Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Habitat » La France grignotée par l’étalement urbain
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. LES BÉNÉFICES ÉCOLOGIQUE DU CANNABIS
  2. Laurent Wauquiez s’en va en guerre contre la nature
  3. Les voyages en camping-car sont-ils écolos ?
  4. Des aigles contre des drones
  5. Expositions des enfants aux substances toxiques


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999






La France grignotée par l’étalement urbain

Symbole d’accession à la propriété, la maison individuelle est très prisée par les ménages français. Cet engouement a généré un développement périurbain, ou « étalement urbain », à l’origine de l’accaparement d’espaces naturels ou agricoles et de la multiplication des déplacements. De fait, selon un récent rapport de Réseau Action Climat (RAC), l’envolée des prix du foncier est moins responsable de l’étalement spatial des agglomérations que le développement de l’automobile et la prédilection pour l’habitat individuel.

En terme d’impacts environnementaux, les émissions liées à la mobilité locale ont progressé de 17 % entre 1994 et 2008, soit près de trois fois plus que l’augmentation de la population. L’artificialisation des sols (1), et plus particulièrement la disparition des prairies permanentes, réduit également les capacités de stockage du carbone dans les sols. En fragmentant les habitats naturels et en isolant les populations, elle fragilise également la biodiversité. Dès lors, les écosystèmes en sont affectés et se montrent moins résistants face aux bouleversements climatiques. Ainsi, l’étalement urbain contribue notamment à augmenter le risque d’inondation. D’une part, l’imperméabilisation des sols amplifie le ruissellement des eaux de pluie, augmentant le niveau des crues. D’autre part, la course à la construction gagne les zones inondables. Entre 1999 et 2006, l’augmentation du nombre de logements en zone inondable atteignait 8 %, soit autant qu’en dehors de ces zones à risques. Le littoral est, lui aussi, soumis à une forte pression, en particulier sur les côtes atlantiques et méditerranéennes. Entre 2000 et 2006, le taux d’artificialisation des communes littorales était ainsi le double de celui de la moyenne hexagonale.

Le secteur agricole est, lui aussi, fortement affecté par le phénomène d’étalement urbain. En France, entre 1960 et 2009, la surface agricole utile (SAU) a diminué d’environ 15 %, passant de 34 à 29 millions d’hectares. Selon l’enquête TerutiLucas (2008), l’artificialisation s’impose comme le deuxième facteur de réduction des surfaces agricoles, derrière le boisement lié à la déprise agricole. En outre, les meilleures terres agricoles sont souvent celles mobilisées en raison de leur localisation à proximité des zones les plus peuplées.

L’Etat a sa part de responsabilité dans l’apparition de ce phénomène. Visant à fluidifier le trafic, la reprise des projets autoroutiers élargit la zone d’influence de l’agglomération, alimentant insidieusement l’étalement urbain. La France est ainsi la championne des infrastructures routières en Europe. De même, les dispositifs d’aide au financement du logement (de type Scellier, PTZ + etc.) favorisent la construction en milieu diffus. Bien qu’inscrite dans les lois Grenelle, la lutte contre l’étalement urbain pâtit d’un manque de cohérence. L’aménagement durable des territoires nécessite tout à la fois des mesures réglementaires et fiscales, un effort de planification ainsi qu’un renforcement des compétences locales en la matière. A l’aide de ces leviers, le RAC appelle à un rééquilibrage des territoires, afin de donner « un nouvel essor aux petites et moyennes agglomérations au sein de bassins de vie organisés de manière cohérente ».  

Cécile Cassier
1- Communément, la notion d’artificialisation des sols concerne l’occupation bâtie (habitations, locaux commerciaux, etc.) ou revêtue (voies de circulation, parkings…), les activités d’extraction et de stockage des déchets ainsi que la transformation d’espaces naturels ou agricoles en espaces verts (pelouses, jardins…).

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
marseille42
11 septembre 2011 - 0 h 00 min

Il est certain que l’Etat est responsable d’une politique de l’habitat inepte car notre petit territoire héxagonal dans une Europe très urbanisée ne correspond en rien aux vastes espaces libres du continent américain. Mais il faut aussi souligner la responsabilité des élus locaux qui autorisent les constructions sur les terres inondables ou les couloirs d’avalanche pour être encore et encore reélus. Jusqu’à la catastrophe qui se produit forcément un jour ou l’autre et pour laquelle on cherche un responsable-bouc émissaire. Il n’y a rien à opposer à la bêtise. L’électeur lambda s’autoflagelle par ses choix mais ne voudrait pas souffrir. Scgizophrénie ou simple imbécilité?


emlo
16 septembre 2011 - 0 h 00 min

En privilégiant le tout automobile, et cela depuis fort longtemps, les gouvernements successifs de droite ou de gauche avec l’aide des élus locaux, ont réussi à démanteler notre réseau de transport ferroviaire national qui fonctionne aujourd’hui dans une logique de connections rapides entre mégapoles avec dans le meilleur des cas un réseau complémentaire TER devenu lui même un super métro péri-urbain.
Tout cela est sciemment construit autour d’une agriculture industrialisée à outrance qui fournit une nourriture extrèmement médiocre aux masses laborieuses.
On ne le dira jamais assez, la première des énergies est humaine et celle-ci, à cause du prétrole, est devenue quasi totalement absente de nos modes de fonctionnement contemporains.
Une révolution sociétale en faveur de la planète, imposerait donc de reconstruire un réseau national de transport en commun qui déserve tout le territoire français afin d’inverser l’expansion illimitée des zones urbaines, cela évidement accompagné d’un remaillage économique, social et culturel de tout notre territoire.
Il sagit donc bien là, de « reprendre en main notre destin « .



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
82

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS