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L’aluminium, grand oublié de la COP21 ?

La COP21 touche à sa fin, l’heure est au bilan et au pointage des sujets passés à la trappe. Si la question de l’aluminium plane sur les négociations, elle n’a pas réellement été abordée. Pourtant, la domination du marché par la Chine, mise en avant par le rapport Aluwatch, se fait au détriment de toutes politiques environnementales en accord avec les enjeux écologiques actuels.

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L’aluminium, danger pour l’environnement ?

Métal le plus consommé dans le monde après le fer, l’aluminium se retrouve partout dans notre quotidien. On l’utilise dans les transports, l’industrie électrique, l’électricité, le bâtiment, dans les ustensiles ménagers ou encore l’emballage. Une présence en masse qui a ses conséquences. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie, la production d’aluminium représente à elle seule 1% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. La production d’une tonne d’aluminium entrainerait en moyenne 16,5 tonnes d’émissions de CO2.

La production d’aluminium pèse donc sur la faculté qu’a notre société à contrer les dérives climatiques et à assurer la protection de notre planète. Une faculté mise à mal par la montée en puissance de la Chine sur le marché. Selon les informations publiées dans le dernier rapport Aluwatch, l’Empire du Milieu constitue aujourd’hui 55 % de l’offre mondiale d’aluminium, 60 % rien qu’en 2015, alors qu’elle pointait à 10 % au début des années 2000.

L’étude met en exergue une véritable explosion de la production chinoise, passant de « 200 à 3 000 tonnes d’aluminium par mois. » Si la Chine se positionne aujourd’hui comme le premier producteur d’aluminium au monde, elle décroche également le titre de premier pollueur. « Près de 90 % de l’énergie utilisée en Chine pour produire de l’aluminium provient du charbon, explique Philippe Chalmin, co-auteur de l’étude et président de Cyclope, un institut de recherches européen sur les marchés des matières premières.

« Que les Chinois produisent de l’aluminium pour leur propre marché, pourquoi pas. Mais depuis trois ou quatre ans, ils en exportent. Chaque tonne en excédent se paie très cher au niveau environnemental. » continue-t-il. Là où la Chine se contentait de produire pour satisfaire une demande nationale, le pays a récemment commencé à exporter à l’étranger, noyant le marché d’un aluminium issu d’une production qui ne cesse d’aller crescendo.

Pour les experts, il n’y a absolument aucune logique dans la façon de faire chinoise et dans la volonté du pays de continuer sa production. « Chaque tonne en excédent se paie, d’un point de vue environnemental, au prix fort. », explique Yves Jégourel, professeur à l’Université de Bordeaux ayant également travaillé sur le rapport Aluwatch. L’impact de la production chinoise, en plus de faire sombrer le marché mondial de l’aluminium, est désastreux pour l’environnement. « Quand on est face à des défis extrêmes, on trouve des solutions extrêmes. » déclarait le président chinois Xi Jinping, citant Victor Hugo, en ouverture de la COP21.

Dans le cas précis de la Chine, il s’agirait alors de revoir l’ensemble de son mix énergétique et de redoubler d’efforts pour accorder aux énergies renouvelables la place qu’il convient pour inverser la courbe du réchauffement climatique.

Des pays comme la Russie ou les Etats-Unis misent majoritairement sur l’hydroélectricité pour produire leur aluminium. L’Islande, qui commence à compter dans le secteur, peut se vanter d’avoir une production d’aluminium totalement décarbonée grâce à un modèle énergétique basé complètement sur les EnR. Une autre solution serait aussi de favoriser le recyclage de l’aluminium. Mais même sur ce terrain, la Chine vient encore une fois de plus vampiriser le marché.

Recycler pour moins polluer

Aujourd’hui la Chine produit 28 millions de tonnes d’aluminium par an, dont 10 sont directement exportées. Il s’agit ici d’un aluminium extrait, avec une production qui a des répercussions négatives sur le climat. Le recyclage de l’aluminium est une alternative de plus en plus plébiscitée pour freiner ces conséquences.

