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Braconnage des éléphants

A la veille de la prochaine réunion de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) du 10 au 20 avril 2000, qui doit entre autre revoir le classement des différentes populations d’élephants et permettre ainsi de prolonger la commercialisation ou non de l’ivoire, la Fondation 30 millions d’Amis, le ROC (Rassemblement des Opposants à la Chasse) et la LFDA (Ligue Française des Droits de l’Animal) vient de publier un rapport complet sur les éléphants et leur conservation.

Ce rapport dénonce l’influence dramatique du classement actuel de certaines populations d’éléphants en annexe II de la CITES et la reprise du commerce de l’ivoire afin de financer leur conservation.

Alors qu’en 1990, l’interdiction du commerce de l’ivoire s’est traduite par une chute spectaculaire du braconnage (au Kenya, de plus de 3000 éléphants tués par an avant l’interdiction, on est passé à seulement 55 dès 1990), la décision, en 1997, de l’ouverture d’une commercialisation expérimentale d’ivoire vers le Japon, est à l’origine du renouveau d’une importante activité des braconniers, avec des milliers d’éléphants braconnés, mais aussi des victimes parmi les gardes des parcs, alors que les profits retirés du commerce de l’ivoire se révèlent très insuffisant pour lutter efficacement contre le braconnage.

En 1997, le principal argument des pays d’Afrique australe, appuyé notamment par le WWF et l’UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature) était qu’il fallait limiter les populations d’éléphants afin d’éviter une dégradation des milieux naturels et des cultures, cet argument était loin de faire l’unanimité dans les milieux spécialisés, ainsi P. Pfeffer estimait, en 1996, “…ce sont surtout les villes qui se développent et les campagnes qui se vident. Il y a encore en Afrique, surtout dans le centre, d’immenses régions inexploitées, souvent même inhabitées, où la faune sauvage peut se maintenir. Avant la flambée des prix de l’ivoire, il y avait d’ailleurs plus de 2 millions d’éléphants sans la moindre gêne pour l’agriculture, sauf conflits ponctuels nécessitant l’abattage d’un ou deux animaux dont la viande étaint distribuée aux villageois. Aujourd’hui qu’il n’en reste plus que 400 000, le problème ne se pose même pas”.

Au final, en 1999, soit 2 ans après la décision de commercialisation, il ne restait plus que 286 000 têtes, la diminution du poids des défenses, étant révélatrice de la menace qui pèse sur la survie des troupeaux, et le braconnage généralisé, y compris dans les pays non-concerné par la commercialisation. C’est ce que dénonce le Kenya et l’Inde dans une proposition, argumentée sur 34 pages, en demandant le reclassement de toutes les populations mondiales en annexe 1 lors de la prochaine session de la CITES, alors que dans le même temps, l’Afrique du Sud demande son classement en annexe 2, et le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe demandent leur maintien dans cette annexe.

La position des organismes environnementaux comme le WWF, l’UICN et TRAFFIC, qui avait pesé lourd en faveur du déclassement des populations d’éléphants en 1997 et donc contribué à la situation actuelle, sera particulièrement intéressante à suivre lors de la réunion d’avril 2000. Ou ils reconnaissent à l’image du Kenya et de l’Inde l’absurdité de la décision prise en 1997, ou ils continuent de cautionner le massacre des éléphants et dès lors on peut s’interroger sur leur intérêt réel dans cette affaire…

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