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Dioxines : contamination record à Albertville

L’incinérateur de déchets ménagers de Gilly sur Isère, à proximité d’Albertville en Savoie, a dû être fermé par le préfet suite à la découverte d’un taux de contamination record aux alentours de l’usine. Simultanément, des exploitations agricoles se sont vues interdire la vente de leurs produits (lait, fromage…).

Suite à une enquête lancée par le syndicat intercommunal gestionnaire de l’usine (SIMIGEDA), 8 contrôles ont été effectués :

- 2 points concernants le lait ont permis de relever une teneur de 70 picogrammes/g de matière grasse (MG) pour une vache et la contamination du lait d’un troupeau de 20 vaches à la hauteur de 24 pg/g de MG. Ces taux, très largement au-dessus du seuil de retrait du produit (6 pg/g de MG), ont conduit à l’interdiction et la destruction du lait et des produits déjà réalisés, ainsi qu’à des prélèvements sur des mélanges de laits et sur des oeufs;

- les 6 points de contrôle du sol ont détecté des taux allant de 2,5 à 34 nanogrammes/kg de sol. Bien que la norme sur la pollution des sols par les dioxines se situe à 40 nanogrammes/kg pour une interdiction de pâturer, la préfecture a annoncé qu’elle allait prendre des mesures de restriction du pâturage à proximité de l’usine, diffuser des recommandations pour le lavage et l’élimination des feuilles des légumes et mettre en oeuvre des prélèvements dans 3 exploitations maraichères.

Cette contamination importante qui n’a pu s’installer que progressivement, s’explique par le fait que les incinérateurs traitant moins de 6 tonnes de déchets par heure, comme celui d’Albertville, ne sont soumis à aucune obligation de controle du taux de dioxine émis.

Cette contamination soulève évidemment un problème de santé publique et pour le CNIID (centre national d’information indépendante sur les déchets) les risques sont bien réels. En effet, l’organisation rappelle le résultat d’une étude épidémiologique menée sur un incinérateur similaire à Besançon, qui conclut que les personnes vivant à proximité de cet incinérateur développent davantage de cancer que le reste de la population. Aussi pour le CNIDD, il est à craindre qu’un nombre important de cancers, aient été provoqués par l’incinérateur d’Albertville. On peut également rappeler que le comité de la prévention et de la précaution, organisme officiel dépendant du ministère de l’environnement, estime que les dioxines occasionneraient le décès de 1800 à 5200 français chaque année par cancer.

La fermeture de l’incinérateur pose un problème local de traitement des déchets, d’autant qu’aucun des départements limitrophes ne peut accueillir de nouveaux déchets. Pour cette raison, la préfecture et le SIMIGEDA vont procéder, dans l’attente de la construction d’une nouvelle unité de traitement, aux transports des déchets vers des usines situées dans des départements éloignés.

Rappellant qu’il existe plus de 260 incinérateurs de déchets ménagers sur l’ensemble du territoire, P-E Neurohr, directeur du CNIID, estime qu’il faut arrêter de parler des émissions à la tonne de déchet traité et prendre en compte le tonnage répandu annuellement par les incinérateurs sous forme de rejets gazeux, liquides et de déchets solides.

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