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Tortue Luth, une disparition probable

Un rapport publié par l’équipe du professeur Spotila, de l’université de Drexel aux USA, dans la revue Nature du mois de juin, prévoit la disparition de la tortue Luth de l’océan Pacifique.

Pouvant atteindre 2,4 mètres de long et plus de 700 kg (en moyenne : 2 m et 400 kg), la plus grande des tortues n’a qu’un très faible taux de survie (on estime qu’il faut 2000 oeufs pondus pour obtenir un adulte en mesure de se reproduire tous les 3 ou 4 ans). Après avoir été principalement victime du pillage de ses nids, cette espèce, aujourd’hui intégralement protégée au niveau mondial, ne possède plus qu’un seul grand cheptel situé dans l’Atlantique et se reproduisant sur les côtes de la Guyane.

Selon le rapport du professeur Spotila, le nombre de femelles dans le Pacifique est passé d’environ 91000 en 1980 à 1700 en 2000, et grâce aux données recueillies, l’équipe estime qu’il ne subsistera qu’une cinquantaine de tortues Luth d’ici quatre ans dans cet océan. Comme le mentionne le WWF, la disparition totale de l’espèce serait donc très proche dans le Pacifique.

Pour le WWF-France qui intervient depuis plus de 20 ans sur le dernier grand site de ponte au monde (la plage d’Awala-Yalimapo en Guyane), la survie de l’espèce passe désormais par la mise en place d’une protection efficace de ce dernier grand cheptel. Selon Laurent Kelle, chargé de programme au WWF, “Des solutions existent pour réduire les menaces qui pèsent sur les Luth. C’est la responsabilité de la France de tout mettre en oeuvre pour y parvenir. Il est encore temps. “

Néanmoins, en Guyane également, avec 50000 pontes recensées en 1992 contre seulement moins de 15000 en 1999, le nombre de tortues reproductrices est en chute. Les données réunies depuis 2 ans pour tenté de comprendre les causes de ce déclin, désignent en grande partie l’intrusion quotidienne de navires du Surinam et du Guyana, qui viennent poser des filets maillants dérivants de plusieurs kilomètres de long dans les eaux territoriales françaises en toute illégalité et tranquillité. Malgré ce constat, aucune surveillance efficace n’est mise en place par les autorités.

En utilisant des filets non-sélectifs, les pêcheurs capturent involontairement des dauphins, des lamantins et des tortues. Ceux-ci se noient bloquer dans les mailles, ou sont tués par les pêcheurs pour éviter qu’ils n’abîment les filets en essayant de se libérer. Cette pêche non sélective se pratique principalement dans la partie française de l’estuaire, très peu contrôlée faute de moyens suffisants.

Le WWF a présenté en mars 2000 un dossier demandant plus de moyens pour qu’il soit enfin possible de faire respecter la loi. En attendant, la réserve naturelle de l’Amana, l’association Kulalasi, l’ONC (Office National de la Chasse) et le WWF se mobilisent : patrouilles de plages, surveillance de l’estuaire du Maroni et contrôles nocturnes …

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