« La part de l’aluminium recyclé continue de croître, mais la demande en aluminium est si haute que nous n’avons pas assez de produit recyclé. Aujourd’hui, les trois quarts de l’aluminium extrait est toujours en service. Il faut parfois attendre 15 à 20 ans pour que l’aluminium réintègre l’économie circulaire. », déclare Gerd Götz, directeur général de l’association European Aluminium. Et au jeu du recyclage, la Chine est également en train de remporter la partie. L’Europe, en proie à une législation qui n’autorise pas tous les types de recyclage, perd chaque jour un peu plus de déchets d’aluminium au profit de la Chine. Pour Gerd Götz, l’Europe manque de compétitivité, d’autant plus quand le prix de l’aluminium chinois « est proche du dumping ».

« Tant que les producteurs chinois reçoivent des subventions importantes et ne respectent pas les normes environnementales auxquelles nous sommes soumis dans l’UE, il n’y aura pas de commerce juste et les produits chinois envahiront notre marché, au prix de nos emplois et de notre production. » ajoute-t-il.

Plus grand pollueur de la planète, la Chine s’est engagée lors de la COP21 à atteindre une part de 20 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici à 2030. Cette initiative devrait ainsi lui permettre de diminuer son utilisation des énergies fossiles. Si la consommation de charbon baisse depuis quelques années, la prédominance de cette énergie sur le territoire chinois reste un problème majeur pour l’ensemble de la planète.

Pour l’Europe et le reste du monde, trouver les moyens de contrer la concurrence chinoise en matière de production d’aluminium en ayant recours à des stratégies énergétiques « propres » doit faire aujourd’hui partie des plans d’actions qui permettront à notre société de se diriger vers un avenir décarboné.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Paul (voir la biographie)
le 11 décembre 2015 à 07:53

23 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2014
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Commentaires
Unchat
13 décembre 2015 - 14 h 21 min

Puisque le bon sens et les négociations sont inefficaces, pourquoi ne pas revenir aux solutions archaïques (politiquement incorrectes) des droits de douanes pour les produits importés.


ChristianS
14 décembre 2015 - 2 h 00 min

Mais enfin, c’est tout de même invraisemblable de pointer du doigt le caractère polluant de l’aluminium… pour les émissions de CO2 que sa production génère!!
Ce qui est un véritable scandale, c’est le caractère de + en + ubiquitaire de son utilisation, en particulier son incorporation dans des produits que l’on ingère (médicaments « anti-acidité de l’estomac ‘Maalox’ + adjuvant de vaccin »; dans les dentifrices et dans nombre de déodorants en tant qu’anti-transpirants (aisselles exposées–> cancer du sein!); en tant que coagulant présent dans l’eau potabilisée; comme conservateur;etc)… alors que l’Al est un élément chimique ABSENT de toute biomasse naturelle(préservée des pollutions) pour la simple raison qu’elle est hautement(neuro-)toxique pour l’organisme, cancérigène ou allergène.
A cela, s’ajoutent les pollutions gravissimes dues à sa production à partir de son extraction de la bauxite – PAS les émissions de CO2 que cela génère – menant à la production de quantités colossales de boues rouges riches en soude caustique.
Je sais bien que la COP21 vient de se terminer, mais il est déplorable de constater que le réchauffement climatique (et les émissions corrélées de GES) constitue systématiquement l’arbre permettant de cacher la « forêt »= bombe à retardement bien embarrassante que constituent toutes les autres pollutions (particules fines, perturbateurs endocriniens, Al et autres métaux lourds neurotoxiques,…) qui continuent à s’insinuer sournoisement dans notre environnement et à contaminer gravement les écosystèmes… et à intoxiquer les êtres humains.
Toutes ces pollutions scandaleuses passent désormais au second plan…


magnant
14 décembre 2015 - 13 h 29 min

si la chine produit 3000 tonnes /mois ça fait pas 28 millions de tonnes par an. Revoir vos chiffres cdlt


ChristianS
14 décembre 2015 - 18 h 58 min

@J-P Rosello : C’est fort bien qu’il s’agisse de votre dernière intervention car votre suffisance est inversement proportionnelle à la maîtrise que vous ne pouvez évidemment détenir sur des domaines aussi variés. Mais, si vous parlez de lobby, vous vous employez manifestement bcp à « défendre » celui promouvant l’Al. L’aluminium a des propriétés « utiles » ou plutôt intéressantes : à l’évidence, mais cela ne justifie pas de facto son utilisation effective – et qui êtes-vous pour décréter que les citoyens ont « besoin » des applications qui VOUS font rêver – en ignorant superbement comme vous le faites, les propriétés du vivant et l’adoption élémentaire du principe de précaution sur lequel vous vous asseyez joyeusement. Vous n’avez manifestement pas travaillé pendant plusieurs décennies sur les interactions entre Al et les cellules vivantes, ce qui vous rendrait bien plus modeste dans vos interventions : les constats faits par les rares chercheurs sont accablants. Alors de 2 choses, l’une : soit vous dites n’importe quoi (le + probable), soit bien pire : vous mentez. J’ose espérer pour vous qu’il ne s’agisse que d’ignorance de votre part. « L’Al des vaccins qui sauve des vies »: non seulement, cet adjuvant n’est aucunement nécessaire, mais il provoque une maladie rare extrêmement invalidante (la myofasciite à macrophages). Et votre déni de la réalité concernant le lien entre exposition aux anti-transpirants à base d’aluminium et le cancer du sein est consternant. Cela pue l’argumentaire de promoteurs du « développement » et de l’ingénierie coûte que coûte, qui préfèrent passer outre les fortes présomptions établies par des chercheurs : car, comme vous le savez, la causalité dans les interactions environnement – maladies ne se démontre jamais aussi nettement qu’on peut le faire au sein des sciences exactes : le niveau de complexité du vivant est bien trop élevé pour cela.
Vous faites manifestement partie de ceux qui jouent là-dessus pour promouvoir le développement économique au détriment de la santé. Moi pas.
Alors votre petit jeu du « prof essayant de donner des leçons » en cherchant la petite bête en dit long sur votre intention de dénigrer autrui lorsqu’il tient des propos qui vous dérangent… et vous auriez mieux fait de vous abstenir: votre « car l’eau ne coagule pas, sic » est grotesque puisque je n’ai jamais dit cela. Il s’agit bien évidemment de la coagulation (CHIMIQUEMENT induite) des impuretés contenues dans l’eau à potabiliser qui sont extraites à partir du sulfate d’Al (le coagulant), NON PAS de floculation proprement dite (phase de sédimentation qui suit la coagulation). Il y a donc bel et bien des résidus de coagulant dans l’eau potable, ne vous en déplaise. Or ce coagulant à base d’Al pourrait très bien être remplacé par le chlorure ferrique qui, lui, ne présente pas ce potentiel de toxicité. Votre « Al qui n’est pas un métal lourd » (bravo, vous m’en « apprenez vraiment bcp »…) et « cela change tout »: et bien encore raté, car comme les métaux lourds, il est neurotoxique.
Mais bon, encore faudrait-il s’intéresser au vivant et aux interactions avec l’environnement. J’arrête le parcours de vos inepties.


Dany
16 décembre 2015 - 20 h 12 min

Mr Rosello plaide fortement pour l’utilisation de l’alu.
Il a dû être complètement lobyiiiiiisé ou lobotomisé par des intérêts de multinationales.
A moins que lui-même ne soit « intéressé » !


GérardM
17 décembre 2015 - 11 h 49 min

l’aluminium absent peut-être de la OP mais la surpopulation et l’absence de perspective à une grande partie de la jeunesse certainement ce qui me parait autrement plus dangereux (mais silence, il ne faut surtout pas en parler)


rené
17 décembre 2015 - 19 h 56 min

Et dire que l’on continue de nous vanter les qualités des menuiseries alu!!!!!


