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Ecolabel européen, le label du moins pire

Etabli en 1992 par l’Union européenne, l’écolabel européen, symbolisé par une fleur, est destiné, selon ses promoteurs, à aider les consommateurs à distinguer des produits plus respectueux de l’environnement et efficaces.

Attribué selon des critères qui couvrent le cycle de vie du produit (conception, production, commercialisation, utilisation, destruction ou recyclage), l’écolabel est ouvert à tout produit ou service, à l’exception des aliments, des boissons, des produits pharmaceutiques et des appareils médicaux. Parmi les 21 catégories de produits et services susceptibles d’être labellisés en Europe, la France en compte aujourd’hui 7 regroupant : les peintures et vernis, les papiers absorbants, les amendements pour les sols et milieux de culture, les textiles, les liquides vaisselles main, les nettoyants universels et les nettoyants pour sanitaire et les chaussures.

Au delà de ce discours, qu’en est-il exactement des performances environnementales des produits arborant la petite fleur ?

Prenons 3 exemples: les peintures, l’habillement et les amendements pour les cultures :

- entre autres critères, l’écolabel impose aux peintures et vernis d’avoir une faible teneur en solvants organiques, une limitation des substances dangereuses et de ne pas engendrer d’effets graves sur la reproduction;

- pour l’habillement, une utilisation moindre des pesticides est imposé pour le coton, de même les métaux lourds et autres substances cancérigènes, servant au traitement et à la coloration des fibres, sont limités;

- concernant les amendements pour les sols (terreaux…), leur contenu doit être limité en phosphates, nitrates, métaux lourds et pesticides.

Dernier critère à remplir, pour pouvoir vendre des produits et services avec une petite fleur dessus, être en mesure de faire un chèque dont la fourchette basse est comprise entre 2000 et 2500 euros la première année. A partir de la seconde année, l’audit de suivi de l’éco-qualité des produits est moins onéreux.

Bref, inutile de chercher votre fabricant de peinture à l’eau sans solvant, la petite marque de vêtement en tissu biologique qui ne fait pas tisser ses produits par des ‘petites mains’ à l’autre bout de la planète, ou votre fournisseur de terreau naturel et bio… Ceci est d’autant plus vrai que, les fournisseurs actuels de produits naturels et sains (peinture, produit de nettoyage, appareil de cuisson, etc.) ne semblent pas vouloir s’engager en faveur de ce label européen. Cette absence d’engagement des véritables producteurs de produits sains pour la planète et l’individu est à opposer à leur intérêt pour un vrai écolabel, qui soit le pendant du AB pour l’alimentaire.

Au final, l’écolabel européen apparaît comme un ‘label du moins pire’, loin, très loin de la qualité environnementale que garantissent d’autres labels déjà en place.

Ceci est d’autant plus dommage que la simplication du message en direction des consommateurs gagnerait à la mise en place d’un véritable écolabel européen, avec un vrai cahier des charges et un coût abordable pour les fabricants. Au lieu de cela, l’Union européenne nous propose un pseudo label quasi vide de sens, relancé (il existe depuis 12 ans) avec le soutien de professionnels de la distribution et d’associations qui ne gagneront rien à s’afficher à ses côtés…

Télécharger la liste des produits écolabellisés

Pascal Farcy

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 17 octobre 2004 à 12:00

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