Votre inscription à la newsletter a bien été prise en compte.

cliquez ici pour telecharger votre Stop Pub numérique

Fermer
Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Habitat » Urbanisme : la démarche « bimby » se développe
Vous avez aimé cet article ? Aidez nous en
partageant sur
X
L'éco-photo de la semaine
© 2015 Normand Primeau Fine Art Photography. All rights reserved.

  Recevez chaque semaine l'ACTUALITE
  d'Univers Nature par email

   150 280 abonnés
   des Actualités depuis 1999
   un STOP PUB numérique offert
   5 journalistes


La vidéo de la semaine


Chiffre Clé
· Le chiffre du moment : 42 millions de tonnes … ·
C’est le « chiffre » du moment, ou plus précisément, selon le dernier [...] Lire la suite ...

> Voir tous les chiffres clés

Articles les plus lus
  1. Réduire l’impact environnemental des chats en ...
  2. Améliorer l’isolation de son logement par la ...
  3. La voiture électrique : pas totalement ...
  4. La filière éolienne de plus en plus puissante ...
  5. Inondation et pesticides : qu’en est-il ?


Focus Sur
post-tweeter-440x220
Devenir BIOTONOME avec BIOCOOP.

Le dossier du mois
pollution-air-chine-morts
La pollution atmosphérique n’est pas un problème récent, cependant ses conséquences réelles et les conditions qui la rendent plus dangereuse sont au centre des recherches scientifiques. En effet, aujourd’hui la pollution de l’air tue plus de personnes que le SIDA, la malaria, le cancer du sein ou encore la tuberculose. Désormais, les ennemis de la santé publique sont principalement les particules fines. Si nous évaluons [...] Lire la suite ...

Archives depuis 1999





MOTS CLÉS :





Urbanisme : la démarche « bimby » se développe

Bimby ou comment construire dans les tissus existants

Bimby ou comment construire dans les tissus existants

Densifier la ville via les quartiers pavillonnaires pour éviter l’étalement urbain, c’est l’ambition d’un nouveau concept : Bimby (Build In My Back Yard) propose une voie alternative et « douce » pour proposer de nouveaux logements dans un contexte où le prix du foncier est de plus en plus fort et les préoccupations écologiques de plus en plus importantes.

Sélectionnée en 2009 par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre de son appel à projets «Villes Durables», la démarche Bimby a été développée par deux architectes urbanistes Benoit Le Foll et David Miet. Pour mener à bien leurs recherches, le projet de recherche BIMBY dispose d’un budget global de 3,1 millions d’euros sur 3 ans. En 2013, une vingtaine de communes, un peu partout en France ont engagé une démarche pilote d’expérimentation.

Lutter contre la pression foncière
Dans un contexte où la pression foncière est particulièrement forte dans les quartiers pavillonnaires, la démarche Bimby offre la possibilité à un habitant de céder une partie de son terrain pour créer de nouveaux logements comme une maison de plain-pied pour un parent âgé ou un logement pour un enfant. Les arguments pour convaincre les propriétaires de vendre une partie de leur terrain ? Tout d’abord, l’intérêt financier, à plus forte raison qu’avec l’envolée du foncier et des valeurs de terrain qui montent aux alentours de 100.000 euros ou 150.000 euros, les propriétaires peuvent dégager de la trésorerie qui peut venir financer d’autres projets.

Un projet de densification douce
Cette démarche offre une alternative à l’étalement urbain pour construire de nouvelles maisons individuelles, forme d’habitat la plus prisée par les français. C’est aussi une solution concrète pour répondre chaque année à une part significative des besoins en logements. Selon les concepteurs de Bimby, le potentiel est réel : ils estiment que la France compte 14 millions de maisons individuelles. Ainsi, si un propriétaire sur 100 cède une partie de son terrain, 140.000 terrains seraient disponibles chaque année. L’étalement urbain a longtemps été la solution prisée pour répondre à cette demande en maisons individuelles. Toutefois, l’éloignement toujours plus important des zones d’emploi, de commerce et de transport entraine une forte dépendance à la voiture, contribuant de cette façon à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Vers un urbanisme participatif ?

Aussi, cette démarche porte en elle une dimension sociale puisque Bimby donne aux habitants la possibilité d’avoir un impact sur l’urbanisme… Comme l’explique le site Internet de Bimby : « en redonnant à l’habitant un rôle fort de maître d’ouvrage de la production de l’habitat, on donne à la collectivité de puissants leviers pour porter une politique urbaine ambitieuse, fondée sur la mise en synergie des projets des habitants et des projets de la collectivité, et ceci en faisant appel aux entreprises locales de construction, qui sont les plus économiques et les plus créatrices d’emplois. »

Ce projet d’urbanisme a montré quelques résultats encourageants et a permis d’élaborer des premiers outils architecturaux et urbanistiques qui tentent de répondre au premier défi de cette démarche : assouplir les règles d’urbanisme parfois trop rigoureuses qui limitent la possibilité de construire dans le tissu pavillonnaire existant.

