Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Habitat » Taux records de contamination aux PCB pour les amateurs de poisson
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  3. La voiture électrique : pas totalement ...
  4. La filière éolienne de plus en plus puissante ...
  5. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






Taux records de contamination aux PCB pour les amateurs de poisson

C’est la détection d’une pollution des eaux du Rhône aux PCB (1), avec des concentrations dans les poissons jusqu’à 10 fois supérieures au seuil autorisé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui est à l’origine de l’embarrassant dossier de la contamination des eaux fluviales par les PCB, en France.

Aujourd’hui, près de 2 ans après la première interdiction de consommer des poissons du Rhône, prise à l’automne 2006 dans le département du même nom, le WWF et l’ASEP (2) publient une étude qui évalue le niveau de contamination de l’homme aux PCB.

L’étude a démarré le 4 mars avec les premiers prélèvements sanguins. Au final, 52 personnes (21 femmes et 31 hommes, d’un âge moyen de 51 ans) se sont portées volontaires, avec pour seul critère commun de ne pas avoir été en contact avec les PCB au niveau professionnel. Géographiquement, ces personnes sont très majoritairement issues du delta du Rhône (42 individus), tandis que 3 sont des pêcheurs de la Seine, 1 est pisciculteur dans la Somme, et 6 tiennent le rôle de témoins lambda en ne vivant pas à proximité des zones contaminées et en ne mangeant pas de poisson en provenant. Sur les 46 personnes vivant au bord d’un fleuve, 33 mangent du poisson qui en est issu ou provient de la mer au moins une fois par semaine, tandis que les autres en consomment de manière plus épisodique.



Taux de contamination/durée d’exposition aux PCB, des 33 personnes consommant au moins une fois par semaine du poisson.


Au regard de la contamination des poissons, le résultat des analyses sanguines apparaît fort logique. Les taux de contamination les plus élevés sont relevés dans le ‘groupe 1′, constitué par les 33 personnes qui consomment du poisson régulièrement, avec une moyenne de PCB qui s’établit à 69,9 pg/g (picogramme/gramme) de matière grasse, pour une fourchette variant entre 17 et 572 pg/g.

Le taux de contamination apparaît clairement dépendant de la fréquence de consommation de poisson et de l’âge du consommateur. Ainsi, au sein du groupe 1, les 15 personnes qui mangent du poisson au moins 2 fois par semaine, présentent une contamination moyenne de 93,13 pg/g avec un maxi de 572 (présenté par la personne qui en consomme le plus).

Concernant les 2 autres groupes, pour la population théoriquement pas exposée à la contamination des PCB provenant des rivières, le taux correspond globalement à celui décrit par les études internationales (16,83 pb/g), faisant apparaître une imprégnation qui augmente avec l’âge à cause du phénomène de bioaccumulation des PCB dans l’organisme.

Pour le groupe intermédiaire, l’influence de l’âge est encore sensible, mais la consommation de poisson plus ou moins régulière fait apparaître des disparités plus grandes selon les individus, avec une moyenne de contamination s’élevant à 28,03 pg/g.

Rappelons que les PCB se fixent dans la matière grasse des êtres vivants contaminés et des éventuels produits qui en sont dérivés. Ils constituent un risque potentiel pour la santé humaine avec des pathologies types : retards de croissance, problèmes de fertilité, voire cancers.

Pascal Farcy

1- Les PCB ou encore polychlorobiphényles, désignent une famille de 209 composés organochlorés classés comme polluants organiques persistants (POPS). Produites industriellement depuis 1930, ces molécules ont fait l’objet de multiples utilisations massives jusque dans les années soixante-dix pour la fabrication des transformateurs électriques et comme additifs dans les peintures, les encres et les huiles de coupe. Très peu biodégradables, leur rejet dans l’environnement a entraîné des phénomènes de bio accumulation préoccupants. Les polychlorobiphényles sont parfois dénommés à tort ‘pyralènes’, du nom commercial de préparations huileuses qui les intègrent dans leur composition.

Au niveau mondial, on estime que sur les 1200 millions de tonnes de PCB produites, dont 34 000 tonnes en France, et environ 400 millions ont été dispersées dans la nature.

2- L’ASEP, l’Association Santé environnement Provence regroupe plus de 300 médecins.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
243

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS