Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Le reste » Débat sur l’énergie, c’est parti : 1er compte rendu !
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
french-kiss

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. La guerre des ruches fait rage rue de Varenne
  2. Les voitures autonomes tiendront-elles la cote ?
  3. Isoler par l’extérieur ou l’intérieur ?
  4. Les ampoules LED : ampoules du troisième millénaire
  5. Un tout nouvel anti-âge signé Nu Skin


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
ite-iti
La question d’isoler par l’extérieur ne se posait pas il y a 10 ans, ce procédé était encore assez peu connu, et les entreprises qui le mettaient en œuvre ne se contentaient pas de faire que cette prestation.Maintenant, l’isolation thermique extérieure a son acronyme, l’ITE, et ses spécialistes qui ne font que ces travaux toute l’année. S’ils sont si nombreux désormais, et si sectorisés, c’est que [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Débat sur l’énergie, c’est parti : 1er compte rendu !

Le 30 janvier, le débat national sur les énergies a été discrètement ‘lancé’ avec la tenue d’une conférence débat ‘Quelles énergies pour le 21ème siècle et au-delà ?’, officiellement labellisée Initiatives Partenaires par le gouvernement.

Organisée avant le lancement officiel du débat public, cette conférence, qui a réuni 200 personnes, avait pour orateurs Pierre-René Bauquis (professeur à l’institut français du pétrole et ancien directeur stratégie et planification du groupe Total) et Hubert Reeves (astrophysicien, président de la ligue pour la préservation de la faune sauvage dite ROC et ancien physicien nucléaire).

Les organisateurs étant la Société française d’Energie nucléaire, l’Association française des Techniciens du Pétrole et la fédération France Nature Environnement le public semblait être majoritairement pro-nucléaire et énergies fossiles (pétrole, gaz…), néanmoins, mise à part 2 à 3 interventions que l’on pourrait qualifier d’extrémistes, le débat a été cordial et d’un bon niveau.

Pour commencer chaque orateur a exposé son point de vue :

- H. Reeves s’est attaché à mettre en valeur le caractère non-durable des énergies fossiles et nucléaire (neutron lent). Pour lui, l’avenir doit favoriser le développement en masse des techniques maitrisées et à risques minimaux (éolien, solaire…) avec la nécessité de démocratiser l’utilisation du solaire. Ainsi, H. Reeves se prononce pour un basculement des investissements en faveur du nucléaire vers les énergies renouvelables (actuellement le ratio est de 10 pour 1 en faveur de l’énergie atomique).

- P. R. Bauquis a exposé l’importance des principales sources d’énergies actuelles et leur déclin progressif. Dans un second temps, il s’est attaché à mettre en valeur l’emprise au sol des différentes sources d’énergies futures, pour démontrer, selon lui, le caractère illusoire des énergies renouvelables en temps que principale source de production.

Les 2 orateurs, comme l’immense majorité de la salle, sont apparus d’accord sur l’aspect non-durable des principales sources d’énergies actuelles, avec notamment une autonomie de :

- 50 ans pour le pétrole et le gaz naturel;

- 200 ans pour le charbon.

Pour le nucléaire, si les 2 hommes sont d’accord que dire que le mode de production actuel n’est pas durable, leur approche philosophique de l’avenir et leurs projections à l’horizon 2100 divergent complètement, ainsi :

- pour Bauquis, 52% de l’énergie produite en 2100 devrait être d’origine nucléaire (ce qui représente 10 000 réacteurs sur Terre dont 150 en France) avec une nouvelle génération de réacteur à neutron rapide, passant par la construction massive de surgénérateurs à définir. Le restant serait fournis par les énergies fossiles (principalement le charbon) avec 35% et les énergies renouvelables avec 13%.

- Reeves n’apporte pas de chiffres, mais se prononce pour une diversification à peu près égalitaire entre les différentes sources d’énergies et s’interroge ouvertement sur l’acceptabilité par les citoyens et la viabilité d’une énergie nucléaire à neutrons rapides pour laquelle tout reste à inventer (prototypes, gestion des déchets, des rejets effluves radioactives, du démantèlement, sécurisation par rapport aux évènements extérieurs…).

En conclusion, ce premier débat est une réussite d’un point de vue qualité des échanges, même si l’on peut regretter certaines réponses peu approfondie à des questions émanant de la salle. Cependant, on peut regretter le caractère très élitiste du public et l’aspect confidentiel de la tenue du débat. Donc qualité : oui, mais démocratisation du débat : non.

Reste à espérer que lors du lancement officiel du débat public sur les énergies, les différents organisateurs réussiront à définir une formule accessible au ‘citoyen de base’, obligatoire pour un débat qui se veut national et public.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 01 février 2003 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL





à lire aussi
     
Flux RSS