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Univers Nature - Actualité, environnement, habitat et santé » ACTUALITE » Habitat » Augmenter les surfaces constructibles à tout prix ?
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Augmenter les surfaces constructibles à tout prix ?

Soucieux d’apporter des solutions aux difficultés croissantes d’accès au logement, le président de la république, Nicolas Sarkozy, vient de promettre un relèvement de 30 % des droits à construire sur les terrains et les habitations. Présenté en conseil des ministres le 8 février, ce projet doit encore être examiné par l’assemblée nationale, le 15 février prochain. D’après le ministère de l’écologie, en créant de la densification, ces 30 % contribueraient à la politique de préservation des terres agricoles et naturelles. Les associations ne partagent, pourtant, pas ce point de vue, y voyant une promesse d’intensification de l’étalement urbain. Selon France Nature Environnement (FNE), « en augmentant le droit à construire, et par là le prix du foncier constructible, on aggraverait la spéculation sur les espaces naturels, agricoles et forestiers ».

En outre, les associations craignent que cette mesure concurrence la législation actuelle, laquelle permet l’augmentation du droit à construire sous la forme de logements locatifs sociaux ou de logements à haute performance énergétique. Par ailleurs, elles déplorent le manque d’attention portée à la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU), selon laquelle les communes doivent disposer d’au moins 20 % de logements sociaux. Dans l’attente des délibérations, le mouvement associatif rappelle au gouvernement ses engagements pris en matière de lutte contre l’artificialisation des sols. Si l’accès au logement est une priorité et un droit pour tous, la course aux terres constructibles peut conduire à des dérives dont il faudra un jour payer le prix. C’est notamment ce que redoutent les habitants du Pradet, commune littorale du Var dont 14 hectares de terres inondables viennent d’être converties en terrains constructibles. Une réhabilitation des logements vacants, estimés à plus de 2 millions par l’INSEE (1), semblerait plus cohérent.

Cécile Cassier
1- Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques.

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commentaires sur cet article - Univers Nature

Article écrit par Pascal (voir la biographie)
le 11 février 2012 à 12:00

3131 articles publiés sur Univers-Nature, depuis 1999
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Commentaires
elbet
11 février 2012 - 0 h 00 min

Voici un exemple de gaspillage de terres agricoles et d’argent public.

