères de Bigorre, ont également soutenu l’initiative.

Toutefois, à l’instar du collectif CAP-Ours (regroupement de protecteurs de l’ours et de professionnels de la montagne), qui salut la décision gouvernementale, on peut regretter qu’aucun renforcement n’ait été décidé dans le Béarn, seul espace des Pyrénées que l’ours n’est jamais quitté.

Simultanément à cette réintroduction d’ours, une charte a été mise en place pour assurer la tranquillité des ours. Si le premier objectif est logiquement de prévenir les risques d’accidents entre chasseurs et ours, en travaillant sur la formation et l’information avec les fédérations de chasse, les forestiers sont également appelés à faire des efforts. Ainsi diverses recommandations de gestion forestière ont été prises sur l’amélioration des biotopes, les sites vitaux pour l’espèce, le tout accompagné d’un soutien financier (plans de développement de massif, débardage alternatif, indemnisation en cas de suspension exceptionnelle d’un chantier de coupe, continuité des remboursement des dégâts occasionnés par les ours, etc.).

Si le ministère considère que ‘…les difficultés ne sont pas sous-estimées et en particulier celles auxquelles les personnes ou les organisations peuvent être confrontées’, on doit reconnaître que, mit à part la volonté de valoriser les produits de la montagne avec l’image de l’ours, les éleveurs et bergers ne semblent pas la priorité, ce qui pourrait expliquer leurs actions et déclarations. A ce sujet, détail, probablement révélateur, alors que la ministre de l’écologie s’exprimait au nom du gouvernement, lors de la conférence de presse, son homologue de l’agriculture n’était pas présent…

En conclusion, ne serait-ce que par respect des animaux qui vont participer, malgré eux, à cette consolidation de la population d’ours, on ne peut qu’espérer, à l’instar de l’association ROC, que le ministère de l’agriculture mette autant d’entrain à satisfaire les aspirations des éleveurs et bergers, que son homologue de l’écologie en met à faire survivre l’ours. Les Pyrénées ont assurément besoin des hommes et des ours…

Alex Belvoit

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 13 mars 2006 à 12:00

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