>> Réagissez sur cet article avec votre compte Facebook

commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Deborah (voir la biographie)
le 20 novembre 2013 à 07:00

73 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 2013
PARTAGER / ENVOYER PAR E-MAIL


Commentaires
Laurette cayla-Boucharel
20 novembre 2013 - 18 h 48 min

Et pourquoi pas sur pilotis (avec ascenseur pour les personnes handicapées), l’emprise au sol est encore moindre.
Quant au projet, j’aurai préféré comme nom « Concours » (construire dans ma cours)…


Pinsol
20 novembre 2013 - 21 h 45 min

Après lecture de l’article et contrairement au titre, la démarche Bimby EST une densification urbaine et un étalement du bâti. Construire dans son jardin c’est : la disparition du jardin, disparition d’espace vert, disparition de végétation , c’est : l’augmentation des surfaces bétonnées, imperméabilisation des sols, augmentation des effets thermiques chaleur et froid . Une urbanisation écologique serait d’ajouter des étages, sans emprise au sol. L’assouplissement des règles d’urbanisme est une demande récurrente des promoteurs immobiliers qui veulent bétonner sans entrave.


Yann-Baol
20 novembre 2013 - 22 h 50 min

Pourquoi développer l’art de s’entasser dans les villes quand de nombreux villages se vident. A l’époque de la mondialisation, nos campagnes sont déjà trop loin… N’y t il pas quelque chose qui cloche. Comment développer de vertueux cycles courts dans ces conditions ? La concentration est bien un des processus qui pousse aux activités de masse et grosses structures qui nous pénalisent tant d’un point de vue écologique (par exemple une agro-industrie qui nos posent beaucoup de problèmes), mai aussi en terme d’emplois car elle rende économiquement rentable la délocalisations de presque tous les besoins avec la valorisation actuelle de l’énergie. Mais aussi, cette concentration urbaine rend les individus dépendant pour tout, incapable de subvenir a leur moindre besoin élémentaire sans argent sonnante et trébuchante, le lit de la misère.
C’est pas nouveau mais on s’obstine… De la à le justifier avec une réduction de son empreinte écologique c’est quand même regarder par le petit bout de la lorgnette, on appelle cela aussi un joli green-washing


Jambon
21 novembre 2013 - 10 h 34 min

Je vois plusieurs obstacles :
-règlementaires : le COS qui limite la surface constructible, les interdictions de boucher la vue d’un voisin par une construction nouvelle, la difficulté d’obtenir un permis de construire pour un bâtiment neuf accolé à un ancien (les lotissements ne permettent pas l’hétérogénéité de style) . Donc un gros volet règlementaire à travailler
-motivation : les habitants de quartiers résidentiels ne cherchent-ils pas avant tout le calme et la mise à distance des voisins ? Et celle-ci n’a pas de prix.


Urbaniste
21 novembre 2013 - 22 h 46 min

Et la notion d’aération, de la luminosité… qui ont souvent été la cause d’insalubrité auparavant lorsque le tissu urbain formait un front bâti homogène comme dans les anciens bourgs…? Ce ne serait donc pas un retour en arrière? …


Olivier
23 novembre 2013 - 12 h 33 min

Allez, on continue de tout bétonner !


nync
23 novembre 2013 - 17 h 33 min

Bimby est à l’image de tout le Grenelle 2 : une fausse bonne idée qui dénature l’écologie en la remplaçant par du green-washing. Derrière le concept, il y a une pression énorme de l’agriculture intensive, via la FNSEA en particulier, pour lutter contre l’artificialisation des terres agricoles (un département tous les 9 ou 10 ans). Certes, il faut lutter contre cette artificialisation, mais l’habitat ne représente que 35 à 40% de cette artificialisation. Le reste, ce sont les infrastructures diverses, dont les aéroports, les milliers de ronds-points, les zones commerciales, etc. Donc, oui, il faut permettre de construire sur des terrains plus petits qu’avant, oui, il faut revoir les notions de CES et de COS, mais sans reproduire à l’horizontale les buildings de jadis. Le droit à un arbre fruitier, à un coin potager, à un coin gazon, à une plate-bande de fleurs est tout aussi respectable et écologiquement plus responsable que le droit de cultiver du blé ou du maïs à grands renforts d’intrants et de pesticides.


