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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » L’hydroélectricité en France : une ressource phare de la transition énergétique
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L’hydroélectricité en France : une ressource phare de la transition énergétique

Avec l’adoption de la loi sur la transition énergétique, la France s’est lancée sur la voie des énergies renouvelables et de la diminution des gaz à effet de serre. L’énergie hydroélectrique, dont l’Hexagone est l’un des moteurs européens, a un grand rôle à jouer dans ce futur décarboné et propre.

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Le gouvernement vient de se tirer une balle dans le pied. Alors que François Hollande avait mené à bien l’un des « principaux chantiers de [son] quinquennat », à savoir l’adoption de la loi sur la transition énergétique, et qu’il s’apprête à accueillir la conférence mondiale sur le climat (COP21) en décembre prochain, la France a récemment autorisé des recherches concernant de nouveaux forages pétroliers. L’heure, pourtant, est davantage aux ressources énergétiques propres, comme les renouvelables, qu’aux énergies fossiles, extrêmement pollueuses. Et parmi les premières, l’hydroélectricité mérite toutes les attentions.

La France, 2ème pays européen producteur d’hydroélectricité

Reposant sur l’énergie cinétique et potentielle de l’eau – qu’elle provienne d’une rivière, d’une chute ou d’un lac –, l’énergie hydraulique est la première source d’électricité renouvelable en France. Pour fonctionner, une centrale hydroélectrique a besoin de trois éléments : un barrage (sauf pour les installations dites au fil de l’eau), un canal de dérivation et des dispositifs de conversion en électricité. « Le barrage retient une partie de l’eau qui s’écoule et crée un lac de retenue. Ce lac constitue un stock d’eau, c’est donc un moyen de stocker de l’énergie renouvelable », indique le site spécialisé Futura sciences. En effet : « le débit du cours d’eau ou l’ouverture des vannes du barrage entraîne l’eau dans un canal de dérivation jusqu’aux turbines électriques. Plus le débit et la hauteur de chute d’eau sont importants, plus l’eau transporte d’énergie. »

Sur les 250 000 km de rivières que compte l’Hexagone, il existe quelque 2 000 petites centrales hydroélectriques dont la production annuelle est de 7,5 TWh. Soit, environ, 10 % de la production hydraulique nationale, et 12 à 14 % de la production totale d’électricité. « L’hydroélectricité est la garante de la sûreté du système électrique par sa capacité d’intervention rapide en puissance de pointe, avec ses 12 000 MW adossés à de grands réservoirs de barrage », peut-on lire sur le principal site internet dédié à cette énergie. La production en année moyenne – autrement dit, la production qui résulterait d’une exploitation permanente et optimale des usines hydroélectriques –, soit 68 TWh, correspond à la consommation domestique moyenne annuelle d’environ 27 millions d’habitants. Ce qui fait de la France l’un des moteurs du développement de cette énergie, et plus précisément « le 2ème pays européen producteur d’hydroélectricité, derrière la Norvège. »

Le plus gros chantier d’EDF actuellement : une centrale hydroélectrique

« La filière industrielle française de l’hydroélectricité est une filière d’excellence au rayonnement mondial », relève le site internet France hydroélectricité. « Composée à la fois de grands groupes et de PME performantes, elle regroupe les multiples domaines nécessaires à l’hydroélectricité », comme l’hydraulique, le génie civil et les sciences de l’environnement. EDF, le premier électricien mondial, fait évidemment partie de cette aventure énergétique nationale, et ce n’est pas un hasard si son plus gros chantier en France est directement lié à l’hydroélectricité. Après la construction du barrage et le creusement de la caverne qui abritera la centrale hydroélectrique, le projet Romanche-Gavet, en Isère, prend forme. Le nouveau complexe – pour lequel EDF a investi 250 millions d’euros –, une fois achevé à l’horizon 2019, devrait permettre d’augmenter de 30 % la production électrique des six centrales et cinq barrages qu’il a vocation à remplacer.

