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Vers une libéralisation du commerce de l’ivoire ?

Le système d’information sur le commerce illégal des produits d’éléphants (ETIS), mis en place pour vérifier si la reprise limitée du commerce de l’ivoire aurait ou non un impact négatif sur les populations d’éléphants, révèle un trafic à la hausse.

Ce sont essentiellement les marchés domestiques dépourvus de toute réglementation de plusieurs pays d’Asie et d’Afrique qui suscitent ce commerce illicite. Ainsi, des études effectuées récemment en Chine, au Japon, au Myanmar et au Viet Nam indiquent que l’on y fait ouvertement commerce de produits d’éléphants. Selon les rapports, le poids économique croissant des consommateurs chinois fait de la Chine la force motrice principale de la demande mondiale d’ivoire. Par ailleurs, la Chine fait partie des quatre pays les plus importants identifiés comme sources ou destinations fréquentes de vastes quantités d’ivoire, avec le Nigeria, la République démocratique du Congo et la Thaïlande.

Les premières analyses de la surveillance exercée par ETIS (créé en 1997) vont être présentés à la prochaine CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), du 3 au 15 novembre à Santiago (Chili). Les rapports ETIS montre que si les volumes de saisies avaient progressivement diminué de 1989 à 1994, pour rester stables jusqu’en 1998, ils sont en nette augmentation depuis lors (depuis 1989, 7800 saisies de produits d’éléphants ont eu lieu dans le monde, impliquant 150 pays).

Selon un des auteurs des rapports, T. Milliken, ‘Notre analyse démontre que depuis 1998 la demande d’ivoire en Chine a augmenté de façon spectaculaire. C’est là en fait, le facteur qui influence le plus cette tendance à l’augmentation.’

Pour mémoire, entre 1989 et 1997, toutes les populations d’éléphants étaient inscrites à l’Annexe I de la CITES, imposant une interdiction mondiale de tout commerce des produits d’éléphants. Néanmoins en septembre 1997, les populations grandissantes d’éléphants du Botswana, de la Namibie et du Zimbabwe étaient transférées en Annexe II, ce qui permis d’autoriser une vente exceptionnelle d’ivoire au Japon. En 2000, les populations d’éléphants d’Afrique du Sud étaient également transférées en Annexe II, sans clause de vente.

Outre l’absence de réglementation de certains pays, l’impact négatif du transfert en Annexe II d’une partie des populations d’éléphants ne peut être occulté lorsque l’on superpose les dates de transfert et de hausse du trafic. Néanmoins, malgré cette évidence, les 4 pays dont les populations sont en Annexes II vont demander lors de la prochaine CITES, l’autorisation d’un commerce de l’ivoire et des peaux des animaux éliminés dans le cadre de la gestion des populations. Par ailleurs le Botswana et la Namibie, comme le Zimbabwe jusqu’à présent, souhaiteraient reprendre les transactions non commerciales sur des sculptures en ivoire (souvenirs pour des touristes, par exemple). A l’opposé, le Kenya et l’Inde demande d’inscrire de nouveau, d’une manière générale l’éléphant africain à l’annexe I et d’annuler du même coup les décisions prises en 1997.

Dans moins d’un mois, les éléphants seront fixé sur leur sort, néanmoins il est peut probable que l’on s’achemine vers une réinscription en Annexe I de l’ensemble des populations, et ce d’autant que plusieurs pays, à l’image de la Suisse ont déjà déclaré qu’ils approuveraient, très vraisemblablement, les propositions du Botswana, de la Namibie, du Zimbabwe et de l’Afrique du Sud. Simultanément, la Suisse a annoncé qu’elle approuverait également le déclassement de l’annexe I à l’annexe II de la population des petits rorquals de l’hémisphère Nord et des baleines de Bryde de l’Ouest du Pacifique Nord, proposé par le Japon.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 18 octobre 2002 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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