Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Le reste » Plan national loup : honte à la France
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
tiny-house

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Tiny Houses : un micro-habitat écologique
  2. La guerre des ruches fait rage rue de Varenne
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Expositions des enfants aux substances toxiques
  5. Dératisation : quel danger réel représente le rat ?


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
header
    Merci ShopAlike pour cette infographie qui nous donne des trucs et astuces pour transformer son balcon en potager. Avec l’arrivée du printemps, c’est plus que tentant de vouloir optimiser son espace et avoir la main verte !   source : shopalike Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Plan national loup : honte à la France

Le gouvernement vient de dévoiler son “plan d’action pour le loup et le pastoralisme dans l’arc alpin”. Celui-ci propose un découpage du territoire en 2 zones principales :

- des “territoires d’expérimentation” : comprenant le Parc national du Mercantour, le Parc naturel du Queyras et un “ corridor de circulation” reliant les deux parcs et établi après “concertation locale”. Sur ces territoires, les mesures de prévention et de protection des troupeaux, conduites dans le cadre du programme LIFE, seront poursuivies. Le loup n’y bénéficiera d’une protection totale qu’en zone centrale du Parc national du Mercantour (où il pourra cependant faire l’objet d’effarouchements et de “piégeage-relâcher”). Ailleurs (y compris dans la zone périphérique du parc national sur laquelle s’étend le territoire du loup), “des interventions au cas par cas (effarouchement, capture ou tir)” pourront avoir lieu selon les attaques sur les troupeaux.

- des “territoires de gestion” : ils concernent tout le reste du territoire alpin et seront divisés en 2 types de zones :

- zones où le loup est “protégé” mais peut faire l’objet d’interventions ponctuelles (piégeage ou tir).

- zones où “la présence du loup ne peut pas être admise” et où il pourra “être détruit, de manière préventive, dès lors que des indices de sa présence seront relevés”. Dans ces secteurs d’exclusion, aucune mesure de prévention ne sera mise en place par l’Etat. Il n’est pas précisé quel pourcentage du territoire alpin pourra être touché par ces zones d’exclusion ni ce qu’il adviendra des loups s’aventurant au-delà des Alpes.

C’est le monde à l’envers : on veut contenir un animal libre et sauvage sur à peine plus de 0,1 % du territoire national, alors que les faits nous montrent que même sur cet espace théoriquement protégé, le loup n’est pas à l’abri du braconnage et des empoisonnements.

De plus, l’Europe préconisant le maintien d’une population de loups écologiquement viable, la France se dédouane sans vergogne de ses responsabilités en prenant comme base de travail la population de loups “ des Alpes occidentales franco-italo-suisses”.

Alors que la prévention (mise en place des techniques pastorales de protection des troupeaux face aux grands prédateurs) donne d’excellents résultats et permet la coexistence du loup et du pastoralisme, le gouvernement préfère miser sur la politique de l’exclusion.

France Nature Environnement (FNE) constate que, sous la pression d’une poignée de députés aux visées bassement électoralistes – relayant l’opinion radicale de certains éleveurs-, le gouvernement s’apprête à faire passer des intérêts corporatistes avant l’intérêt général et n’a pas le courage politique d’assumer la protection d’une espèce emblématique, protégée par le droit international.

FNE rejette cette politique de l’échec et refuse ce projet de zonage arbitraire et scandaleux, véritable non-sens biologique. FNE attend du gouvernement qu’il mette en place une cohabitation intelligente entre la trentaine de loups présents en France et les 800 000 moutons qui pâturent dans les Alpes.

Pour dénoncer l’absurdité de ce plan, et pour défendre le loup, véritable bouc-émissaire d’un mal-vivre professionnel des éleveurs ovins, les associations de protection vont vraisemblablement se mobiliser fortement dans les jours et les semaines à venir, ainsi FNE se prépare à engager des poursuites contre la France pour non-respect de ses engagements internationaux, et le Groupe Loup France appelle à une manifestation à Paris, le 25 mars.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
24

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS