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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Le reste » Les fous de Bassan ont 60 ans !
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Les fous de Bassan ont 60 ans !

En 1939, les premiers fous de Bassan s’installent en France, sur l’Archipel des Sept-Iles, au large de Perros-Guirrec, en Bretagne. Ils ont choisi la toute première réserve naturelle de notre pays, un lieu symbolique pour la Ligue pour la Protection des Oiseaux, puisque c’est à la suite du massacre des macareux sur ces îles qu’est née l’association.

Les fous de Bassan sont ici des méridionaux : il s’agit en effet de la colonie la plus au sud pour ce grand oiseau marin noir et blanc, dont l’envergure atteint 1,80 m.

Les fous sont arrivés en Bretagne à la suite de l’expansion de l’espèce dans les îles Britanniques, elle-même concomitante de l’arrêt de sa chasse.

Au fil des décennies, et grâce à une protection efficace et rigoureuse, la colonie des Sept-Iles, s’est développée sur l’île Rouzic, pour atteindre 15 122 couples en 2000. Comme un aimant, cette petite île attire tout nouveau reproducteur qui préfère nicher auprès d’un grand nombre de congénères plutôt que de rester isolé, tout seul sur son rocher.

15 122 couples, cela fait déjà une énorme colonie ! Et pourtant, selon les scientifiques de la LPO, il pourrait y en avoir au moins 5 fois plus ! En effet les nicheurs des Sept-Iles n’hésitent pas à aller chercher leur nourriture jusque dans les parages de Ouessant, ce qui peut représenter un voyage journalier de plus de 300 km !

Le fou de Bassan est un fidèle : il peut vivre au moins 20 ans et là où il s’est reproduit pour la première fois, là il reviendra les années suivantes jusqu’à sa mort. De plus il se choisit un partenaire pour la vie. Dès l’âge de 5 ou 6 ans, il se reproduit et pond un seul œuf. Selon les études scientifiques, 90% des jeunes prendront leur envol.

Commence pour eux une période cruciale. En effet, les jeunes se jettent à l’eau, ne sachant pas ou peu voler. Ils se retrouvent soudain en mer, séparés de leurs parents, sans phase d’apprentissage et c’est instinctivement qu’ils vont commencer à se nourrir. A cette époque, ils pèsent plus lourds que leurs parents et sont trop gros pour voler. Normal puisqu’ils ont des réserves de graisse pour tenir ainsi, sans manger, une semaine. Ensuite, amaigris, ils commencent à voler et donc à se nourrir par eux-mêmes. Certains, subiront la loi de la sélection naturelle et mourront rapidement. D’autres dangers les attendent comme la pollution par les hydrocarbures, les filets, les hameçons des pêcheurs, etc.

Les jeunes sont de grands voyageurs. En hiver on en trouve jusqu’en Méditerranée et même dans les eaux d’Afrique tropicale. Avec l’âge, les oiseaux ont tendance à moins voyager : ils se contentent alors d’une petite escapade hivernale dans le golfe de Gascogne.

Le fou de Bassan mange surtout des petits poissons comme l’orphie et le maquereau (de 20 à 30 cm pour les plus gros). Pour les attraper, il n’hésite pas à faire des plongeons vertigineux, pénétrant à grande vitesse à la verticale de l’eau.

Le grand «plongeon» des jeunes dans les eaux nourricières a lieu à la mi-août. Les fous de Bassan restent sur les Sept-Iles jusqu’au mois de septembre. Ensuite Rouzic, où ils nichent, sera déserte jusqu’aux premiers retours des nicheurs à partir du 20 janvier.

L’été est donc la période idéale pour observer les fous de Bassan. La station ornithologique de l’Ile Grande permet, grâce à une liaison hertzienne entre Rouzic et le continent, de suivre en direct sur des écrans, la vie quotidienne des fous. Il est également possible de se rendre aux Sept-Iles (sans débarquer) grâce à des vedettes au départ de Perros Guirec.

Depuis des années la LPO étudie et protège les fous de Bassan des Sept-Iles. Tout ce travail s’effectue en coopération fructueuse avec la municipalité de Perros Guirec, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, le Conservatoire du Littoral et le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.

La bonne santé du fou de Bassan aux Sept-Iles ne doit pas nous faire oublier la catastrophe de l’Erika. Si les fous ont en partie échappé aux nappes mortelles de pétrole, d’autres espèces comme les guillemots ou les eiders ont payé un lourd tribut à la catastrophe. L’avenir nous dira quel sort est réservé à ces oiseaux et notamment aux nicheurs français.

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