Nous avons un aéroport à Nantes qui fonctionne au 1/3 de ses possibilités (38.000 décollages
et atterrissages par an, il peut aller à 120.000, voir l’aéroport de Genève) et je pense qu’on risque de manquer de pétrole avant qu’il n’arrive à saturation.
Certains le disent dangereux car il survole Nantes, mais cela ne l’empêche pas d’être classé en catégorie A, c’est à dire non dangereux. De plus, sur le même site, une possibilité de piste Est Ouest pourrait être envisagée, évitant de survoler Nantes. Cette possibilité n’a jamais été prise en compte dans l’enquête publique.
Il va coûter 250 millions d’euros à la collectivité. En cette période de disette économique, il y a certainement mieux à faire avec l’argent du contribuable. Il n’y avait que 11,5 millions d’euros de prévu au moment de l’enquête d’utilité publique. Cette enquête n’est plus recevable.
Il va gaspiller 2.000 ha de terres agricoles. Notre région gaspille son potentiel
agro-économique, il nous faudra sans doute un jour faire comme les chinois en allant cultiver des terres en Afrique ou en Amérique du Sud, pour nourrir nos familles. On fait déjà disparaitre
l’équivalent d’un département en terre agricole tous les 10 ans, cet aéroport ne fera qu’accélérer les choses.
Il a une zone de chalandise qui est sur l’océan pour près d’un tiers de sa zone. Un aéroport au
Mans, j’aurais éventuellement compris, mais celui ci est hors des circuits de transit tel que le train ou les grands axes routiers. Il va falloir compléter le budget pour créer une ligne ferroviaire Rennes Nantes (et il y en a déjà 2, l’une par Redon et bientôt une par Châteaubriant), le montant estimé de
cette ligne est de 2 milliards d’euro.
Il ne va pas créer d’emplois mais au contraire en réduire, disparitions des exploitations agricoles et des emplois sous-jacents. J’aimerais qu’on m’explique pourquoi cet aéroport nouveau, créerait plus d’emploi que celui existant de Nantes Atlantique. S’il y a des emplois nouveaux, ils pourraient tout autant se créer sur l’aéroport actuel.
Cette même somme d’argent qui pourrait être investie dans cet aéroport, pourrait certainement être mieux utilisé à aider les entreprises innovantes pour vraiment créer des emplois d’avenir.
Le transport aérien est un moyen de transport privilégié. Son carburant n’est pas taxé, et il est subventionné, pardon aidé, de manière excessive (650 millions d’euros en 2010). Comment ne pas réagir quand pour aller travailler en utilisant son automobile, on se fait taxer à 80% (TIPP+TVA) et que les 2/3 des voyageurs aériens en partance de Nantes pour aller en vacances au soleil le font sur le dos des contribuables ? Est-ce du social que d’encourager les vacanciers à aller au frais du contribuable dépenser leur argent au Maroc, au Sénégal, en Tunisie, aux Seychelles, en Thaïlande…
Nous avons déjà 147 aéroports commerciaux en France, dont 14 en Bretagne/Pays de Loire, les
Allemands en ont 49 en tout. Est-ce vraiment un argument d’avancer qu’il participera au développement économique de la Région ? Les aéroports de Rennes et d’Angers sont particulièrement en sous fonctionnement, quel intérêt d’en créer un nouveau ?
L’étude commandée par les élus opposés à l’aéroport (ils sont aujourd’hui plus de mille à douter de la pertinence de cet outil) et réalisée par le cabinet Deph montre clairement que non seulement, il va coûter de l’argent en équipement, mais aussi en fonctionnement (l’étude avance les chiffres de 100 à 600 millions d’euros par an, est-ce raisonnable ?)


opaque
11 février 2012 - 0 h 00 min

l’urbanisme de ce pays est déjà livré pieds et poings liés aux promoteurs privés, et voilà que l’imposteur national , au détour de sa politique d’improvisation quotidienne, nous propose de leur donner un peu plus de béton à couler…?
On veut sans doute encore nous faire avaler la couleuvre d’un besoin fondamental urgent de bâtir à tout prix sans réfléchir, des logements qui manquent cruellement… quand on voit déjà ce que donne le passage des COS de 0,5 à O, 3…on constate que le désastre urbain français n’inquiète pas outre mesure nos chers élus .
le problème du logement social se résume t’il aux surfaces à construire d’urgence, comme au bon vieux temps des zups ,ou de la pavillonnaire aiguë pour les + aisés…?
Si cette proposition responsable est votée,on devrait logiquement voir se bâtir dans l’urgences des millions de logements … fort bien,dirons certains, car on n’a pas le choix … sauf que ce seront encore des logements dont la conception n’aura rien d’écologique (architecture,environnement, matériaux) , et encore moins d’agréable à vivre: les pauvres continuant à avoir droit, de génération en génération,,qu’à la qualité dite « promoteur »: logements merdiques, entassés, vue sur le parking ou la rocade… vite fait bien fait, avec le crédit à prix d’ami…
je n’entends guère de réflexion politique sur ce que doit être le logement d’aujourd’hui : cela ne sort que si peu du chapeau des idées des élus locaux, que l’on se demande si rien n’évoluera donc jamais sur le cadre de vie,à moins qu’un candidat écologiste n’ait accédé au pouvoir à l’occasion par accident (nucléaire ?)
rien n’évolue donc sur la préservation de l’espace vital à se partager (naturel, agricole, urbain…) ,rien sur l’avenir soit disant envisagé de l’isolation des logements déjà construits, qui seul peut permettre d’économiser près de la moitié de notre sur-consommation chronique énergétique : avec un tiers du côut annuel du nucléaire ce serait pourtant à mon avis déjà massivement faisable, mais à part les isolants industriels qui font leur beurre dans certains programmes « basse consommation » actuels ,qui ne semblent être là que pour épater la galerie,la production de matériaux naturels reste à la marge, et absente de toute refonte des politiques agricoles européennes,et la plupart des logements construits aujourd’hui ressemblent étrangement à ceux qui nous polluaient déjà la vue hier, sans parler de l’air respiré à l’intérieur.
nos ancêtres peuvent être fiers de nous avoir quand même laissés quelques vielles pierres, ou quelques maisons en terre…
Enfin ,que l’extension infinie des surfaces constructibles pour des logements individuels doive cesser, cela peut se comprendre :c’est justement là que seule la promotion d’un habitat collectif vraiment ecologique permettrait de redonner un peu de sens aux dortoirs dans lesquels notre civilisation supérieure nous impose de vivre, grâce à des irresponsables politiques qui trouvent plus facile de faciliter la vente forcée de concepts dépassés, au profit de qui ?surement pas des architectes de ce pays, qui meurent de faim…
Refonder la politique de la cité sur ces nouvelles bases de construction ou de réhabilitation n’empêcherait pas de reloger correctement tout le monde, bien au contraire…