Dominique
23 novembre 2013 - 20 h 43 min

Du grand n’importe quoi… et bien sûr il y a de l’argent pour des études de ce genre… Cela coupe le souffle.


chomenad
24 novembre 2013 - 0 h 42 min

Bâtir dans les dents creuses comme on dit maintenant pour densifier, si c’est pour construire à la place d’un gazon ou d’une surface déjà bétonnée comme souvent dans les villas du périurbain, c’est pertinent. Si c’est pour construire à la place d’un poulailler et d’un potager permettant l’autoconsommation, ce n’est pas pertinent.


antoine
24 novembre 2013 - 21 h 58 min

La jolie vue panoramique ne nous montre pas les ombres projetées par les nouvelles incrustations de constructions ; la perte d’ensoleillement total affectera bon nombre des logements existants ; par ailleurs ces quelques maisons ont encore un peu de surface pour des cultures potagères ; en construisant encore un peu plus dense, on supprime cet atout qui pourrait bien être très utile dans quelques années.


Pascal
26 novembre 2013 - 22 h 14 min

La crise immobilière est gérée par le lobby des promoteurs immobiliers.
La green économie … plongeons-y gaiement … la croissance pour sortir du fond du trou … plongeons-y gaiement !
Et évidemment, il n’y a pas d’impact CO2 !
Cela dit, l’arnaque du réchauffement climatique a déjà bien fatigué les nerfs … et les neurones.
Peut-on être contre le CO2 et climato-sceptique ?


lala
27 novembre 2013 - 16 h 46 min

on s’étale peut-être trop en surface, pourquoi ne pas construire sous terre des habitations de type troglodytes avec trois ouvertures principales : vers la rue et vers le jardin qui se trouverait au-dessus ou autour et l’autre vers la rue pour le(s) véhicule(s) ?
le chauffage se fait grâce à la terre.
il faut conserver la terre et l’espace vert (ce qui fait un gain d’espace vert pour le loisir, pour le potager) et ne pas empiéter sur le voisinage, un peu à la manière australienne.


Benoît L.
28 novembre 2013 - 14 h 07 min

Bonjour,

Je lis dans vos commentaires beaucoup de peurs et d’inquiétudes. Peut-être est-ce dû en partie à l’image choisie n’est pas représentative de la démarche BIMBY.

Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, je vous propose :
- une petite vidéo très bien faite : http://vimeo.com/28191198
- l’exemple d’une commune : http://bimby.fr/content/de%CC%81marche-bimby-accompagnement-plu-bouray-juine-rapport-synthe%CC%80se


luce
29 novembre 2013 - 22 h 49 min

non non non et non a bimby
merci a tous ceux qui ont compris ou nous mènent nos ingénieux pondeurs d’idées,qui ne connaissent pas le sens du mot pérennité!


erwin
3 janvier 2015 - 9 h 48 min

Que de réticences, ayez un peu l’esprit ouvert et pensez que les Villas 4 façades construites dans les années 60 deviennent invendables car, en plus du prix d’achat il faut rajouter des frais de rénovation-isolations très important. Gardez aussi à l’esprit que ce sont des maison familiales, au final occupées par des couples seuls voir des isolés, dont les moyens financiers sont, pour beaucoup, bien faible avec la retraite. Pensez également au jardin qui deviennent vite impossible à entretenir quand la santé se dégrade …. au final, en rappelant qu’il ne s’agit pas d’une solution passe partout, le BIMBY est une des solutions possible pour éviter un étalement urbain qui grignote chaque jour un peu plus, des terres agricoles que les générations futures nous reprocheront de ne pas avoir protégé … soyez moins égoïstes !


Hugo R
3 février 2015 - 0 h 51 min

Pour information. Je suis l’auteur de cette image, et je n’ai jamais voulu en détenir les droits, ayant voulu voir jusqu’où cela irait. Avec elle, beaucoup d’urbanistes et d’architectes ont idéalisé l’idée d’une densification très directive. Elle a été utilisé dans une centaine d’articles et de magazines, pour prouver finalement que la plupart des architectes actuels rêvent de ce type de projets (cf.l’architecte qui se perd dans ses images : http://www.lankaart.org/article-hugh-ferriss-100146682.html). Effectivement, elle n’est pas du tout représentative de la démarche BIMBY, d’ailleurs aucune image ne l’est vraiment, car il s’agit d’une démarche participative où ce sont les élus et les habitants qui conçoivent les images, et les projets de demain.


titidulys
24 octobre 2015 - 18 h 36 min

Ce sont des personnes qui ont été habituées à vivre en appartement et qui le resteront toutes leur vie qui ont inventé cette notion de Bimby .. ils ont l’instinct grégaire … il serait bon de faire quelquechose pour les empêcher de nuire !!



Partager sur
S'inscrire à la newsletter
Commenter cet article    
7409

Votre nom : Votre adresse mail :
Votre message :  
 




à lire aussi
     
Flux RSS