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Pas d’embouteillage chez les fourmis

Optimisés par l’évolution, les insectes sociaux que sont les fourmis ne font jamais d’embouteillage lors de leurs déplacements. A l’inverse de nos autoroutes où lorsque le trafic augmente on s’attend toujours à des bouchons, chez les fourmis, même quand le groupe se densifie leur vitesse reste constante.

Publiés par une équipe de recherche internationale (1), ces résultats montrent l’efficacité des comportements collectifs. Avec leurs phéromones, marqueurs chimiques, les fourmis établissent la piste que la colonie emprunte, créant un parcours linéaire très similaire à celui des autoroutes. Similaire, mais seulement de manière superficielle, car à y regarder de plus près, les chercheurs ont observé qu’aucun insecte ne cherche à accélérer et dépasser celui qui se trouve devant. Les fourmis se suivent en file et la distance séparant chacune d’entre elles reste toujours constante. Cette attitude est très différente de celle observée sur les autoroutes, où quand les véhicules se rapprochent les uns des autres, ils ont tendance à ralentir.

Chez les fourmis, l’efficacité du transport est essentielle à la survie de la colonie. Ainsi, la coopération a été favorisée par l’évolution. Ce qui n’est pas le cas dans le mode de circulation humain qui reflète très souvent un certain degré d’individualisme. Pourtant, l’étude des insectes sociaux montre qu’un comportement non-égoïste peut améliorer la situation pour tout le monde et pourrait avoir des applications pour mieux gérer le trafic routier. Néanmoins, le parallèle entre l’homme et la fourmi s’arrête là, puisque, il faut bien le reconnaître, à l’intérieur de son automobile, l’humain semble au comble de sa mégalomanie. Le point utile, ici, pour l’ingénierie concerne la communication. Fonctionnant par mode chimique chez les fourmis, il est tout à fait possible, d’après ces recherches, d’imaginer des véhicules routiers équipés de senseurs qui connecteraient électroniquement les automobiles pour transmettre des informations sur les distances et les vitesses. Sinon, il est toujours possible de réfléchir sur ce que vivre en collectivité signifie.

Elisabeth Leciak

1- John A., Schadschneider A., Chowdhury D. et Nishinari K. “Trafficlike collective movement of ants on trails: absence of jammed phase.” Physical Review Letters, 102, 108001 (2009).

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 01 avril 2009 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
benedicte
1 avril 2009 - 0 h 00 min

Pour reprendre votre dernière phrase fort judicieuse, il serait même urgent de réfléchir sur ce que vivre en collectivité signifie, aucune technologie, ne pouvant pallier les problèmes croissants liés à cette absence de réflexion.
Merci pour vos informations et réflexions.


lupus
4 avril 2009 - 0 h 00 min

Donnez des voitures aux fourmis et vous verrez qu’elles deviendront aussi bêtes que nous !


Bertrand
5 avril 2009 - 0 h 00 min

Il ne faut pas oublier le facteur vitesse. Des voitures collées les unes aux autres à 130km/h et c’est la catastrophe.
Ce que cet article montre en fait est que la vitesse des fourmis reste constante, quelle que soit la densité de fourmis. Donc les distances ne restent pas constantes, au contraire les fourmis se mettent en détachements serrés (ce qui est impossible à faire avec des voitures à grande vitesse), et continuent à progresser rapidement.
Sur une autoroute, la sécurité oblige à diminuer la vitesse quand la densité augmente, car nos réflexes, et les limites mécaniques de nos véhicules n’autorisent pas une réaction immédiate en cas de problème devant. La SNCF se heurte au même type de problème quand elle veut augmenter la fréquence des trains sur une ligne donnée.
On peut optimiser l’écartement entre véhicules, avec des systèmes électroniques.
Ce qui est intéressant chez les fourmis est le fait que quand le trafic se densifie, aucune fourmi ne cherche à passer devant, ce qui est notoirement différent du comportement de l’humain dans sa voiture.


opaque
5 avril 2009 - 0 h 00 min

Question sensorielle :si vous soufflez sur une fourmi qui marche sur une table, elle va tomber de plus de 100 fois sa hauteur sans dommages: essayons d’en faire autant avec une automobile , le résultat sera probant:il faut d’autre part plutôt considérer l’homo automobilus comme étant au comble de la somnolence dès qu’il roule sur une autoroute trop large pour lui (surtout à la vitesse limitée par des lois de salut public, qui auraient mieux fait de s’appliquer au non élargissement de la dite route) les fourmis ne circulent en effet pas la plupart du temps sur des cheminements toujours plus larges qui défigurent le paysage, mais sur des sentiers:j’imagine déjà comment faire pour doubler…



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