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Chargée du recensement annuel des matières et des déchets radioactifs présents sur le territoire, lAndra (1) publie tous les 3 ans les données récoltées. Selon linventaire 2012, on recensait environ 1 320 000 m3 de déchets radioactifs (2) en France fin 2010. Au 31 décembre 2010, 72 % du volume des déchets radioactifs produits étaient définitivement stockés, les autres étant provisoirement entreposés. Selon les prévisions de lagence, en se basant sur une durée de vie de 50 ans de lensemble des réacteurs, le volume de déchets global devrait atteindre environ 1 900 000 m3 en 2020, dont 4000 déchets de haute radioactivité à vie longue (HA) et environ 2 700 000 m3 en 2030, dont 5300 m3 de déchets HA.
Passé 2030, lAndra a établi 2 scénarios : la poursuite de la production électronucléaire ou son non-renouvellement. Dans le second cas, le volume de déchets HA culminerait à 90 000 m3, contre 10 000 m3 pour le 1er scénario. Cet écart sexplique par un arrêt du traitement des combustibles usés schématisé dès 2019. Ainsi, le plutonium ne serait plus recyclé sous forme de combustibles MOX du fait de larrêt des réacteurs fonctionnant avec ce type de combustible. Ces chiffres interpellent dans la mesure où le président de la République, François Hollande, sest engagé à faire passer de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production délectricité.
Actuellement, en labsence de solution adéquate, les déchets à forte radioactivité ou à durée de vie longue sont entreposés provisoirement dans des installations spécifiques. La solution retenue par la France pour ces déchets soriente vers des centres de stockage souterrain, à linstar du projet de stockage géologique profond Cigéo. Entré en phase de conception industrielle début 2012, celui-ci concerne les déchets HA et les déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL), qui représentent moins de 4 % du volume des déchets radioactifs français mais concentrent plus de 99 % de leur radioactivité totale.
1- Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.
2- Ces volumes correspondent aux déchets une fois conditionnés en vue de leur transport et de leur stockage.
Ce n’est pas nouveau… aux électriciens nucléocrates les profits, à la collectivité de se démerder avec les déchets…et avec Tchernobyl, Fukushima et tout ce que les nucléocrates nous cachent oeuf corse.
Après eux les mouches…
Pourquoi démanteler les centrales ? Y a t-on réfléchis vraiment ? Après l’expérience de la déconstruction de Brennilis (Bretagne) et au dire de la population locale, le mieux consiste a sanctuariser les centrales arrêtées pour éviter l’éparpillement parfois incontrôlées des produits irradiés de la démolition des centrales. Quant au concept de « retour à l’herbe » que prône EDF, il ne vaut que pour les yeux et notre bonne conscience. C’est sans doute une belle et douce théorie qui rend la propagande digeste mais elle semble déresponsabiliser les industriels car la dangerosité radioactive du site demeurera, quoiqu’il arrive, durant de très longues décennies.
En résumé, mieux vaut ne pas exposer des personnels durant la période de plus forte radioactivité qui suit l’arrêt d’un réacteur. Mieux vaut ne pas disperser les divers résidus et déchets produits lors de la déconstruction dont personne ne sait que faire et surtout, dont personne ne veut. Mieux vaut attendre la décrue radioactive et laisser les sites repérables et sous protection comme ils le sont lors de leur exploitation.
Cette sagesse, malheureusement, ne fait pas l’affaire d’une industrie finissante en recherche de nouvelles activités. Il fallait y penser avant.
Alors là l’ANDRA fait très fort. Arriver à démontrer qu’il y aura plus de déchets nucléaires si on arrête le nucléaire, il fallait oser… Plus c’est gros, plus ça passe !
En fait, ils se focalisent sur un seul type de déchets sur période très déterminée pour arriver à démontrer ce qui les arrange. Evidemment, si on prend l’ensemble des déchets radioactifs sur une durée plus longue (50 ou 100 ans par exemple), les résultats ne seront surement pas les mêmes…
Je ne demande comment intervenir sur ce site sans être importuné par des pubs de toutes sortes émanant souvent d’annonceurs peu soucieux d’environnement… sauf si celà rapporte !!! oeuf corse…
Ma modeste contribution sera t’elle dès lors censurée, au mieux ignorée ? J’enregistre cependant… en étant conscient que je ne suis certes ni le premier, ni le dernier.
Bien fraternellement à tou(te)s,
Alain.














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