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Changement climatique, il y a urgence !!

De très importantes variations climatiques ont existé dans le passé et le climat actuel n’a pas à priori de raison d’être plus durable que chacun des climats qui l’a précédé. Néanmoins, l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, dans un rapport de janvier 2002 qui vient d’être rendu public, met en avant l’activité humaine sur l’ampleur des changements climatiques et l’impact prévisible sur la France.

Pour M. Deneux, sénateur, rapporteur de l’étude ‘Le climat de la planète va probablement changer de manière assez sensible au cours du présent siècle. Et ce, en grande partie du fait des activités humaines, des retombées de la civilisation actuelle. Cela va modifier la situation d’individus, de régions, de pays et même de continents.’

En effet, avec un réchauffement moyen prévisible de 2 degrés, d’ici 2100, à cause des émissions de gaz à effet de serre, les répercutions sur l’environnement et l’écosystème terrestre sont impressionnantes. Pour la France, sécheresse au sud, pluies et inondations au nord devraient être la cause d’une diminution importante de l’enneigement des Alpes et des Pyrénées, de la disparition des glaciers alpins et pyrénéens, de la démultiplication des problèmes de santé des personnes les plus fragiles lors des vagues de chaleur, de la présence dans le nord d’espèces allergisantes…

Par ailleurs, la hausse du niveau de la mer (avec un minimum prévu d’environ 40 cm) ne pourra qu’amplifier les phénomènes de crues et inondations. Le département de la Somme durement touché, mais aussi Paris, ont du souci à se faire. Si dans le sud, les nappes phréatiques sont loin d’être pleines, c’est l’inverse dans le nord et même si des précautions ont été prises, la crue de 1910 à Paris (la Seine avait monté de 6 mètres en 10 jours et mis 45 jours pour regagner son lit) risque de ne pas être un phénomène isolé.

Comme le constate le sénateur, ‘…il n’est pas normal de prendre une posture d’attente en espérant des scientifiques la réponse à toutes les questions’.

Il y a urgence !

Alors qu’un habitant de la planète émet en moyenne une tonne d’équivalent carbone par an, un français en émet 2, un allemand 3 et un américain du nord 7.

Cependant, même si la volonté de conserver le climat actuel se manifestait de manière immédiate, unanime et irrévocable, nous devrions attendre plusieurs dizaines d’années pour constater l’arrêt de l’évolution en cours, car même si l’on cessait aujourd’hui d’émettre immédiatement tout gaz à effet de serre, nous subirions encore, durant de très nombreuses années, les effets des gaz émis depuis plus d’un siècle (une molécule de gaz carbonique réside dans l’atmosphère 120 ans environ après son émission et certains autres gaz comme les CFC ont des durées de vie de plusieurs milliers d’années).

En outre, il n’est pas évident que l’homme puisse défaire un jour ce qu’il a fait au cours des 2 derniers siècles. Réduire les émissions de gaz à effet de serre, cela signifie renoncer à continuer de développer les sociétés industrielles selon le modèle qui a fait leur prospérité et … refuser ce type de développement aux pays qui y aspirent.

L’échelle de temps en matière de réchauffement climatique est telle, qu’elle met en valeur, comme le précise le rapport ‘… une discordance entre les préoccupations à très long terme nécessitant des actions immédiates et les notions même d’alternance comme de durée des mandats politiques dans la mesure où les effets des politiques à mener ne peuvent être que très lointains, excédant la durée de tout mandat…’

Cet aspect politique explique peut être en partie, le fait que de 1970 à 1992, le nombre de kilomètres parcourus chaque année par habitant a augmenté de 68 %, dont + 81 % pour la voiture particulière (+ 37 % pour le train, + 44 % pour les autobus) avec un triplement de la congestion automobile prévu d’ici 2020.

En conclusion, le rapport formule une centaine de recommandations, dont certaines pour les individus dans leur vie quotidienne. Les grandes lignes de ces recommandations concernent :

- accorder la priorité aux investissements destinés au rail par rapport à ceux destinés à la route, ce qui correspond à une inversion de la situation actuelle (un camion transporte 17 tonnes de marchandises sur un kilomètre avec un kilo de carburant, avec la même quantité d’énergie, un train peut transporter 130 tonnes…);

- dans une réflexion incluant une moindre émission de gaz à effet de serre à l’horizon 2100, s’interroger sur l’utilité d’un 3ème aéroport aux environs de Paris (la croissance du transport aérien est une source importante d’émission de gaz à effet de serre) et privilégier les liaisons ferroviaires à grande vitesse;

- soumettre le transport aérien aux mêmes règles fiscales que les autres modes de transports en France, en Europe et dans le monde;

- concevoir des bâtiments comprenant une isolation thermique extérieure (isoler à l’extérieur permet d’éviter que les murs eux-mêmes n’emmagasinent la chaleur ou le froid obligeant par la suite le chauffage ou la climatisation);

- enseigner et promouvoir les économies d’énergie et l’efficacité énergétique;

- développer toutes les formes d’énergies renouvelables ;

- développer le télétravail, les téléconférences…

Pour le rapport, ‘…si rien n’a été changé, par exemple dans les politiques énergétiques de transport ou d’habitat à la surface de la planète, 2025 risque de ne pas marquer la rencontre entre une action efficace et la prise de conscience des changements intervenus, mais, au contraire, d’être la date d’un tardif constat de carence. Il restera à déplorer qu’une action n’ait pas été entamée bien des années plus tôt alors que l’alerte avait été donnée.’

Enfin, c’est dans ce contexte que l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, estime que la France ne peut renoncer à l’énergie nucléaire pour produire son électricité pour éviter d’émettre davantage de gaz à effet de serre, mais elle ne doit pas compter sur le développement du nucléaire pour faire face à la demande croissante d’énergie.

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