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Un tiers des eaux des rivières françaises sont eutrophisées

Le 21 octobre 1999, les ‘Données de l’environnement’ n°48 publiées par l’Institut Français de l’Environnement (Ifen) font le point sur l’eutrophisation qui asphyxie près d’un tiers (29%) des eaux des rivières françaises, les fleuves étant les plus touchés, et qui en menace un autre tiers (33%).

Phénomène saisonnier lié à la durée de l’éclairement, l’eutrophisation (mesurée par la teneur en chlorophylle des eaux) est due à l’excès de nutriments dans les eaux, en premier lieu le phosphore, qui provient des rejets domestiques (personnes, détergents), de l’industrie et, dans une moindre mesure, de l’agriculture (engrais). Elle se manifeste par des eaux vertes ou brunes : une prolifération de matière végétale qui asphyxie le milieu en se décomposant. La biodiversité des milieux aquatiques s’en trouve appauvrie, la baignade désagréable (irritation de la peau) ou impossible (turbidité) et le traitement des eaux de distribution difficile. Les agences de l’eau ont évalué le coût du traitement du phosphore pour la production d’eau potable entre 1,5 et 2,3 milliards de francs par an.

L’eutrophisation touche plus de 60% des ressources en eau dans les bassins du Nord et de l’Est, plus de 45% dans le bassin de la Loire et 30 à 45% dans les bassins breton, rhénan et méditerranéen. Les cours d’eau les moins soumis aux pressions humaines, qui étaient déjà eutrophisés au début des années 1970 (début des mesures), s’améliorent significativement tandis que les fleuves et rivières les plus exposés aux pollutions urbaines présentent une eutrophisation croissante.

Elle préoccupe les gestionnaires des milieux aquatiques car ses effets masquent les progrès dans l’épuration des eaux usées, et notamment la diminution de concentration de produits toxiques (empêchant auparavant cette pollution verte de se développer). Elle peut être ainsi interprétée comme un signe de convalescence du milieu, dans le Nord et l’Est, l’eutrophisation a succédé à la diminution des rejets industriels. L’évaluation du degré d’eutrophisation des cours d’eau en Europe, conduite par l’Agence européenne de l’environnement, indique que les 2/3 des stations de mesure sont atteintes à des degrés divers. La France se situe donc dans la moyenne européenne vis-à-vis de ce phénomène qui n’épargne que les pays nordiques.

L’évolution constatée avec la diminution des teneurs en phosphore dans les eaux ne pourra se traduire par un retour à la normale que pour les milieux actuellement les plus sains et au prix d’une poursuite des efforts de réduction des émissions : diminution des tripolyphosphates des lessives, accroissement du parc de stations d’épuration déphosphatant les effluents. Dans les milieux actuellement soumis aux plus fortes pressions, étant donné le décalage temporel entre la diminution des émissions et l’élimination de l’eutrophisation, l’excès de phosphore est tel que seules les teneurs maximales en chlorophylle diminueront.

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