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Le gaz naturel, une source énergétique multifonctions

Considéré comme le sommet de la dernière chance, la COP 21 devra déboucher sur un accord mondial qui engagera le monde vers une lutte efficace contre le réchauffement climatique. Baisse des émissions de CO2, développement des énergies renouvelables, si le cahier des charges de ce rendez-vous peut déjà être anticipé, les avantages qu’offre le gaz naturel pourrait en faire l’outsider qui permettra au mix-énergétique espéré de fonctionner.

gaznaturel

2015, dernière échéance pour préparer l’après 2020

Du 30 novembre au 11 décembre prochains, Paris accueillera la 21ème Conférence des parties sur les changements climatiques. Ce rendez-vous réunira les chefs d’états du monde entier et doit prendre le relais d’un sommet de Copenhague qui s’était soldé par un cuisant échec en 2009. Consensus oblige pour aboutir à un accord, la dernière adoption d’objectifs contraignants pour lutter contre le dérèglement climatique remonte à 1997 avec le protocole de Kyoto. Ce dernier ne prévoit aucune mesure dépassant le cap de 2020.

Les États « parties » se sont ainsi donné jusqu’en 2015 afin de parvenir à un accord porteur de solutions pour répondre à l’urgence écologique dans laquelle le monde est embarqué. Si le plan d’actions reste à définir, il devra permettre d’atteindre un objectif essentiel : limiter le dérèglement climatique à 2°C d’ici à la fin du siècle par rapport à la période pré-industrielle.

La France, déjà fortement impliquée dans ce combat, porte avec sa loi de transition énergétique des ambitions qui sauront assurément participer à la réalisation de cet objectif. Baisse du nucléaire dans le mix- énergétique, diminution de la consommation des énergies fossiles, développement des énergies vertes, réduction des émissions de gaz à effet de serre, le tableau est complet et les mesures pour l’honorer sont actuellement en train de se mettre en place.

Mais dans tout cet appareillage politico-technico-écologique, l’importance que peut avoir le gaz naturel dans la transition vers un nouveau modèle énergétique français, et mondial, est souvent sous-estimée, à tort.

Le gaz, une énergie fossile pas comme les autres

Souvent relégué au même rang que le pétrole et le charbon, le gaz naturel n’en reste pas moins une énergie fossile à part qui souffre d’un  amalgame trop rapidement fait entre elle et ses énergies cousines. D’abord positionné sur un pied d’égalité, le gaz naturel jouit peu à peu d’un traitement amélioré lors des négociations environnementales, du fait de ses qualités écologiques reconnues.

Car le gaz naturel est bel et bien une énergie propre, particularité qui s’explique tout d’abord par sa combustion. Ce processus produit en effet majoritairement de la vapeur d’eau et du dioxyde de carbone et ne dégage ni fumée, ni particules. Pour des volumes équivalents, produire du gaz naturel dégage deux fois moins d’oxyde d’azote que le fioul et le charbon et  30 % de moins de CO2. Le gaz naturel peut donc se targuer de posséder la meilleure efficacité énergétique des énergies fossiles. Il a également l’avantage d’abonder sur la planète. Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le monde disposerait au rythme actuel de consommation de 75 ans avant d’épuiser les réserves. Une bonne nouvelle alors la demande est grandissante. D’après les prévisions de l’AIE, le gaz devrait représenter plus de 25 % de la demande mondiale en énergie d’ici 2035, contre 21 % aujourd’hui. De quoi laisser à la communauté internationale une marge de manœuvre conséquente pour installer un modèle énergétique en phase avec les problématiques environnementales actuelles.

Aujourd’hui, le combat contre le réchauffement climatique et ses dérives ne peut se faire sans capitaliser un maximum sur les atouts que possède le gaz naturel. Car si le développement des énergies renouvelables passe pour être une des solutions les plus plébiscitées pour préserver l’avenir de notre planète, le recours au gaz naturel fait figure de complément indispensable à leur utilisation.

Une solution pour pallier l’intermittence des énergies renouvelables

Les énergies renouvelables se placent indubitablement au cœur de toutes stratégies énergétiques qui s’inscriraient dans une démarche de développement durable. En tant que pays hôte de la COP 21, la France veut faire figure de modèle et n’a pas hésité à inclure dans son projet de loi relative à la transition énergétique des ambitions fortes. Pour le Ministère de l’Écologie, il s’agira de porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation énergétique finale d’énergie en 2030 et à 40 % de la production d’électricité.

Cependant, on a beau accordé de nombreuses qualités au solaire photovoltaïque ou à l’éolien, ces sources d’énergie demeurent inconstantes. Les nuits dépourvues de vent, la production d’énergie s’arrête. Il est donc important de trouver à ces énergies un complément qui prendrait le relai et permettrait d’assurer une production et une alimentation énergétique continue. Le gaz semble donc tout trouver pour remplir cette fonction de support aux énergies renouvelables.

« Les renouvelables et le gaz constituent un couple fort, ensemble elles peuvent délivrer une énergie fiable, bas-carbone et bon marché que l’Europe appelle de ses vœux », assure Jan Ingwersen, l’ancien vice-président de DONG Energy, l’EDF danois. Une position partagée par beaucoup, dictée par le bon sens, comme le rappelle notamment un rapport publié par l’Institut Breakthrough, think tank californien qui qualifie le gaz naturel de « puissant levier pour le développement des énergies renouvelables ».

