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Clé de biodiversité et de développement, les bambous sont menacés

Si les bambous peuvent pousser à une allure rapide (une espèce japonaise grandie de 1,2 mètre par jour), entre un tiers et la moitié des 1200 espèces de bambou pourrait se trouver à court terme en danger d’extinction. D’ores et déjà, au regard de la réduction rapide de leurs habitats forestiers d’origine, c’est plus de 250 espèces qui sont en danger. Exposé dans une étude conjointe du réseau international sur le bambou et le rotin (INBAR) et des Nations Unies, ce fait souligne à quel point il est primordial que la communauté internationale s’intéresse de près à cette famille de plantes exceptionnelles. Le bilan de l’intérêt économique et écologique des bambous, également réalisé dans l’étude, ne fait que plaider en faveur d’une rapide prise en compte de la vulnérabilité de ces plantes.

Ainsi, économiquement le commerce de produits dérivés du bambou est évalué à près de 10 milliards de dollars par an. Plus de 2,5 milliards de personnes en font le commerce ou en tire un usage. Parmi les produits commercialisés figurent les pousses de bambous comestibles, les meubles et le papier. D’autre part, des millions de personnes dépendent du bambou sauvage pour s’alimenter, se loger (matériau de construction), confectionner des meubles, réaliser des instruments de musique… au total, 1 500 utilisations différentes du bambou sont recensées.

Ecologiquement, les bambous jouent un rôle majeur dans de nombreux écosystèmes forestiers, de nombreuses espèces rares et menacées dépendent ainsi du bambou à divers titres. En Asie, c’est le cas du panda rouge, de l’ours noir de l’Himalaya, sans oublier l’emblématique panda géant, dont il ne reste plus que 600 individus à l’état sauvage, lesquels se nourrissent exclusivement de bambous. En Afrique, durant les mois de juin et novembre, ce sont les 700 derniers gorilles de montagnes qui sont tributaires du bambou (90 % de leur alimentation à ces périodes). A Madagascar, certains lémuriens, gravement menacés d’extinction, s’en nourrissent presque exclusivement, tandis que la tortue la plus rare au monde, la tortue à soc, vit grâce à cette plante. La seconde chauve-souris la plus petite au monde, qui mesure 3,5 cm de long, se niche entre les noeuds du bambou mûr. En Amérique du Sud, l’ours à lunette, le tapir des montagnes et 4 à 5 % des oiseaux d’Amazonie dépendent du bambou.

Par ailleurs, cette étude constitue un outil de grande valeur pour mener une action de sauvegarde, grâce au recensement des zones de diversité les plus importantes en bambous et des régions où le risque de déforestation est le plus élevé. Le cycle de vie extraordinaire du bambou – toutes les tiges de la même espèce fleurissent simultanément tous les 20 à 100 ans provoquant la mort de la plante, fait que ces plantes sont particulièrement vulnérables à la déforestation rapide qui limite de plus en plus la superficie des régions dans lesquelles il peut survivre.

Pascal Farcy

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