Accroitre la quantité d’électricité et permettre aux habitants de jouir d’une meilleure qualité de vie, sans dégager de gaz à effet de serre, n’est-ce pas le but d’une transition énergétique aujourd’hui ? C’est, en tout cas, celui qui est affiché par le gouvernement depuis le dépôt du texte de loi en 2014. Alors pourquoi cette volte-face qui consiste in fine à attribuer de nouveaux permis de recherches pour des forages pétroliers ? La France ferait mieux d’encourager véritablement les énergies renouvelables et, donc, en premier lieu, l’hydraulique.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Paul (voir la biographie)
le 08 octobre 2015 à 04:24

23 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2014
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Commentaires
Doussiet
10 octobre 2015 - 14 h 20 min

Bonjour,
L’hydroélectricité est une solution non polluante,mais attention au devenir des rivières fortement impactées par cette solution.L’exploitant subit aussi des couts de maintenance très importants(machines a faible durée de vie).
Après trente ans de vie avec les turbines et la rivière Aude très instable et peu productrice,il faut vraiment être accroché pour y croire encore.Production interrompue pour cette saison 2015,encore cassées!!!!


henri guilbaud, morbihan
10 octobre 2015 - 22 h 41 min

en réponse à Sophie Niot et Louis Sauvadet
Votre réponse témoigne d’un parti pris largement infondé.
Tous les barrages n’ont pas les conséquences écologiques que vous retenez.
L’idée que les barrages stockent les résidus toxiques indique d’abord que l’eau des rivières charrie des résidus toxiques. D’où viennent-ils donc ? Cherchez la cause ! les haies, talus, quand ils subsistent .. et les petis barrages alimentent des zones humides qui justement traitent en partie ces déchets au lieu de les larguer vers les estuaires et la mer .
ces résidus toxiques
Un très grand nombre de petits barrages de moulins ne perturbent pas la qualité de l’eau et -s’ils sont correctement gérés – sont parfaitement compatibles avec le peuplement et la circulation piscicole comme ils l’ont été durant des siècles.

Ce qui fait obstacle à la mobilisation du potentiel énergétique des moulins  :

Un plan national de restauration de la continuité écologique, décliné dans chaque bassin versant, prescrit à tout propriétaire d’un ouvrage hydraulique (seuil, barrage…) d’effacer ou d’aménager cet ouvrage déclaré à priori « obstacle prioritaire » à la circulation des poissons migrateurs et au transit des sédiments .
Cette restauration de la « continuité écologique » est censée traduire une directive européenne (2000) qui prescrit à  chaque état de reconquérir le « bon état écologique » de ses eaux ( = qualité biologique et physico-chimique des eaux) .
La France trahit cette directive en privilégiant la reconquête de la morphologie des cours d’eau sensée permettre la circulation piscicole… au lieu de s’attaquer en priorité aux diverses formes de pollution responsables de la mauvaise qualité des eaux et donc de la vie piscicole et de la biodiversité…

Se réfugiant derrière cette réglementation de la « continuité écologique » établie par la France, les agences de l’eau, SAGES, syndicats de bassins versants et les administrations, Directions régionales, préfets, DDTM, polices de l’eau, fédérations de pêcheurs… imposent la mise aux normes (arasements ou aménagements lourds) des ouvrages de moulins, ignorent le potentiel hydro-électrique des moulins, voire  s’opposent à la mise en oeuvre de ce potentiel énergétique.
Pendant des siècles, en Bretagne, 8 000 moulins (3000 à vent et 5 000 à eau)
ont assuré l’approvisionnement en farine

Environ 2 800 moulins à eau, toujours en place sur les 4 départements bretons avec leur infrastructure hydraulique…,
- ne produisent plus de farine…
- mais, équipés de turbines, sont aptes à produire une énergie verte, pérenne et économique
• l’énergie est la raison d’être des seuils de moulins,
• la filière pico ou micro-hydro-électrique est mature, bien acceptée par la population
• elle peut afficher un prix de revient au kWh à même de défier l’énergie fossile ou nucléaire et à fortiori l’énergie éolienne ou solaire
Les associations de moulins de Bretagne estiment ce potentiel hydroélectrique à 42 MW de production à moyen terme
Ce potentiel, comparé aux prévisions 2020, est
- supérieur à celui des hydroliennes (10 MW en 2020)
- proche de celui de la filière bois énergie (40 MW) et de celui de la biomasse (50 MW)
- et dépasse celui de la filière hydraulique installée en 2010, à savoir 39 MW