Qu’il soit considéré comme une énergie à part entière capable de s’inscrire dans un modèle énergétique responsable ou comme un système d’appoint facilitant l’essor des énergies vertes, le gaz naturel multiplie les points positifs. La montée du  biométhane, la version renouvelable du gaz naturel,  dans notre consommation totale d’énergie devrait également confirmer ce statut de source énergétique multifonctions, indispensable à la réalisation des objectifs fixés par la COP 21. Espérons que ces avantages ne soient pas ignorés lors de ce prochain rendez-vous, décisif pour le devenir de notre planète.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Paul (voir la biographie)
le 11 août 2015 à 03:50

23 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2014
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Commentaires
guy
12 août 2015 - 13 h 31 min

Il manque à votre article un paragraphe concernant les conditions d’extraction désastreuses pour l’environnement et les habitants des régions concernées.

voir : http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/17/gaz-de-schiste-quelles-consequences-sanitaires_4403545_3244.html


L ‘ Observateur
13 août 2015 - 11 h 10 min

BIZARRE!
Faire la promotion du gaz qui produit du CO2 en brûlant, pour lutter contre l’émission de CO2 !
Même s’il en produit moins que le charbon…il en produit !


Suzanne
13 août 2015 - 11 h 28 min

d’accord avec l’Observateur. De plus, il est ridicule de dire qu’il y a de bonnes réserves alors qu’il n’y en a que pour 75 ans.


fred
13 août 2015 - 16 h 37 min

Le gaz naturel produit bien du co² cependant la même infrastructure (mêmes réseaux et mêmes centrales et mêmes moyen de stockage) permet d’utiliser du biogaz qui lui est à peut prés neutre en terme de CO²
Les investissements dans le gaz naturel pourront tout aussi bien servir au biogaz. En ce sens , gaz de schistes mis à part on arrive à la solution la moins polluante en terme d’énergies fossiles avec un investissement qui peut tout aussi bien utiliser du biogaz
les ressources en biogaz sont potentiellement importantes et le biogaz est une energie renouvelables qui peut être stockée et valorisée de plusieurs façons différentes (chaleur, elec ou cogénération)
de plus ces installations permettent d’éviter le rejet naturel de methane (qui est un puissant gaz à effet de serre)
http://www.bioenergie-promotion.fr/30312/cinq-filieres-biogaz-pour-cinq-perspectives-de-croissance-differentes/

https://www.lenergieenquestions.fr/etats-des-lieux-et-perspectives-de-la-filiere-biogaz/
fred


Don Quichotte
13 août 2015 - 18 h 09 min

Vive le gaz Poutine !
Et bientôt le méthane issu du réchauffement exponentiel du permafrost sibérien ?
Etonnant de se réjouir avec de telles nouvelles.


Jacques DEVODDERE
15 août 2015 - 14 h 15 min

Je partage largement les commentaires précédents, à savoir que le gaz est bien une énergie fossile qui produit du CO2 et que les stocks sont limités. Et les stocks actuels sont largement situés dans des pays peu démocratiques (Russie, Algérie, pays du Golfe …) dont nous dépendrons alors. Comme solution transitoire c’est mieux que le charbon ou le pétrole mais il faut faire en sorte que ce transitoire soit le plus court possible et le réseau existant pour le gaz « naturel » peut bien sûr être utilisé pour le bio-méthane dont le potentiel est important. Deux remarques ! D’abord avoir un usage pertinent des énergies renouvelables (exemple utiliser le solaire thermique pour chauffer et pas le biométhane). Ensuite il faut bien souligner que les énergies renouvelables ne se réduisent pas au voltaïque et à l’éolien ; on peut aussi citer l’énergie des courants, des vagues, l’hydroélectricité, le solaire thermique, l’énergie des marais et la géothermie qui ne sont pas solaires … . Concernant l’électricité renouvelable (voltaïque,éolien ..) lorsqu’on est en excés de production, l’excédent peut servir, par électrolyse à produire de l’hydrogène qui peut alors alimenter les piles à combustibles de véhicules électriques. Un reportage intéressant sur France Inter à propos du photovoltaïque http://www.franceinter.fr/emission-les-savanturiers.


Jacques DEVODDERE
15 août 2015 - 14 h 17 min

Energies des marées et pas des marais :-) !


Grossmann
23 août 2015 - 6 h 22 min

la cohabitation du gaz et de l’électricité dans la chaufferie hybride combinant la combustion et la pompe à chaleur aquathermique pourrait devenir la référence pour le chauffage de l’habitat et est techniquement envisageable. Nous n’aurons bientôt plus le choix. La volonté politique est essentielle pour que ces nouvelles technologies prennent places dans les zones périurbaines à défaut d’être généralisés en centre ville en raison des infrastructures tuyauterie
Balendard

Voir La chaleur renouvelable et la rivière
http://www.infoenergie.eu/chargement/e-book.pdf


Grossmann
23 août 2015 - 6 h 40 min

La cohabitation du gaz et de l’électricité dans des chaufferies hybrides combinant la combustion et la pompe à chaleur aquathermique pourrait devenir la référence pour le chauffage de l’habitat et est techniquement envisageable.
Nous n’aurons bientôt plus le choix. La volonté politique va devenir essentielle pour que ces nouvelles technologies prennent place dans les zones péri-urbaines à défaut d’être généralisées en cantre ville en raison des infrastructures tuyauteries

Voir « L



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