mais j’oubliais: le temps presse…


thylacine
12 février 2012 - 0 h 00 min

Je ne pense pas que ce soit les logements qui dévorent le plus d’espaces naturels. L’expansion folle des surfaces artificialisées est surtout le fait des « zones industrielles et commerciales », des zones de loisir et des infrastructures de transport.
Il est malheureusement très difficile de trouver des chiffres précis sur cet aspect majeur de l’occupation de l’espace par l’espèce humaine.
Depuis que je vis sur cette planète, la population de la France est passé de 40 à 65 M d’habitants. C’est énorme, sur une période aussi courte. Cela s’appelle une explosion démographique incontrôlée.
Et pourtant, je pense que la surface artificialisée a augmenté encore bien plus vite. Cela n’empêche que j’entends depuis toujours parler de « l’urgence » de construire de nouveaux logement… Des chiffres seraient bienvenus pour se pencher sur le problème…


dieselstop
12 février 2012 - 0 h 00 min

Une solution plus intelligente et surtout plus efficace serait de ne plus encourager la reproduction des Humains qui pullulent dans tous les coins. La planète n’est pas extensible,un enfant de 5 ans comprend ce concept, mais pas les lumières de la pensée qui prétendent gouverner cette Terre. La guerre, encore une fois sera, la solution trouvée. Bravo.


marseille42
12 février 2012 - 0 h 00 min

Entièrement d’accord avec Opaque. Par ailleurs, proposer la surélévation des bâtiments existants sans prendre en compte les possibilités des dits bâtiments à supporter le poids supplémentaire qu’il en résulterait est une parfaite ineptie. Beaucoup d’immeubles, en France, sont construits sur des terrains marneux, argileux, sur de courtes fondations. Il est certain que couler des millions de micropieux pour que ces immeubles ne puissent ni s’ouvrir, ni s’enfoncer, ni s’écrouler apporterait de l’eau aux moulins des actionnaires de Bouygues et autres copains du Fouquet’s de Naboléon. Peut-être est-ce le but de cette proposition insane? Et, pendant ce temps, il faut se battre pour empêcher les promoteurs des centres à tout et ne rien faire à bétonner les dernières terres agricoles des environs de Roissy-en-France. Quelle logique!


pervenchebio
14 février 2012 - 0 h 00 min

une bonne initiative. Inutile de déménager, ou de s’entasser lorsqu’il y a une naissance. La possibilité de rajouter 30% de bâtiment sur son propre terrain est une très bonne solution. Possibilité de rajouter une chambre pour un enfant supplémentaire ou construction d’un mini studio pour des parents âgés, à côté des enfants, ou possibilité d’agrandir une chambre minuscule.
Bien sûr, il y aura toujours des profiteurs qui spéculeront.


cuicui
18 février 2012 - 0 h 00 min

Enfin une excellente loi qui n’en doutons pas ,en les legalisant, favorisera les bidons-ville!! Oui dieselstop …..il y aurait mieux à faire…



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