Quelques comparaisons :
42 MW (potentiel hydro breton estimé)
Correspondent à 72 000 toitures de 20m2 chacune de panneaux photovoltaïques
une éolienne produit environ 2000 heures/an au maximum de sa puissance.
une turbine de moulin à eau peut produire entre 5 000 et 6 000 heures/an , pour un potentiel minimal de 3kW, production = 56 kWh/jour
rayonnement solaire moyen 1000 kWh/m2/an; rendement moyen par m2 = 15% ;
20 m2 de panneaux solaires produiront environ 8 kWh/jour


Gromit
15 octobre 2015 - 7 h 12 min

C’est là qu’on se rend compte qu’il en faut de l’énergie pour alimenter tous les trucs inutiles que nous possédons.


fred
17 octobre 2015 - 19 h 20 min

On peut se poser la question de savoir si les plus de 1000 moulins à eau qui étaient en service dans le var au 19éme siècle n’auraient pas amoindri les inondations niçoises.
L’un des avantages des micro-centrales est que leurs infrastructures hydrauliques participent à la gestion du cours d’eau
La question de la rentabilité ne se pose plus uniquement en termes de production d’énergie et ces anciens moulins reconvertis ont alors des utilités multiples
fred


Dany
19 octobre 2015 - 13 h 24 min

Oui Henri,
Très bien dit !


Unchat
22 octobre 2015 - 4 h 33 min

« Le plus gros chantier d’EDF actuellement : une centrale hydroélectrique » vraiment ?
Ne devriez-vous pas écrire « le plus gros chantier hydraulique mené par EDF en France » ?
Car, à mon avis le chantier de l’EPR de Flamanville est certainement beaucoup plus grand et onéreux.


henri guilbaud, morbihan
25 octobre 2015 - 13 h 20 min

Henri Guilbaud
En rappel au commentaire déjà fait plus haut, je souscrit totalement à l’analyse qui est faite sur le site de l’HYDRAUXOIS ( voir lien ci-dessous). A ceux qui continuent d’affirmer sans preuves ou de répéter à l’infini des croyances sans étai scientifique, il me parait essentiel d’aller voir ce que les études scientifiques validées par leurs pairs formulent comme hypothèses et raison garder quant il s’agit de définir des priorités tant à la reconquête de la qualité de l’eau qu’à la préservation de la biodiversité…
et de les financer de manière équitable . D’où la nécessité de se mobiliser pour un moratoire à la mise en oeuvre de classements et de mises aux normes précipitées, sans fondement assuré et sans validation par des résultats probants. Que certains responsables de la pêche, de FNE s’acquittent donc d’un peu plus de probité intellectuelle, sans parler d’une mythologie de retour à ne nature sauvage complètement fantasmée. Cela fait tellement le bonheur des tenants du nucléaire ou des lobbies des énergies renouvelables entre les mains des multinationales qui font leur beurre en profitant de l’aubaine.


henri guilbaud, morbihan
25 octobre 2015 - 13 h 22 min

Henri Guilbaud
En rappel au commentaire déjà fait plus haut, je souscris totalement à l’analyse qui est faite sur le site de l’HYDRAUXOIS ( voir lien ci-dessous ). A ceux qui continuent d’affirmer sans preuves ou de répéter à l’infini des croyances sans étai scientifique, il me parait essentiel d’aller voir ce que les études scientifiques validées par leurs pairs formulent comme hypothèses et raison garder quant il s’agit de définir des priorités tant à la reconquête de la qualité de l’eau qu’à la préservation de la biodiversité…
et de les financer de manière équitable . D’où la nécessité de se mobiliser pour un moratoire à la mise en oeuvre de classements et de mises aux normes précipitées, sans fondement assuré et sans validation par des résultats probants. Que certains responsables de la pêche, de FNE s’acquittent donc d’un peu plus de probité intellectuelle, sans parler d’une mythologie de retour à ne nature sauvage complètement fantasmée. Cela fait tellement le bonheur des tenants du nucléaire ou des lobbies des énergies renouvelables entre les mains des multinationales qui font leur beurre en profitant de l’aubaine.



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