Patrick
26 décembre 2015 - 13 h 09 min

Je n’ai pas réussi à tout comprendre des échanges entre J-P Rosello et ChristianS.
Une chose est certaine, ChristianS pointe les dangers de l’aluminium avec beaucoup de justesse. Surtout l’aluminium vaccinal qui est directement injecté dans l’organisme par opposition à l’aluminium ingéré dont la biodisponibilité est faible, mais permanente.
On peut d’ailleurs ajouter à la liste qu’il cite: le sel, la farine et tous les aliments dont la blancheur est assimilée à un signe de qualité.! La blancheur est obtenue par ajout d’aluminium.
Le sujet des vaccins est largement plus intéressant.
Non seulement il provoque la myofasciite à macrophages: Une maladie étudiée depuis 20 ans par le professeur Gherardi à l’hôpital Henry-Mondor de Créteil.
Dire que cette maladie est rare.. Oui et non: rare par rapport à la population en général, oui.
Mais pas si rare par rapport à la population vaccinée: 1 millier de cas, mais la pathologie est récente et la maladie est sous-diagnostiquée.
L’aluminium vaccinal intervient dans d’autres troubles, et non des moindres. Les sels d’aluminium des vaccins sont des neurotoxiques.
Des chercheurs, Dr Russell Blaylock, Dr Christopher Shaw, neurochirurgiens et neurologues de renommée mondiale, établissent un lien entre l’hydroxyde d’aluminium utilisé dans les vaccins et la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, et la sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de Charcot). Une étude (2007) motivée par le syndrome de la guerre du Golfe, dont les symptômes ressemblent étrangement à la sclérose latérale amyotrophique.
Commentaire du Dr Shaw:
«Aucun membre de mon équipe ne veut se faire vacciner. Ces résultats nous ont donné la chair de poule », a déclaré Shaw.
Ils ont confirmé leurs conclusions de 2007 par une nouvelle étude réalisée en 2009:
 » les injections d’hydroxyde d’aluminium à des animaux de laboratoire provoquent une dégénérescence du neurone moteur, ainsi que des difficultés de la fonction motrice et des pertes de capacité de mémoire spatiale chez de jeunes rats mâles.  »

Une autre étude menée par le Pr Gherardi a permis de tracer de façon précise le parcours de l’aluminium dans l’organisme, jusqu’au cerveau.
 » Nous pouvons affirmer avec certitude aujourd’hui qu’on observe un phénomène accumulatif dans le temps.
Les billes contenant de l’aluminium continuent à pénétrer dans le cerveau, et n’en sortent pas», explique le Pr Gherardi  »
…. Vaccins avec aluminium… Non, merci, pas pour moi.
Patrick


fred
2 janvier 2016 - 17 h 03 min

Plus d’alu pour les cables haute tension et la consommation électrique augmente de 1 à 2%. Plus d’alu pour les bloc moteurs et les voitures reprennent imédiatement 0,1l/100. Même si il y a des efforts à faire au niveau production , abandonner un usage important de l’aluminium et de ses alliages ferait augmenter rapidement toutes les consommations énergétiques. Maintenant, par quoi remplacer l’alu ? par de l’acier (qui emmet aussi un tout petit peu de co2 lors de son élaboration) ? par des matières synthétiques ?


fred
2 janvier 2016 - 19 h 13 min

c’est vraiment bizare que cet article parle d’une methode de production de l’aluminium totalement decarbonée alors que le carbone est au coeur des reactions chimiques lors de la production de l’aluminium a partir de ses oxydes
pour mémoire (2al2o3 + 3c —-> 4al + 3co2)


Guillaume
3 janvier 2016 - 20 h 33 min

Il ne faut pas oublié que peut-être il faut beaucoup d’énergie pour générer de l’aluminium à partir de matière première par électrolyse de l’alumine. Dès lors que l’aluminium est produit, il ne faut le chauffer qu’à 660°C alors que le fer demande 1538°C pour rentrer en fusion. Ce qui est un réel avantage lors du recyclage par rapport à d’autres métaux. Bien sûr, il y a beaucoup d’amélioration à faire lors de l’extraction et lors du traitement pour générer la Bauxite.
Un autre point, si la Chine produit trop d’aluminium et l’exporte c’est qu’il y a un besoin…!



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